L’amour – Jiddu Krisnamurti

Amour
Amour

« Vous verrez que la peur n’est pas l’amour, que la jalousie n’est pas l’amour, que la possession et la domination ne sont pas l’amour, que la responsabilité et le devoir ne sont pas l’amour, que se prendre en pitié n’est pas l’amour, que la grande souffrance de ne pas être aimé n’est pas l’amour.

Aller au delà de la pensée et du temps, c’est se rendre compte qu’il existe une autre dimension qui s’appelle l’amour. Ne sachant pas comment atteindre cette source extraordinaire, que faites-vous ? Rien, n’est-ce pas ? Absolument rien. Dans ce cas, vous voilà intérieurement complètement silencieux. Comprenez-vous ce que cela veut dire ? Cela veut dire que vous ne cherchez plus, que vous ne désirez plus, que vous ne poursuivez plus rien, bref, qu’il n’y a plus de centre du tout. Alors l’amour est là.»

Jiddhu Krishnamurti

Il ne suffit pas d’adhérer à des croyances

Croyances
Croyances

Il ne suffit pas de vous contenter d’adhérer à des croyances. Vos plus belles croyances ne sont qu’un tas de pensées. La seule vérité, c’est celle qui vous relie à la vie, c’est à dire à ce que vous êtes.

Vous êtes VIVANTS !

Krishnamurti

Celui qui observe la solitude existe-t-il vraiment ?

Jiddu Krishnamurti
Jiddu Krishnamurti

L’observateur et l’observé – Celui qui observe la solitude existe-t-il vraiment ?

« Mon esprit observe la solitude ; il l’évite, il la fuit.
Mais si je cesse de la fuir, y a-t-il une division, y a-t-il une séparation, existe-t-il encore un observateur qui examine la solitude ?
Ou n’y a-t-il plus qu’un état de solitude, mon esprit lui-même étant vide et seul là où il y avait un observateur conscient de la présence de la solitude ?
Je crois qu’il est capital de saisir cela au vol, sans trop s’attarder sur les mots.
Quand nous disons par exemple : « Je suis envieux, je veux me débarrasser de mon envie », il y a alors un observateur et un phénomène observé ; l’observateur souhaite se débarrasser de ce qu’il observe.
Or, l’observateur et l’observé ne sont-ils pas une seule et même chose ?
C’est l’esprit lui-même qui a suscité cette envie, il lui est donc impossible d’agir sur elle.
Mon esprit observe donc la solitude ; le penseur a conscience de sa solitude.
Mais s’il demeure avec elle, en un contact total, sans la fuir, sans la traduire, et ainsi de suite, existe-t-il encore à ce moment-là une différence entre l’observateur et l’observé ?
Ou n’y a-t-il plus comme unique fait que la réalité du vide et de la solitude de l’esprit ?
L’esprit a cessé d’observer le vide dans lequel il se trouve : il est lui-même ce vide.
L’esprit peut-il donc, ayant pris conscience de sa vacuité comme d’un fait, et voyant que, quels que soient ses efforts, tout mouvement de recul face à cette vacuité n’est qu’une évasion, une dépendance – l’esprit peut-il donc se défaire de toute dépendance, et être ce qu’il est, complètement vide, complètement seul ?
Et s’il est dans cet état-là, n’est-on pas délivré de toute dépendance, de tout attachement ? »

Jiddu Krishnamurti