La sagesse du Silence

Silence
Silence

La Sagesse du Silence

 

Parle seulement quand cela est nécessaire.
Pense à ce que tu vas dire avant d’ouvrir la bouche.
Sois bref et précis,
car chaque fois que tu laisses sortir des paroles de ta bouche,
tu laisses sortir en même temps une partie de ta vitalité.

Développe l’art de parler sans perdre d’énergie.
Ne fais jamais des promesses que tu ne peux tenir.
Ne te plains pas et n’utilise pas dans ton vocabulaire des mots
qui projettent des images négatives,
parce que cela produira à l’extérieur de toi
tout ce que tu as fabriqué avec l’intention qui a chargé tes mots.
Si tu n’as rien de vrai,
de nouveau et d’utile à dire,
il est préférable de rester silencieux et de ne rien dire.
Apprends à être comme un miroir, écoute et reflète l’énergie.
L’Univers même est le meilleur exemple de miroir que la nature nous ait transmis, parce que l’Univers accepte sans condition nos pensées, nos émotions, nos paroles, nos actions, et nous envoie le reflet de notre propre énergie sous la forme des différentes circonstances qui se présentent dans notre vie.
Prends un moment de silence intérieur
pour considérer tout ce qui se présente,
et prends tes décisions ensuite,
tu développeras ainsi la confiance en toi-même et en la sagesse.
Évite de juger et de critiquer les autres.
Le Tao est impartial et sans jugement, ne critique pas,
il possède une compassion infinie et ne connaît pas la dualité.
Chaque fois que tu juges quelqu’un, la seule chose que tu fais est de te désunir, d’exprimer ton opinion personnelle.
C’est une perte d’énergie, seulement du bruit.
Laisse tout un chacun résoudre ses propres problèmes,
et concentre ton énergie en ta propre vie.
Occupe-toi de toi-même.
Ne te défends pas.
Lorsque tu essaies de te défendre,
tu donnes encore plus d’importance aux paroles des autres,
et encore plus de forces à leurs opinions.

Si tu acceptes de ne pas te défendre,
tu montres que les opinions des autres ne t’affectent pas, que tu écoutes.
Que ce sont simplement des opinions et que tu n’as pas à convaincre les autres pour être heureux.
Ton silence intérieur te ramène à la sérénité.
Fais régulièrement un jeûne de la parole pour continuer à éduquer l’égo.
Pratique l’art du non-parler.
Tu développeras progressivement l’art de parler sans parler,
et ta véritable nature intérieure remplacera ta personnalité artificielle,
laissant se manifester la lumière de ton cœur
et le pouvoir de la sagesse du silence.
Grâce à cette force, tu attireras à toi tout ce dont tu as besoin
pour te réaliser et te libérer.

Par conséquent, garde le silence.
Cultive ton propre pouvoir intérieur.
Respecte la vie des autres et de tout ce qui existe dans le monde.

N’essaie pas de forcer, de manipuler et de contrôler les autres.

Deviens ton propre maître
et laisse les autres être ce qu’ils sont, ou ce qu’ils ont la capacité d’être.
Installe-toi dans le silence et l’harmonie, et suis la vie sacrée du Tao. »

 

N’essayez pas de changer le monde

Changer le monde
Changer le monde

N’essayez pas de changer le monde.
Essayez d’abord de vous changer vous-même ou plutôt, votre perception de vous-même, et vous trouverez le monde qui correspond automatiquement à votre niveau de compréhension.
Vous trouverez que vous avez toujours été celui qui définit le rythme et la profondeur de votre expérience, en reconnaissant et honorant votre véritable nature.

Mooji

L’invitation – Sagesse amérindienne

Invitation
Invitation

L’invitation

Peu m’importe comment tu gagnes ta vie.
Je veux savoir quelle est cette chose que tu veux tellement fort
que ça te fait mal,
et si tu oses rêver de réaliser le désir de ton cœur !

Peu m’importe quel âge tu as.
Je veux savoir si tu es prêt à risquer de paraître ridicule pour l’amour,
pour tes rêves, pour l’aventure d’être en vie !

Peu m’importe quelles planètes sont en conjonction avec ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta tristesse,
si tu t’es ouvert aux trahisons de la vie
ou si tu t’es ratatiné et refermé de peur d’une douleur de plus !

Je veux savoir si tu peux t’asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne
et ne pas bouger pour la cacher ou pour l’estomper ou pour la dissoudre !

Je veux savoir si tu peux être avec la joie, la mienne ou la tienne.
Si tu peux danser sauvagement et laisser l’extase te remplir
jusqu’au bout de tes doigts et de tes orteils
sans crier qu’il faut faire attention, être réaliste ou se rappeler les limitations d’être humain.

Peu m’importe que l’histoire que tu me racontes soit vraie ou fausse.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir un autre pour être vrai avec toi-même ;
si tu peux supporter d’être accusé de trahison et ne pas trahir ton âme à toi ;
si tu sais être infidèle [*] et donc être digne de confiance.

je veux savoir si tu peux voir la beauté, même s’il ne fait pas beau tous les jours et si tu nourris la vie à la source de sa présence.

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien et le mien,
et te tenir néanmoins au bord du lac et crier vers l’argent de la pleine lune : « OUI ! »

Peu m’importe de savoir où tu habites ni combien d’argent tu as.
Je veux savoir si tu peux te lever après une nuit de douleur et de désespoir, épuisé et meurtri, et faire ce qu’il faut pour les enfants.

Peu m’importe qui tu connais ni par quel chemin tu es venu ici.
Je veux savoir si tu te tiendras au centre du feu avec moi et si tu ne reculeras pas.

Peu m’importe ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce que c’est qui te soutient de l’intérieur quand tout le reste s’est évanoui.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même et si tu aimes réellement la compagnie que tu fréquentes dans les moments vides.

Oriah Mountain Dreamer, Sage Amérindien – Mai 1994
(traduit de l’anglais)

Le Sage et l’Ego

Le Sage attend que nous fassions ne serait-ce qu’un pas dans la bonne direction pour reprendre la communication. Il ne s’abaisse jamais devant notre ego et ne court jamais après nous. En outre, il sait que nous sommes capables de faire ce premier pas.

Voici, pour faire ce pas, quelques suggestions inspirées des livres de Carol Anthony et Hanna Moog (livres sur le Yi King)

–       Nous n’agissons pas extérieurement (sous la pression et les menaces de l’ego)

–       Nous agissons intérieurement : nous disons non intérieurement à l’ego en nous, à l’ego en d’autres personnes, à nos fausses croyances et aux schémas erronés avec lesquels nous fonctionnons, puis nous confions nos problèmes au Cosmos qui les résoudra par une transformation en profondeur de la situation)

–       Nous nous ouvrons à l’amour du Cosmos (énergie vitale)

–       Nous abandonnons, ne serait-ce qu’un instant, nos doutes dans la Voie du Cosmos (c’est-à-dire la manière de faire du Cosmos). Nous lui laissons sa chance en quelque sorte.

–       Nous invoquons les Aides du Cosmos (les forces invisibles qui sont là pour nous aider) dans tout ce que nous faisons

–       Nous écoutons notre sentiment, par l’intermédiaire de nos sens, et nous le suivons

–       Nous ne cherchons pas à « faire » ou à nous « parfaire », mais plutôt à nous « défaire » : nous ne cherchons pas à devenir quelque chose que nous ne serions pas déjà ; nous reconnaissons simplement l’ego et nous le déprogrammons, sans rien reprogrammer, puisque notre vraie nature est déjà parfaite

–       Nous faisons preuve de modestie et d’humilité : nous tenons notre juste place dans le Cosmos (pas plus, mais pas moins non plus)

–       Nous nous retirons si l’ego en l’autre est présent (sinon, cela revient à « se gaspiller »)

–       Nous avançons si l’ego en l’autre s’est effacé et a laissé la place à sa vraie nature (nous veillons à ne pas « faire une croix » sur les autres)

–       Nous nous disciplinons : nous gardons toujours les commandes en nous-mêmes, en ne nous laissant pas envahir par les peurs, les doutes, les désirs

–       Nous veillons à rester patient : nous ne surveillons pas les résultats

–       Nous veillons à demeurer « innocent » : nous n’anticipons pas ni ne comparons, nous nous occupons uniquement de ce qu’il y a juste devant nous

–       Nous faisons « le ménage » à l’intérieur : nous observons nos pensées et notre état d’esprit, et « jetons » tout ce qui n’est pas correct

–       Nous nous pardonnons nos erreurs, la culpabilité empêchant d’avancer

–       Nous ne nous octroyons pas le mérite d’une réussite…

Reconnaître l’égo : l’égo désigne tout ce qui n’appartient pas au vrai Soi, ni à la réalité de l’Univers

–       les peurs

–       les doutes

–       la culpabilité

–       l’apitoiement sur soi-même

–       le sentiment de dévalorisation

–       le sentiment d’être victime

–       la fierté blessée

–       l’ambition

–       l’effort ou la lutte pour parvenir à un résultat

–       la prétention

–       l’arrogance

–       le sentiment de supériorité morale

–       le sentiment d’avoir raison

–       le sentiment d’être plus vertueux que les autres

–       l’impatience

–       l’exigence

–       la jalousie

–       la possessivité

–       la désaffection

–       l’indifférence

–       le contrôle sur les choses, les gens, les événements

–       les comparaisons

–       les jugements

–       le bavardage intérieur

–       les images que l’on a de soi-même

–       l’indulgence envers l’ego d’autrui

–       la (fausse) loyauté envers des personnes ou des institutions collectives agissant incorrectement

–       la défiance envers la Voie de l’Univers

–       les attentes…