Comprendre le bouddhisme

Le bouddhisme, ou Dharma, est né en même temps que l’Eveil du Bouddha Sakyamouni, il y a environ 2500 ans. Bouddha, de son prénom Siddharta, était un homme ordinaire qui a cherché à comprendre l’origine de la souffrance et dicté des enseignements pour s’en libérer.

En ce sens, on peut dire que le bouddhisme est un concept qui nous offre une palette d’outils, testés efficaces par les grands maîtres éveillés et par les pratiquants du Dharma, dont l’objectif est simplement la libération de la souffrance (ce qu’on nomme l’Eveil ou le Nirvana).

L’objectif du Dharma n’est pas de nous enfermer dans une forme de croyance quelconque, Bouddha disait à ce propos de ne rien croire aveuglément, ni même ses enseignements, mais simplement expérimenter et en tirer soi-même les conclusions. Les enseignements du Dharma sont un moyen d’arriver à la libération, dès qu’ils ne nous sont plus utiles, nous pouvons tout simplement les lâcher.

Cela diffère beaucoup des religions monothéistes sur ce point, le bouddhisme considère en effet qu’il n’y a aucun Dieu extérieur à nous-mêmes, et que la nature de ce que nous sommes est là, déjà présente.

L’enseignement du Dharma, par la compréhension et l’expérience, nous amène progressivement à nous « dévoiler », c’est-à-dire retirer les voiles successifs qui nous empêchent de voir la réalité telle qu’elle est. Ces voiles sont essentiellement des conditionnements, des croyances, des passions qui entraînent des projections et créent de la souffrance. A l’origine de cette souffrance se trouve le Moi, l’égo qui se crée dans la dualité moi-autre, sujet-objet, intérieur-extérieur….Tout l’enseignement repose donc sur la prise de conscience de la réalité illusoire du Moi, la perception de nos pensées, ainsi que les moyens pratiques à développer pour s’en libérer, tout au moins mieux dompter l’égo.

Pour cela, il y a une discipline à pratiquer (principalement la méditation) ainsi qu’un protocole précis dispensé par les enseignements et transmis par les lamas et maîtres spirituels, afin d’être guidés et ne pas tomber dans un égo spirituel, c’est-à-dire un égo qui s’approprierait l’expérience et s’y accrocherait, ce qui serait l’objectif opposé à la libération.