Ni sujet, ni objet

Lama Guendune
Lama Guendune

Tout ce que nous percevons n’a pas de réalité propre, mais est la radiance de l’esprit. Nous pratiquons la méditation de façon à laisser l’esprit s’établir dans la rencontre de sa propre projection. Ainsi, nous ne créons plus de séparation entre un sujet qui perçoit et un objet qui aurait sa propre réalité. Nous comprenons qu’il n’y a ni sujet ni objet.

Guendune Rinpoché. Mahamoudra.

La sagesse du Silence

Silence
Silence

La Sagesse du Silence

 

Parle seulement quand cela est nécessaire.
Pense à ce que tu vas dire avant d’ouvrir la bouche.
Sois bref et précis,
car chaque fois que tu laisses sortir des paroles de ta bouche,
tu laisses sortir en même temps une partie de ta vitalité.

Développe l’art de parler sans perdre d’énergie.
Ne fais jamais des promesses que tu ne peux tenir.
Ne te plains pas et n’utilise pas dans ton vocabulaire des mots
qui projettent des images négatives,
parce que cela produira à l’extérieur de toi
tout ce que tu as fabriqué avec l’intention qui a chargé tes mots.
Si tu n’as rien de vrai,
de nouveau et d’utile à dire,
il est préférable de rester silencieux et de ne rien dire.
Apprends à être comme un miroir, écoute et reflète l’énergie.
L’Univers même est le meilleur exemple de miroir que la nature nous ait transmis, parce que l’Univers accepte sans condition nos pensées, nos émotions, nos paroles, nos actions, et nous envoie le reflet de notre propre énergie sous la forme des différentes circonstances qui se présentent dans notre vie.
Prends un moment de silence intérieur
pour considérer tout ce qui se présente,
et prends tes décisions ensuite,
tu développeras ainsi la confiance en toi-même et en la sagesse.
Évite de juger et de critiquer les autres.
Le Tao est impartial et sans jugement, ne critique pas,
il possède une compassion infinie et ne connaît pas la dualité.
Chaque fois que tu juges quelqu’un, la seule chose que tu fais est de te désunir, d’exprimer ton opinion personnelle.
C’est une perte d’énergie, seulement du bruit.
Laisse tout un chacun résoudre ses propres problèmes,
et concentre ton énergie en ta propre vie.
Occupe-toi de toi-même.
Ne te défends pas.
Lorsque tu essaies de te défendre,
tu donnes encore plus d’importance aux paroles des autres,
et encore plus de forces à leurs opinions.

Si tu acceptes de ne pas te défendre,
tu montres que les opinions des autres ne t’affectent pas, que tu écoutes.
Que ce sont simplement des opinions et que tu n’as pas à convaincre les autres pour être heureux.
Ton silence intérieur te ramène à la sérénité.
Fais régulièrement un jeûne de la parole pour continuer à éduquer l’égo.
Pratique l’art du non-parler.
Tu développeras progressivement l’art de parler sans parler,
et ta véritable nature intérieure remplacera ta personnalité artificielle,
laissant se manifester la lumière de ton cœur
et le pouvoir de la sagesse du silence.
Grâce à cette force, tu attireras à toi tout ce dont tu as besoin
pour te réaliser et te libérer.

Par conséquent, garde le silence.
Cultive ton propre pouvoir intérieur.
Respecte la vie des autres et de tout ce qui existe dans le monde.

N’essaie pas de forcer, de manipuler et de contrôler les autres.

Deviens ton propre maître
et laisse les autres être ce qu’ils sont, ou ce qu’ils ont la capacité d’être.
Installe-toi dans le silence et l’harmonie, et suis la vie sacrée du Tao. »

 

La compassion stupide

Stop
Stop

COMPASSION STUPIDE

 
Un ennemi proche de la compassion est la compassion stupide. C’est alors que nous évitons les conflits et protégeons notre bonne image en étant gentil alors que nous devrions certainement dire «non».

Compassion n’implique pas seulement d’essayer d’être bon. Lorsque nous nous trouvons dans une relation agressive, nous avons besoin de fixer des limites claires. La chose la plus gentille que nous puissions faire pour tout le monde concerné est de savoir quand dire «assez». (…)

Au nom de l’idéal de garder notre cœur ouvert nous laissons les gens marcher sur nous. Il est dit que pour ne pas briser notre vœu de compassion nous avons à apprendre quand stopper l’agression et tracer la ligne. Il y a des moments où la seule façon de faire tomber les barrières est de fixer des limites.
~ Ani Pema Chodron (traduction libre)

Eloge de la confusion – Osho

Clarté et confusion
Clarté et confusion

Tout simplement Voir –

La confusion est une grande occasion. Le problème avec les gens qui ne sont pas confus est grand, ils pensent qu’ils savent et en fait ils ne savent rien. Les gens qui croient avoir du discernement sont vraiment dans une grande problématique, leur discernement est très superficiel. En fait ils ne savent rien du discernement, ce qu’ils appellent discernement est simplement stupide.

Les idiots sont très très clairs, clairs dans le sens qu’ils n’ont pas l’intelligence pour ressentir la confusion.

Ressentir la confusion nécessite une grande intelligence.

Seuls les gens intelligents éprouvent la confusion, autrement les médiocres se déplacent dans la vie, sourire aux lèvres, riants, accumulant de l’argent, luttant pour plus de pouvoir et gloire. Si vous les voyez vous vous sentirez un peu jaloux; ils semblent si confiants, ils semblent même heureux.
S’ils réussissent, si leur argent augmente, si leur puissance augmente et si leur gloire grandit, vous vous sentirez un peu jaloux. Vous êtes si confus et ils sont si clairs à propos de leur vie, ils ont une direction, ils ont un but, ils savent comment l’atteindre et se débrouillent, ils réalisent déjà, ils montent l’échelle, et vous êtes juste là, debout, confus, ne sachant que faire ou ne pas faire, ne sachant ce qui est juste ou ne l’est pas. Mais il en a toujours été ainsi, les médiocres restent surs d’eux-mêmes. Ressentir la confusion, le chaos est seulement pour les plus intelligents.

La confusion est une grande occasion. Elle dit simplement qu’avec le mental il n’y a aucune issue. Si vous êtes vraiment confus vous êtes bénis. Maintenant quelque chose est possible, quelque chose d’une immense valeur, vous êtes tout près. Si vous êtes tout à fait confus, cela signifie que le mental a échoué, maintenant le mental ne peut plus vous fournir de certitude.

Vous arrivez de plus en plus près de la mort du mental. Et c’est la chose la plus belle qui puisse arriver à un homme dans la vie, la bénédiction la plus grande, parce qu’une fois que vous voyez que le mental est confusion et il n’y a aucune issue pour le mental. Combien de temps pouvez-vous continuer à vous accrocher au mental ? Tôt ou tard vous devrez le lâcher, même si vous ne le lâchez pas, il lâchera de lui-même. La confusion deviendra telle, si lourde, qu’elle lâchera simplement de par son propre poids et lorsque le mental tombe, la confusion disparaît.

Je ne peux pas dire que vous parvenez à la certitude, non, parce que c’est aussi un mot uniquement applicable au mental et au monde du mental. Lorsqu’il y a confusion, il peut y avoir certitude; lorsque la confusion disparaît, la certitude disparaît également.

Vous êtes simplement lucide, ni confus ni certain, simplement une lucidité, une transparence. Et cette transparence a de la beauté, cette transparence est grâce, elle est exquise.

C’est le moment le plus beau dans une vie lorsqu’il n’y a ni confusion, ni certitude. L’on est simplement; un miroir qui reflète ce qui est, sans direction, allant nulle part, sans idée de faire quelque chose, sans futur, entièrement dans l’instant présent, extrêmement dans l’instant.

Lorsqu’il n’y a pas de mental, il ne peut y avoir de futur, il ne peut y avoir de programme pour l’avenir. Alors ce moment est tout, tout dans tout ; ce moment est votre existence toute entière. L’existence entière commence à converger sur ce moment et le moment devient énormément significatif. Il a la profondeur, il a la hauteur, il a le mystère, il a l’intensité, il a le feu, il a l’urgence, il vous saisit, il vous possède, il vous transforme.

Je ne peux pas vous donner la certitude; la certitude est donnée par l’idéologie. La certitude ne fait que rapiécer votre confusion. Vous êtes confus. Quelqu’un dit: ‘ne soyez pas inquiet’ et il le dit avec autorité, vous convainc avec des arguments, avec des Ecritures saintes et rapièce votre confusion, la recouvre d’une belle couverture, la Bible, le Coran, la Gita. Vous vous sentez bien mais c’est provisoire, parce que la confusion bout à l’intérieur, vous ne vous en êtes pas débarrassé, elle a seulement été réprimée.

La personne intelligente hésite, soupèse, oscille, la personne non intelligente n’hésite jamais, n’oscille jamais. Là où le sage chuchotera, l’imbécile déclarera du haut des toits.

Lao Tzu dit: ‘Je suis peut être le seul homme brouillon dans le monde, chacun semble être si certain, sauf moi.’ Il a raison, il a une telle intelligence qu’il ne peut être certain de rien.

Je ne peux pas vous promettre la certitude si vous laissez tomber le mental. Je peux seulement vous promettre une chose, que vous serez lucide.

Il y aura la lucidité, la transparence, vous serez capable de voir les choses comme elles sont.

Osho, Extrait de: The Book of Wisdom

 

Qui est le penseur ?

Eveil
Eveil

Si vous vous trouvez dans la situation où vous pensez méditer de façon correcte, ne rejetez pas cette pensée mais regardez qui pense cela.

Regardez le sujet, essayez de trouver une forme, une couleur, quelque chose qui puisse définir le penseur.

Quand nous nous apercevons qu’il n’y a rien à voir, qu’il n’y a pas de penseur, nous nous libérons de la pensée.

Ce moment où nous reconnaissons que le penseur n’est pas une entité réelle est le moment de la réalisation.

Lama Guendune Rinpoché

Les derniers paroles de Bouddha

Bouddha couché
Bouddha couché

Tandis qu’il était couché entre les arbres du bois de Sala, à Kushinagar, le Bouddha s’adressa pour la dernière fois à ses disciples, insistant encore une fois sur l’importance du Dharma. Il voulait que le Dharma soit leur maître, et non une personne. Il leur dit :


Soyez vous-même votre lampe, soyez vous-même votre recours ; ne dépendez pas de quelqu’un d’autre. Que mon enseignement soit votre lampe, qu’il soit votre recours ; ne dépendez pas d’un autre enseignement…


Regardez votre corps et voyez combien il est impur. Sachant que le plaisir et la douleur du corps sont pareillement cause de souffrance, comment pouvez-vous laisser libre cours à ses désirs ?


Regardez votre esprit et voyez combien il change. Comment pouvez-vous tomber dans l’illusion à son sujet et entretenir l’orgueil et l’égoïsme, alors que vous savez que ces sentiments vous conduiront inévitablement à la souffrance? Regardez toutes choses, pouvez-vous trouver en elles quelque chose qui soit durable ? Sont-elles autre chose que des agglomérats qui, tôt ou tard, se briseront et seront dispersés? Ne soyez pas effrayé en constatant l’universalité de la souffrance, mais suivez mon enseignement, même après ma mort. Ainsi, vous vous débarrasserez de la peine. Oui, faites cela et vous serez vraiment mes disciples.


Mes disciples « les enseignements que je vous ai donnés, vous ne devez jamais les oublier, ni les laisser perdre. Ils doivent toujours se conserver, être étudiés, être pratiqués. Si vous suivez mes enseignements, vous serez toujours heureux.


L’important, dans mon enseignement, c’est que vous contrôliez votre esprit. Rejetez la convoitise et gardez votre corps droit, votre esprit pur et vos paroles sincères. Si vous vous rappelez constamment le caractère passager de votre vie, vous serez capable de mettre fin à la convoitise et à la colère et d’éviter tout le mal.


Si vous remarquez que votre esprit est tenté ou empêtré dans la convoitise, il vous faut supprimer la convoitise et contrôler la tentation. Soyez vous-même le maître de votre esprit.


C’est son propre esprit qui fait d’un homme un bouddha ou qui en fait une bête. Trompé par l’erreur, on devient un démon, éveillé, on devient un bouddha. Par conséquent, contrôlez votre esprit et ne le laissez pas s’écarter du Noble Chemin.


Conformément à mon enseignement, ayez du respect les uns pour les autres et évitez les disputes. N’imitez pas l’eau et l’huile qui se repoussent mutuellement ; imitez plutôt l’eau et le lait, qui peuvent se mélanger parfaitement.


Étudiez ensemble, enseignez ensemble, pratiquez ensemble. Ne gaspillez pas votre esprit et votre temps en oisiveté et querelles. Jouissez des fleurs de l’éveil en leur saison et moissonnez le fruit du Droit Chemin.


Les enseignements que je vous ai donnés, j’en ai eu l’idée en suivant moi-même le chemin. Il vous faut suivre ces enseignements et vous y conformer en toutes circonstances.
Si vous les négligez, c’est que vous ne m’avez pas réellement rencontré, c’est que vous êtes en réalité loin de moi, bien que vous soyez maintenant assis auprès de moi. Si au contraire vous acceptez et pratiquez mes enseignements, quand bien même vous seriez à l’autre bout du monde, vous êtes tout près de moi.


Mes disciples, ma fin approche, notre séparation ne saurait tarder. Cependant, ne vous lamentez pas. La vie est un changement continuel et ; rien n’échappe à la dissolution du corps. Cela, je vais vous le montrer maintenant par ma propre mort, mon corps se dissolvant comme une charrette délabrée.


Ne vous lamentez pas vainement, émerveillez-vous plutôt de cette loi du devenir et apprenez ainsi combien vide est la vie humaine. N’entretenez pas le désir absurde de voir demeurer ce qui est transitoire.


Le démon des désirs mondains cherche toujours le moyen de tromper l’esprit. Si une vipère vit dans votre chambre, vous ne pourrez dormir tranquille qu’après l’avoir chassée. Il vous faut briser les liens des désirs mondains et les chasser comme vous le feriez avec une vipère. Il vous faut sérieusement protéger votre esprit.


Mes disciples, mon dernier moment est venu, mais n’oubliez pas que la mort, c’est seulement la dissolution de ce corps physique. Le corps est né des parents, il a grandi grâce à la nourriture, inévitables pour lui sont la maladie et la mort.


Le vrai Bouddha, lui, n’est pas un corps humain. C’est l’éveil. Un corps humain doit disparaître, mais la sagesse de l’éveil, elle, demeure éternellement dans la vérité du Dharma, dans la pratique du Dharma. Celui qui voit seulement mon corps ne me voit pas réellement. C’est seulement celui qui accepte mon enseignement qui me voit réellement.


Après ma mort, le Dharma sera votre maître. Suivez le Dharma et ainsi, vous me serez fidèles. Durant les quarante-cinq dernières années de ma vie, je n’ai rien tenu caché de mon enseignement. Il n’y a pas d’enseignement secret, ni de sens caché. Tout a été enseigné ouvertement et clairement.


Mes chers disciples, maintenant, c’est la fin. Dans un instant, j’atteindrai le nirvana. Voilà mes dernières instructions.

On ne peut avoir que deux formes de pensées…

Imagination
Imagination

 

On ne peut avoir que deux sortes de pensées:
les souvenirs et les projections imaginaires.

Deepak Chopra

Entretenir l’espoir, c’est entretenir la peur

Espoir
Espoir

Entretenir l’espoir, c’est entretenir la peur !

L’espoir est l’autre face de la peur, la peur que les choses ne se réalisent pas !

Chogyam Trungpa

Comprendre le fonctionnement de l’esprit, c’est avant tout comprendre la subtilité de l’égo et sa façon qu’il a de s’imposer à tous les niveaux. Il semble difficile en effet de se libérer de la souffrance si nous ne comprenons pas d’abord comment l’esprit s’empare de l’espace, comment il crée en quelque sorte notre réalité !

Certains peuvent penser que c’est une torture, que c’est difficile, et ça l’est ! Mais à priori, aucune libération n’est possible tant que le « je » est présent, tant qu’il y a un observateur qui ramène tout au quartier général qu’est le cerveau, comme dirait Maître Trungpa !

L’enseignement du Dharma n’a qu’une vocation : comprendre les mécanismes sous-jacents de l’égo, ses pièges, et apporter une réponse concrète à l’éradication de la souffrance, par des techniques appropriées et ayant prouvé leur efficacité depuis 2500 ans.

Dans son livre « Regard sur l’abhidharma », Chögyam Trungpa (maître réalisé de la lignée de la folle sagesse) explique que le désespoir est une autre facette de l’égo, l’art de saisir à nouveau l’espace en nous convaincant que nous ne saisissons rien…Tant que nous ne sommes pas éveillés, tout est Ego 😉

Bonne nuit à tous

Françoise

N’essayez pas de changer le monde

Changer le monde
Changer le monde

N’essayez pas de changer le monde.
Essayez d’abord de vous changer vous-même ou plutôt, votre perception de vous-même, et vous trouverez le monde qui correspond automatiquement à votre niveau de compréhension.
Vous trouverez que vous avez toujours été celui qui définit le rythme et la profondeur de votre expérience, en reconnaissant et honorant votre véritable nature.

Mooji

Le miroir

Miroir
Miroir

 

Quand on se regarde dans un miroir, on ne voudrait surtout pas y voir un individu ordinaire. On aimerait y contempler quelqu’un d’exceptionnel. Que l’on soit ou non conscient de ce fait, on est tout simplement mécontent de découvrir un être névrosé, en proie à des difficultés et des problèmes.

On voudrait voir le reflet d’une personne heureuse, mais on se trouve devant quelqu’un qui se débat contre lui-même. Nous voudrions croire que nous débordons de compassion, mais notre égoïsme nous saute aux yeux. Nous aspirons au raffinement, mais l’arrogance nous rend grossiers.

Au lieu d’être forts et immortels, nous découvrons notre vulnérabilité aux quatre fleuves de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort. Le conflit entre ce que nous aimerions voir dans ce miroir et ce que nous y percevons provoque une intolérable souffrance.

Le sentiment d’être exceptionnel, unique, ce que l’on appelle « l’amour-propre » ou encore « l’importance de soi », nous retient prisonniers de la souffrance. L’amour-propre est cet attachement sous-jacent aux notions de « je », « moi », « mien » qui colore toutes nos expériences. Si l’on regarde de plus près, on trouve toujours un puissant élément d’amour-propre dans tout ce que l’on pense, dit et accomplit.

« Que faire pour me sentir bien? Que pensent les autres de moi? Que vais-je en retirer? Que vais-je y perdre? » Autant de questions qui sont ancrées dans l’importance de soi. Et même notre impression de ne pas être à la hauteur de ce que nous pensons être est encore une forme d’infatuation.

DZIGAR KONGTRÜL RINPOCHE.