La Patience

Patience
Patience

LA PATIENCE

La patience est, en essence, la capacité de supporter la souffrance sous toutes ses formes. Cette vertu est comparable à un terrain fertile où les fleurs de trois disciplines peuvent s’épanouir en répandant le parfum suave de leurs qualités. Pareille aussi à la clôture qui protège ces fleurs, la patience présente trois aspects : i y a d’abord la patience qui permet d’assumer le fardeau des souffrances et des difficultés rencontrées lorsqu’on œuvre à son propre bien et à celui des autres ; puis la patience d’accepter, imperturbablement, tous les maux que les autres peuvent nous infliger ; et enfin, la patience qui consiste à na pas craindre les enseignements profonds, comme ceux qui portent sur la vacuité.

In n’y a pas de limite au nombre de choses susceptibles de nous nuire, de même qu’il est impossible d’éliminer toutes les épines d’une forêt. Pour ne pas que ces dernières nous blessent, il faut soit éviter de se rendre dans cette forêt, soit couvrir de cuir la plante de nos pieds. La pensée que nous ne voulons pas de quelque chose engendre en nous un ressentiment, qui à son tour, provoque une colère nous rend malveillants, nous-mêmes, et les autres par contrecoup. Au départ, il ne s’agit que d’une pensée, en l’occurrence la pensée qu’une chose particulière nous est indésirable laquelle engendre à son tour un sentiment de répulsion. Si nous parvenons, par ce qu’on appelle l’ascèse da la patience, à contrôler cette seule impulsion avant qu’elle devienne trop forte, le fardeau qu’elle représente et qui nous semble insupportable devient alors une aide, et le besoin de se mettre en colère disparaît. Comme dit le proverbe : « Frappe le cochon sur le nez ! Nettoie la lampe à beurre tant qu’elle est chaude ! »

Au moment où quelqu’un nous critique, les mots, l’ouïe et la conscience auditive entrent en contact en causant une forte sensation de déplaisir. C’est un peu comme si une flèche nous transperçait le cœur et le mettait en pièces. Pourtant, à bien y regarder, ces paroles sont pareille à des échos. Même s’ils semblent atteindre leur but, les mots en eux-mêmes n’ont aucun pouvoir d’infliger une douleur réelle. Or que se passe-t-il ordinairement dans ce genre de situation ? Notre habitude de pensée, qui ne fait pas de distinction entre le mot et ce qu’il désigne, se fixe sur l’idée que les paroles malveillantes que nous entendons nous nuisent réellement par leur nature même. C’est ainsi que s’instaure l’interaction de l’agresseur et de l’agressé, laquelle nous perturbe et nous fait souffrir.

Tout ce qui nous cause du tort dans le monde où nous vivons- les coups, le vol, la défaite, les médisances, etc.-, ainsi que leurs interminables effets que sont les souffrances du corps et de l’esprit, tout cela nous semble dû aux autres. Mais, tout comme l’écho du cri que nous venons de pousser, ces maux proviennent en fait de nous-mêmes. Si nous n’avions pas le moindre sentiment de « moi », les autres n’auraient personne à qui nuire.

A bien y réfléchir, notre agresseur, plutôt que de nous faire du mal, nous fait un grand bien, puisque la patience s’acquiert dans l’adversité. C’est grâce à l’ennemi qui nous cause du tort que nous pouvons embarquer sur la nef de la patience pour traverser l’océan du Grand Véhicule : et c’est ce navire qui nous permettra de gagner le précieux joyau de l’esprit d’Eveil. La cause suprême du bonheur et du bien ultime, pour les autres comme pour nous-même, dans l’immédiat comme à long terme. Dès lors, tout ennemi malfaisant doit être considéré comme la source de notre patience et mérite que nous l’honorions à l’égal du Dharma lui-même.

Considérons enfin la patience du point de vue de la réalité ultime. Si l’on se demande où est la réalité de ce qui nous agresse, en la cherchant aussi bien dans l’agresseur que dans l’agressé ou l’acte d’agression, on constate qu’on ne peut la découvrir nulle part. Or, comme nous l’avons expliqué auparavant, quand certaines circonstances se trouvent réunies, c’est l’esprit qui, en s’appropriant des circonstances, donne soudain naissance au problème dont nous souffrons. Et, en examinant à son tour l’esprit, on constate qu’il ne possède pas de caractéristiques immuables.

De même que s’effacent, à peine tracées, les lettres que l’on écrit avec le doigt sur l’eau, la violence des pensées hostiles disparaît, incapable de se maintenir puisque, par nature, elle ne doit son existence qu’à un concours de causes et de conditions. A cet instant même se manifeste un état parfaitement pur et spacieux, la grande vacuité primordiale, libre de tout concept. Préserver cette dimension spacieuse qui est simplement présente et dans laquelle il n’est rien à perdre ni rien à gagner, rien à prendre ni rien à rejeter, la préserver, donc, sans être distrait par quoi que ce soit d’autre, c’est ce que l’on appelle, sur la profonde Voie Médiane, « la purification des émotions négatives dans la réalité ultime ».

La patience présente donc trois aspects : le fait d’assumer de bon cœur les épreuves et les difficultés, celui de rester imperturbable quand les autres nous nuisent, et celui de ne pas avoir peur de la réalité ultime. Si ce dernier aspect de la patience vient à manquer, les deux autres ne permettent pas de dépasser les voies mondaines ; et si les deux autres manquent ou sont trop faibles, on aura beaucoup de mal à acquérir les qualités propres à la voie et au fruit de la voie en pratiquant la générosité et les autres vertus transcendantes, quel que soit son désir d’y parvenir. Il en sera comme d’un voyageur qui, sans compagnon ni escorte, aurait pris une route infestée d’ennemis, de bandits et de bêtes féroces. Il lui sera extrêmement difficile de parvenir à destination. Exhortons-nous donc nous-même et entraînons-nous à la patience en cultivant le courage.

Kangyour Rimpotché

Merci à l’Union Bouddhiste de France pour ce texte

Se construire un égo sain

Bonheur - souffrance
Bonheur – souffrance

 

Se construire un égo sain !

J’ai envie de parler ici de quelque chose qui m’a toujours été difficile, si mes réponses peuvent aider quiconque qui passerait sur ce blog…

Un égo sain, c’est quoi ?

Un égo sain est un égo structuré, un égo capable de se positionner, de s’affirmer, d’agir sans avoir à tergiverser, on peut dire que c’est un égo aligné avec le Soi en quelque sorte, un égo qui va dans le sens du Soi, de ses propres valeurs et celles universelles, un égo qui se respecte tout en respectant les autres.

L’égo est indispensable pour se construire, de toute façon la question ne se pose pas puisque tout est égo, en tout cas tant que nous ne sommes pas éveillés.

Cependant, certains égos sont mal construits, mal structurés, ça a été le cas pour moi.

Un égo mal structuré est un égo sans « limites », c’est à dire un égo incapable de mettre une séparation entre soi et l’autre – en tout cas dans les apparences, parce qu’en réalité, il est toujours en dualité -.

L’origine trouve ses racines dans l’enfance probablement (ou dans le karma pour d’autres, c’est la même chose), et concerne surtout les personnes qui n’ont pas reçu ce dont elles avaient besoin (affection, reconnaissance, approbation, limites même…).

L’égo n’ayant pas été nourri de la façon dont il aurait eu besoin pour se construire d’une manière « saine », cela entraîne pour la plupart de ces personnes un fonctionnement anormal du mental, par effet de compensation. Ces personnes (dont je fais partie) ont développé une résistance mentale à beaucoup de choses ; elles apparaissent pour des personnes à forte personnalité, résistantes à tout et d’ailleurs, la vie va leur présenter du fil à retordre, des situations de plus en plus complexes ce qui va encore et encore alimenter leur mental.

La subtilité de l’égo dans tout ça ?

Il y a les personnes à fort égo (les « moi je » par exemple) et les personnes à fort égo également mais qui nient l’égo ! Bien sur, ils n’en sont pas vraiment responsables, en fait, il ne nient pas vraiment, simplement leur égo est diffus, donc insaisissable sous la forme d’un Moi. Pour autant, cela ne signifie pas que l’égo soit absent, aussi sages et compatissants qu’ils puissent paraître ! Non, l’égo est bien là, il a même trouvé une place royale puisqu’il arrive à faire croire qu’il n’existe pas !

En réalité, il est tout simplement mal structuré ; lorsqu’on le cherche, on ne le trouve nul part (ce qui est normal puisque d’un point de vue absolu, l’égo n’existe pas). D’un point de vue relatif en revanche, l’égo est indispensable, ne serait-ce que pour se construire.

Lorsque je me suis engagée dans le bouddhisme il y a plusieurs années, pour moi constater que le Moi n’existait pas n’était pas un problème, je ne le ressentais pas en moi, et pourtant j’allais être confrontée à un autre type de problème, me trouver un Moi !

Un égo mal structuré est un égo incapable de se positionner, perméable à tout ce qui l’entoure, et dont l’ultime objectif est de…nous maintenir dans la souffrance !

Les personnes qui ont un tel égo, sont des personnes qui développent souvent de grandes capacités mentales, parfois un excès de compassion, d’empathie, de la sagesse aussi tout en entretenant au fond d’elles-mêmes une énorme souffrance par leur incapacité à être en relation avec ce « Je ».

Ce sont souvent des personnes sujettes à manipulation, perversion, narcissisme et égocentrisme en tous genres, elles attirent à elles d’autres égos aussi mal structurés qui s’emboitent parfaitement avec leur propre « névrose ». Et souvent, plutôt qu’y mettre un terme et se positionner, elles développent un processus mental encore plus puissant de compassion, empathie, compréhension etc…Est-ce à dire que c’est de la fausse compassion, de la fausse empathie, de la fausse bonté ? non, car tout processus passe en général par le mental avant d’intégrer le coeur. Cependant, c’est un très mauvais équilibre entre le mental et le Soi.

Et c’est le serpent qui se mort la queue, plus on souffre, plus on développe du mental pour compenser, alors comment s’en sortir ?

Il y a plusieurs formes de thérapie pour cela, pour en avoir testées plusieurs, aucune n’a fonctionné pour moi. La seule chose qui m’a été réellement utile a été de prendre conscience de mon enfant intérieur ; ça a été un bon point de départ mais ça n’a pas été suffisant pour les raisons évoquées avant, mon mental était trop puissant.

Se dire « je suis quelqu’un de bien, je mérite mieux, j’ai des qualités etc… », tout cela ne tient qu’un temps. C’est en quelque sorte créer un égo artificiel pour combler les déficits de celui d’origine, pour moi ça n’a pas donné de résultats. Et j’ai été confrontée (il le fallait) à la constatation que je n’arriverai jamais à me construire un bon égo, j’avais même accepté l’idée d’être manipulée, blessée, j’avais même l’impression que cela m’aiderait dans ma quête de sagesse en développant de plus en plus de compassion. Ca a été le cas en fait, mais dans le même temps, je développais de plus en plus d’anéantissement et encaissais de plus en plus de souffrance, ce qui était un régal pour mon égo mais…

Chaque situation a ses propres limites et c’était sans compter sur l’épuisement du mental !

L’épuisement du mental a été Ma réponse. De situations de plus en plus inextricables, le mental, par refus conscient de continuer à subir, a fini par s’épuiser.

Lorsque plus rien ne fonctionne à partir du mental, alors il s’arrête, ou s’amenuise en tout cas.

Certains appelleraient cela une profonde déprime, en tout cas, c’est une constatation d’incapacité à donner des réponses à des situations, comme si tout nous échappait et que le mental ne pouvait plus être d’une aide quelconque, ne disposant d’aucunes données extérieures pour le contenter !

Et que se passe-t-il lorsqu’on ne peut plus se raccrocher à l’extérieur ? Et bien, il reste le soi, ou ce qu’on observe comme étant le Soi. Le « pouvoir » est rendu à l’enfant qui sommeille en soi, parce que c’est de là que part la véritable force, pas du mental, mais du Soi.

En lâchant le mental, la force est automatiquement basculée vers le Soi, parce qu’il n’y a pas d’autre choix.

Il y a quelques mois, je croyais être définitivement sortie du genre de situations que je vivais en récurrence, je me disais « enfin je vais pouvoir me sentir heureuse » ! Mais la vie n’en a pas décidé ainsi, elle me préparait un cocktail encore plus explosif que les autres, un peu pour me dire « tu n’as pas encore compris la leçon, alors prépare-toi au bouquet final » 😉 Elle ne m’a pas loupée, j’ai cru en mourir, et la leçon était simple, presque évidente « LACHE CE MENTAL et TU VERRAS ENFIN » ce qui a toujours été là !

Pour lâcher le mental, c’est simple mais long, la méditation ! J’ai également étudié le Tao et les grandes lois fondamentales universelles qui m’ont donnée un aperçu plus large du fonctionnement de l’Univers et ses lois de causalité. Lorsque je me surprends à cogiter, supposer, imaginer, croire etc…je n’écoute plus mes pensées (j’essaie en tout cas), comme un raz le bol, une saturation, un refus épidermique à me laisser entrainer ailleurs que dans l’instant !

Parce que je ne sais rien, et ça je le sais 😉 Mais c’est encore du mental !

 

Belle journée à tous

Etes-vous prêt ?

Souffrance
Souffrance

La question n’est pas toujours de savoir si on est prêt à être heureux, mais plutôt si on est prêt à abandonner notre souffrance.

Ni sujet, ni objet

Lama Guendune
Lama Guendune

Tout ce que nous percevons n’a pas de réalité propre, mais est la radiance de l’esprit. Nous pratiquons la méditation de façon à laisser l’esprit s’établir dans la rencontre de sa propre projection. Ainsi, nous ne créons plus de séparation entre un sujet qui perçoit et un objet qui aurait sa propre réalité. Nous comprenons qu’il n’y a ni sujet ni objet.

Guendune Rinpoché. Mahamoudra.

Projections

Projections
Projections

 

Projections

 

Décidément, ce sujet continue à me passionner.

J’ai réalisé un jour que tous les jugements que j’émettais au sujet des autres n’étaient que la projection de mon propre état d’esprit. Ce n’est pas un scoop, tout le monde le sait – enfin j’espère – !

A partir de ce jour et pendant plusieurs mois, je me suis « vue » au travers des autres, il n’y avait brusquement rien ni personne que je ne sois pas !

C’était à la fois étonnant et terrifiant, cela mettait en lumière ma propre nature « voilée » par la réalité que je créais à tout instant. De plus en plus consciente de ce fait, j’ai commencé à laisser tomber mes jugements et à me les réapproprier en me posant cette simple question « est-ce que moi aussi, je ne suis pas un peu comme ça ? ». Bien sur, la réponse n’est pas toujours immédiate, il y a parfois résistance « c’est l’autre, ce n’est pas moi » et pourtant….

Le savoir et le comprendre, c’est utile, cela permet de se réapproprier ses jugements et de ne plus les projeter à l’extérieur, en tout cas pour la partie dont nous avons conscience, car en réalité nous passons notre temps à juger, tout et tout le temps bien avant d’en avoir conscience. « j’aime », « je n’aime pas » ou « je suis indifférent » sont les 3 catégories dans lesquelles nous classons les choses et phénomènes. Je ne vais pas m’étendre ici sur un des enseignements du Bouddhisme, les trois poisons de l’esprit.

En revanche, dans ma quête de compréhension, et loin de me satisfaire de belles paroles toutes faites, j’ai eu en plus besoin de comprendre « comment ça marche » ! Que se passe-t-il au moment même où on projette, quel est le phénomène en action ?

Je me souviens d’un jour où j’étais sur mon canapé, tranquille en train de regarder les infos du jour, lorsque brusquement, je me suis surprise en train de juger quelque chose ou quelqu’un, je ne me souviens plus.

A ce moment précis, j’ai perçu un voile subtil qui se déplaçait de moi vers l’objet de mon regard, comme quelque chose qui sortait de mon corps ou de ma conscience et que je projetais sur l’autre. Et ce n’était pas l’autre que je jugeais, mais bien ce voile qui n’était que le mien !

Je n’ai pas eu l’occasion de faire cette expérience à de nombreuses reprises, ce n’était pas une expérience « contrôlée » mais spontanée. Cela m’a par contre confirmée qu’une fois de plus, le Bouddha avait raison (ce dont je ne doute d’ailleurs jamais). Nous créons d’une certaine façon notre réalité, par le jeu des voiles et conditionnements !

Depuis, j’apprends à mes enfants à explorer en eux-mêmes ce qui les dérange chez les autres, à être attentifs à ce qu’ils projettent en se posant cette simple question « est-ce que moi aussi, je ne suis pas un peu comme ça ? ». La réponse demande d’abandonner quelques réflexes égotiques, beaucoup de lâcher prise sur ce que nous croyons être et une forte dose d’humilité 😉

Je vous souhaite un excellent dimanche

 

Françoise

La sagesse du Silence

Silence
Silence

La Sagesse du Silence

 

Parle seulement quand cela est nécessaire.
Pense à ce que tu vas dire avant d’ouvrir la bouche.
Sois bref et précis,
car chaque fois que tu laisses sortir des paroles de ta bouche,
tu laisses sortir en même temps une partie de ta vitalité.

Développe l’art de parler sans perdre d’énergie.
Ne fais jamais des promesses que tu ne peux tenir.
Ne te plains pas et n’utilise pas dans ton vocabulaire des mots
qui projettent des images négatives,
parce que cela produira à l’extérieur de toi
tout ce que tu as fabriqué avec l’intention qui a chargé tes mots.
Si tu n’as rien de vrai,
de nouveau et d’utile à dire,
il est préférable de rester silencieux et de ne rien dire.
Apprends à être comme un miroir, écoute et reflète l’énergie.
L’Univers même est le meilleur exemple de miroir que la nature nous ait transmis, parce que l’Univers accepte sans condition nos pensées, nos émotions, nos paroles, nos actions, et nous envoie le reflet de notre propre énergie sous la forme des différentes circonstances qui se présentent dans notre vie.
Prends un moment de silence intérieur
pour considérer tout ce qui se présente,
et prends tes décisions ensuite,
tu développeras ainsi la confiance en toi-même et en la sagesse.
Évite de juger et de critiquer les autres.
Le Tao est impartial et sans jugement, ne critique pas,
il possède une compassion infinie et ne connaît pas la dualité.
Chaque fois que tu juges quelqu’un, la seule chose que tu fais est de te désunir, d’exprimer ton opinion personnelle.
C’est une perte d’énergie, seulement du bruit.
Laisse tout un chacun résoudre ses propres problèmes,
et concentre ton énergie en ta propre vie.
Occupe-toi de toi-même.
Ne te défends pas.
Lorsque tu essaies de te défendre,
tu donnes encore plus d’importance aux paroles des autres,
et encore plus de forces à leurs opinions.

Si tu acceptes de ne pas te défendre,
tu montres que les opinions des autres ne t’affectent pas, que tu écoutes.
Que ce sont simplement des opinions et que tu n’as pas à convaincre les autres pour être heureux.
Ton silence intérieur te ramène à la sérénité.
Fais régulièrement un jeûne de la parole pour continuer à éduquer l’égo.
Pratique l’art du non-parler.
Tu développeras progressivement l’art de parler sans parler,
et ta véritable nature intérieure remplacera ta personnalité artificielle,
laissant se manifester la lumière de ton cœur
et le pouvoir de la sagesse du silence.
Grâce à cette force, tu attireras à toi tout ce dont tu as besoin
pour te réaliser et te libérer.

Par conséquent, garde le silence.
Cultive ton propre pouvoir intérieur.
Respecte la vie des autres et de tout ce qui existe dans le monde.

N’essaie pas de forcer, de manipuler et de contrôler les autres.

Deviens ton propre maître
et laisse les autres être ce qu’ils sont, ou ce qu’ils ont la capacité d’être.
Installe-toi dans le silence et l’harmonie, et suis la vie sacrée du Tao. »

 

La compassion stupide

Stop
Stop

COMPASSION STUPIDE

 
Un ennemi proche de la compassion est la compassion stupide. C’est alors que nous évitons les conflits et protégeons notre bonne image en étant gentil alors que nous devrions certainement dire «non».

Compassion n’implique pas seulement d’essayer d’être bon. Lorsque nous nous trouvons dans une relation agressive, nous avons besoin de fixer des limites claires. La chose la plus gentille que nous puissions faire pour tout le monde concerné est de savoir quand dire «assez». (…)

Au nom de l’idéal de garder notre cœur ouvert nous laissons les gens marcher sur nous. Il est dit que pour ne pas briser notre vœu de compassion nous avons à apprendre quand stopper l’agression et tracer la ligne. Il y a des moments où la seule façon de faire tomber les barrières est de fixer des limites.
~ Ani Pema Chodron (traduction libre)