C’est uniquement dans la mesure où nous sommes arrivés à connaître notre propre souffrance, où nous sommes entré en rapport avec elle, si tant est que nous l’ayons fait, que nous pourrons être assez intrépides, assez courageux et assez guerriers pour ressentir la souffrance des autres. dans cette mesure, nous pourrons accepter la souffrance des autres parce que nous aurons découvert que leur souffrance et la nôtre ne sont pas différentes.
Celle qui illumine le monde, telle la clarté d’une centaine de pleines lunes automnales.
Tara est un Bouddha féminin dont les différentes apparences expriment la puissance et la multiplicité de son énergie de sagesse et de compassion.
Quelle que soit sa forme, elle est reconnue comme la libératrice de l’adversité et la protectrice des huit dangers.
Parmi les vingt et un aspects de l’énergie de Tara, le principal est Tara Verte.
L’on doit comprendre qu’il s’agit d’un seul et même Bouddha revêtant des aspects différents, dont le pouvoir d’action entre en correspondance avec les diverses situations.
Tara Blanche occupe une place spécifique aux côtés de Tara Verte, celle de protéger tous les êtres des souffrances physiques ou mentales et de prolonger la vie.
L’énergie de Tara Blanche est particulièrement sollicitée au travers de sa pratique et de la récitation de son mantra. Des requêtes de préservation de la vie sont adressées à Tara Blanche spécialement en cas d’inquiétudes et de peurs au sujet de la durée de l’existence.
Voici l’état de votre tête : je vois des guidons et des pédales de bicyclette, des objets hétéroclites amassés çà et là. Une si petite tête… et aucun espace vital ! Et ces déchets continuent de remuer dans votre tête, votre tête bourdonne et élucubre – cela vous maintient occupé.
Prenez le temps de voir quel genre de pensées tournent à l’intérieur de votre mental. Un jour asseyez-vous, fermez vos écoutilles et écrivez pendant une demi-heure tout ce qui se passe dans votre mental, vous comprendrez alors ce que je veux dire et vous serez étonnés de ce qui se passe à l’intérieur de votre tête. Le brouillage en arrière plan est constamment là, il vous entoure comme un nuage. Avec ce brouillage vous ne pouvez percevoir la réalité ; vous ne pouvez pas atteindre à la clarté spirituelle.
Ce brouillage doit être dissipé et c’est avec votre détermination à le lâcher qu’il disparaîtra. Souvenez-vous, ce brouillage ne s’accroche pas à vous, c’est vous qui ne le laissez pas partir.
Osho The Sun Rises in the Evening Chapter 9
Commentaire :
C’est ce qui arrive lorsque nous oublions que le mental est censé être un serviteur et que nous le laissons gouverner nos vies. La tête est remplie de mécanismes, la bouche pérore et délire et toute l’atmosphère environnant est polluée par cette usine à arguments et opinions.
« Mais » dites-vous, « le mental est ce qui nous rend humain, il est la source de tout le progrès, de toutes les grandes vérités ». Si vous croyez cela, faites cette expérience : entrez dans votre chambre, fermez la porte, mettez en route un magnétophone et donnez-vous la totale permission de dire tout ce qui vous passe par la tête. Si vous vous permettez vraiment de laissez sortir tout ce qui vient, sans censure ni mise au point, vous serez stupéfié de la quantité de déchets qui seront vomi.
Le Valet des Nuages vous apprend que quelqu’un, quelque part, à la « grosse tête ». Jetez un coup d’œil et assurez-vous que ce n’est pas vous.
C’est une règle infaillible ! Quelle que soit l’opinion ou le jugement que nous émettions au sujet de telle ou telle personne, que ce jugement soit positif ou négatif, il existe nécessairement en nous ! La relation n’est qu’un simple jeu de miroirs. Ce que nous sommes incapables de reconnaître par nous-même, nous le projetons en l’autre et l’autre nous le renvoie, sous une forme souvent plus exacerbée qu’on ne la soupçonne en nous.
Il est important d’en prendre conscience si l’on veut cesser le jugement ; c’est en se réappropriant ces images que nous pouvons commencer un véritable travail intérieur, et non pas en rejetant ou en accusant l’autre d’être comme ceci ou comme cela.
C’est seulement lorsque les parts sombres de l’autre ne nous atteignent plus, ne nous dérangent plus mais que l’on peut, au contraire, éprouver de la compassion envers sa souffrance, qu’on peut considérer en être affranchi. Simplement reconnaître qu’elles ont existé, mais qu’elles ne sont plus présentes en nous.
L’ombre n’est que l’absence de lumière (citation d’Einstein)…alors considérons l’autre, non plus comme un ennemi, mais comme une opportunité de mise en lumière…
« Un aveugle qui ouvre ses yeux, et qui voit, ne va pas les refermer et se dire qu’il n’a rien vu. Si tu regardes et vois tes illusions, tu ne peux plus y croire. »
Betty
Ne cherchez pas à recevoir, apprenez d’abord à offrir !
Voici une petite anecdote que je souhaite partager avec vous !
Je fréquente depuis de nombreuses années un centre tibétain en Savoie, centre dirigé spirituellement par Lama Denys Rinpoché.
Il y a 13 ans, lorsque je participais à des enseignements, je croisais régulièrement Lama Denys ; à cette époque, je le trouvais froid et distant, en fait, il ne me regardait jamais, je n’arrivais pas à le « capter » et j’avais émis tout un tas de jugements sur les « maîtres », du style, ils manquent de chaleur ou autres balivernes de ce genre. C’était il y a 13 ans, je le rappelle !
L’an dernier, lors d’un séminaire auquel je participais, je croisais à nouveau Lama Denys, souvent le soir lors des cérémonies de Chenrezi et, à nouveau, j’avais l’impression qu’il ne me voyait pas ! Tout le monde me parlait de l’amour qu’il avait dans le regard, mais impossible de croiser le sien !
Alors, je ruminais dans mon coin, le blabla mental « il n’en a rien à faire de moi, je suis juste une petite pratiquante sans intérêt, il a des choses plus intéressantes à faire, etc… ». En en reparlant, ça me fait sourire tellement je réalise que je tournais en boucle dans ma souffrance.
Bref, j’en parle à Gaëlle qui participait au séminaire avec moi, et puis, je laisse tomber ! Après tout, ce n’était pas si grave, qu’il me voit ou non n’allait pas changer ce que j’étais, j’en faisais mon deuil !
Le lendemain, alors que j’étais adossée à une rambarde, attendant un entretien avec le lama qui enseignait le Lodjong (sujet de mon séminaire), j’entends quelqu’un derrière moi qui prononce un « bonjour ». Je me retourne et devant moi se tenait Lama Denys, qui me disait bonjour… à moi ! Et ce n’était pas un bonjour en passant, non il s’était arrêté devant moi, et m’avait saluée en quelque sorte !
Surprise, déconcertée, j’ai dû bafouiller un bonjour maladroit, bref…le soir même, j’en parle à nouveau à Gaëlle, toute contente « tu te rends compte, Lama Denys m’a dit bonjour » !
Et Gaëlle me répond « Est-ce que tu l’as offert au Dharma » ?
Dans le bouddhisme, on s’entraîne justement à ne pas conserver pour soi ce qui est positif, et donc à offrir ce qu’on reçoit à tous les êtres vivants ! Je la regarde un peu étonnée et lui réponds « pour une fois que Lama Denys me parle, je vais le garder pour moi ». Puis, quelques minutes après réflexion, je me décidais à offrir ce sourire et cette joie au Dharma, en quelque sorte, c’est un acte de détachement.
Le lendemain, encore une fois de manière tout à fait inopportune, Lama Denys me fait à nouveau un grand sourire et me dit à nouveau bonjour…
De cela, j’ai tiré deux enseignements :
– plus on lâche la volonté que les choses soient conformes à nos désirs, plus on leur laisse la possibilité de s’exprimer.
– plus on offre aux autres ce qu’on aurait tendance à vouloir conserver pour soi (ce qu’on juge bon en l’occurrence), plus les évènements reviennent à soi sans qu’on ne s’y attende !
Je vous laisse en tirer les conclusions que vous souhaitez …