Passer des vacances zen !

Vacances zen
Vacances zen

DEUX PRINCIPES BOUDDHISTES À SUIVRE POUR PASSER DES VACANCES ZEN.

L’été est une période propice à se donner de nouveaux défis. S’inspirant de vélocipédistes canaris, d’aucuns se lancent par exemple dans l’ascension du Mont Ventoux ou -plus fou encore- dans la lecture de Guerre et Paix (voire des deux à la fois pour les plus habiles d’entre nous). D’autres encore s’efforcent de rentrer de vacances encore plus bronzés (ou plus minces, plus musclés, etc.) que l’année précédente. Aujourd’hui, c’est à un autre défi -spirituel celui-ci- que nous vous proposons de vous colleter, à savoir: adopter pendant les vacances deux des principes de la philosophie bouddhiste.

Des principes universels

Issus de l’une des plus anciennes spiritualités de l’humanité (2600 ans avant J.-C.), ces principes (ou « règles de vie ») ont la saveur familière des choses connues. Leur richesse abyssale est d’ailleurs commune à la plupart des textes sacrés, signe sans doute d’une fraternité inter-religieuse souterraine qui peine parfois à s’exprimer au grand jour. Ces recommandations pour la vie quotidienne apparaissent ainsi à travers les siècles dans les écrits des philosophes, des mystiques ou des simples poètes. Nous vous invitons ici en toute simplicité à en redécouvrir les parfums, à en explorer la substantifique moelle et pourquoi pas à en semer vous-même les graines pendant ces vacances.

Un défi spirituel… et quelques mises en garde

Mais avant d’aller plus loin, voici quelques mises en garde salutaires contre les potentiels effets secondaires de ce qui s’annonce -osons le mot- comme un véritable défi spirituel. Tout d’abord: adopter ces principes bouddhistes risque de vous faire changer de vie, ou de regard et d’adopter un œil neuf sur ce qui vous entoure. Peut-être pas tout de suite, mais à plus ou moins long terme. Vous risquez, pour citer les effets secondaires les moins handicapants, de vous retrouver les fesses dans l’herbe à contempler une fourmi ou le nez au vent et sans K-Way, sous un orage d’été. Alors, un conseil: si votre vie actuelle vous convient parfaitement, ne lisez surtout pas ce qui va suivre.

1er principe: adopter une « Solitude lumineuse »

Sous cette expression empruntée à Pablo Neruda, se cache le secret de la sérénité: seul, paisible, le corps offert aux nuages blancs, contempler les gouttes de rosée scintiller sur les herbes sauvages. Mais rassurez-vous, pour en arriver à ce degré de sérénité, le sage s’est longuement coltiné sa peur de la solitude. Il a dû gravir un par un les étages de la maison du bonheur. Et au premier d’entre eux l’attendait cet obstacle commun à toute l’humanité: le manque. Qu’il s’agisse du manque de l’être aimé, de richesse suffisante, du manque d’amour de soi, de vacances, d’espoir, chaque expression du manque s’est traduite par un souffle coupé et une sensation bizarre « Là, tu sais au creux du plexus… » Alors, pour oublier ce manque, le sage-en-devenir s’est tout d’abord lancé dans des activités aussi diverses que: grignoter, acheter des trucs inutiles, se mettre en colère contre quelqu’un, câliner son chat, chercher une nouvelle appli de méditation sur son iPhone, etc.

Peu à peu, inspiré par les enseignements de sages plus anciens (ô merveille d’avancer en âge) notre apprenti-sage s’est résolu à s’asseoir en silence et à affronter le manque. Petit samouraï de l’existence, il a alors découvert que sa solitude était lumineuse: comme un endroit-ressource pour tranquillement aller à la rencontre de tous les démons de son existence, les laisser s’exprimer et -faut pas déconner quand même- les raccompagner gentiment vers la sortie (pour savoir comment faire: rendez-vous ici). Alors, tout doucement, dans l’athanor des jours qui maturent, sa solitude a pris de belles couleurs pour préparer l’hiver.

2ème principe: se saouler de silence

Si vous avez poursuivi votre lecture jusqu’ici, votre chemin spirituel a sans doute commencé. Tant mieux car notre propos va maintenant aller crescendo et vous pourrez bientôt faire profiter vos contemporains de vos nouvelles connaissance. Mais… pas tout de suite! Car l’épreuve suivante invite à sa table les convives mutiques et libérés du carcan des mots. Exercice spirituel: ouvrez vos esgourdes aux mystères du son. Ne cherchez rien. Tout est déjà là. Dans le silence entre les mots. Prenez conscience, là, tout de suite, des sons qui vous entourent. C’est tout. Mais un secret vous sera révélé.

Vous l’aurez compris, nul besoin pour goûter au silence d’avoir conquis de haute lutte le silence extérieur: le silence est là, au milieu des villes, quand le vacarme intérieur s’apaise. La pratique du silence est donc celle d’ici-bas, dans les conditions de vie qui sont les nôtres. Tout de suite. Elle est possible en tout endroit du globe, à toute heure de la journée et elle est gratuite. Se saouler de silence est donc possible à toute heure du jour et de la nuit. Et plus, les amoureux et mystiques de tout poils sont formels: l’ivresse qui en découle est la seule qui permet la Rencontre.

Kankyo Tannier
Nonne bouddhiste de la tradition Zen.

Merci à l’Union Bouddhiste de France pour avoir mis ce texte

Karma

Karma
Karma
Le karma signifie que tout ce que nous faisons au moyen de notre corps, notre parole et notre esprit entraîne un résultat correspondant. Chaque action, même la plus insignifiante, porte en elle-même ses conséquences. Les maîtres font remarquer qu’une dose infime de poison suffit à causer la mort, et qu’une graine minuscule peut devenir un arbre immense.Et le Bouddha disait : « Ne jugez pas à la légère une action négative sous prétexte qu’elle est de peu d’importance ; même une toute petite étincelle peut embraser une meule de foin de la taille d’une montagne. »

Il disait également : « Ne méprisez pas d’infimes actions positives en pensant : « cela n’a aucune conséquence » ; des gouttes d’eau, même minuscules, finissent en effet par remplir un récipient énorme. »

~Sogyal Rinpoché – extrait du chapitre 6 du Livre tibétain de la vie et de la mort

Confiance ou orgueil

Ciel
Ciel

 

Être orgueilleux et avoir confiance en soi sont deux choses très différentes.

La confiance en soi s’appuie sur la connaissance réelle et l’acceptation de ce que l’ont est vraiment.

L’orgueil repose sur une surestimation de soi qui annihile toute faculté de jugement.

Pour s’en guérir ou s’en prémunir, et garder les pieds sur terre, il convient de ne pas prendre en compte les succès rencontrés mais les aspects moins plaisants de notre existence.

– Dalaï Lama –

Le mantra de TARA

Tara blanche
Tara blanche

Celle qui illumine le monde, telle la clarté d’une centaine de pleines lunes automnales.

Tara est un Bouddha féminin dont les différentes apparences expriment la puissance et la multiplicité de son énergie de sagesse et de compassion.

Quelle que soit sa forme, elle est reconnue comme la libératrice de l’adversité et la protectrice des huit dangers.

Parmi les vingt et un aspects de l’énergie de Tara, le principal est Tara Verte.

L’on doit comprendre qu’il s’agit d’un seul et même Bouddha revêtant des aspects différents, dont le pouvoir d’action entre en correspondance avec les diverses situations.

Tara Blanche occupe une place spécifique aux côtés de Tara Verte, celle de protéger tous les êtres des souffrances physiques ou mentales et de prolonger la vie.

L’énergie de Tara Blanche est particulièrement sollicitée au travers de sa pratique et de la récitation de son mantra. Des requêtes de préservation de la vie sont adressées à Tara Blanche spécialement en cas d’inquiétudes et de peurs au sujet de la durée de l’existence.