Qu’est-ce que l’esprit – Lama Guendune Rinpoché

Lama Guendune Rinpoché
Lama Guendune Rinpoché

Qu’est-ce que l’esprit?
L’esprit est ce qui produit des pensées, parfois très actif, parfois calme, parfois heureux, parfois malheureux, parfois doux, parfois violent.

Tout cela est l’esprit, et pourtant ce n’est pas cela.

En effet, si nous cherchons l’esprit, rien n’est trouvé, si nous le regardons, rien n’est vu, si nous l’analysons, il n’en reste rien. Si nous voulons le saisir, nous n’attrapons rien, si nous le rejetons, il ne s’en va pas, si nous le posons, il ne reste pas. Si nous voulons l’unir à autre chose, il ne se mélange pas, si nous cherchons à le diviser, il ne se sépare pas, si nous voulons en prélever une partie, il ne se partage pas. Il n’est pas connu par l’observation, il n’est pas expliqué par une démonstration…

Il se situe, en fait, au-delà de toutes les représentations mentales d’existence, de non-existence, des deux à la fois ou de ni l’un ni l’autre.
C’est pourquoi on le définit comme GRAND MILIEU et la position qui le caractérise s’appelle LA GRANDE VUE MÉDIANE qui se situe à l’écart de tous les extrêmes.
Le seul moyen de réaliser la nature de l’esprit, c’est l’absorption méditative, le samadhi, qui conduit à la vision directe, non discursive, non conceptuelle de l’essence de toute chose.
C’est la raison pour laquelle la méditation est le cœur de l’apprentissage spirituel.

Lama Guendune Rinpoché

Conseils du Bouddha Sakyamouni à ses disciples

Bouddha
Bouddha

« N’acceptez pas mes enseignements sans les avoir vraiment étudiés. Si l’on vous donne une pépite d’or, vous allez naturellement vérifier de toutes les façons possibles, si c’est vraiment de l’or. De la même façon , agissez ainsi avec mes enseignements pour reconnaître leur validité et les accepter. »
Conseil du Bouddha Sakyamouni à ses disciples

Il ne suffit pas d’adhérer à des croyances

Croyances
Croyances

Il ne suffit pas de vous contenter d’adhérer à des croyances. Vos plus belles croyances ne sont qu’un tas de pensées. La seule vérité, c’est celle qui vous relie à la vie, c’est à dire à ce que vous êtes.

Vous êtes VIVANTS !

Krishnamurti

Les pensées vont et viennent…

Rivière
Rivière

Les pensées sont comme le vent, elles vont et viennent. Le secret est de ne pas penser aux pensées mais de leur permettre de s’écouler à travers l’esprit, tout en conservant votre esprit libre de toutes pensées.
Sogyal Rinpoché

Le manque de confiance en soi

OM
OM

Le manque de confiance en soi, une solution à un mal être encore plus grand

Posté le 7 avril, 2010 – 22:13 par lungtazen

Dans le précédent article,  je parlais du paradoxe apparent de parler de renforcer la confiance en soi et du fait que le bouddhisme décortique ce que peut être le « soi » sans en trouver trace nulle part.

Et en fait, dans le manque de confiance en soi, peut être que la difficulté primordiale c’est que nous avons une croyance en un « moi » qui est fausse.

« Les êtres humains ont un sens inné du soi, qui nous paraît être une sorte de noyau fixe, permanent, quelque chose d’indépendant, de séparé des autres comme du monde. Mais quel est le fondement ultime du soi ? Dans la pensée bouddhiste nous affirmons que cette croyance en un « moi » unitaire, solide, permanent, est à la racine de nos souffrances mentales et émotionnelles, les états mentaux destructeurs qui font obstacle à notre bonheur. La nature de la réalité renvoie à ce que dans la terminologie bouddhiste nous appelons le vide, ou le non-soi. »

Dalaï-Lama & Howard Cutler

Quand nous prenons conscience concrètement, ou par intuition, et même seulement par instant, de ce fait, cela peut entraîner une très grande angoisse, l’angoisse face à la non-existence, le néant, la mort. Manquer de confiance en soi ne serait pas alors un résultat de cela, mais plutôt une stratégie pour éviter la « grande angoisse ». Cette stratégie pourra être choisie inconsciemment par la personne ou transmise comme valeur dans l’éducation.

« Le sentiment du soi comporte toujours comme une ombre inévitable, un sentiment de manque, auquel (hélas !) il tente constamment d’échapper ».

Ce profond sentiment de manque, nous l’éprouvons sous la forme du sentiment, d’un « il y a quelque chose qui cloche en moi ». Il peut se manifester de multiples façons et nous pouvons y réagir de toutes sortes de manières.

Un meilleur exemple pour la plupart des intellectuels sera le désir insatiable de célébrité qui illustre peut-être la principale manière de tenter de se rendre réel : dans le regard d’autrui (si nous pouvons persuader assez de gens que nous existons…).

Sous ses formes les plus « pures », le manque apparaît comme une angoisse presque insupportable, car elle ronge le cœur même de notre être. C’est pour cette raison que nous nous empressons d’objectiver l’angoisse en une peur de quelque chose, car alors, nous savons quoi faire : nous avons des moyens de nous défendre contre ce que nous craignons. » David R. Loy

Le fait de se rabaisser, de manquer de confiance en soi, de trouver des « pourquoi » à cela, peut nous permettre de fuir l’angoisse vitale, de la mort, de l’impermanence.

On ne peut « guérir » de cette grande angoisse que dans une vie éveillée comme le propose le bouddhisme, qui n’est pas une guérison par suppression du symptôme mais par acceptation et en trouvant sens dans l’instant.

« Une analyse bouddhiste implique qu’on ne puisse trouver de véritable « santé mentale », sauf dans un éveil qui, en mettant fin à ce sentiment du soi, met fin à la sensation de manque qui le couvre de son ombre. » David R. Loy

Mais cette démarche implique de se lancer en avant, de ne pas avoir peur, ou plutôt d’affronter cet inconnu sujet de la peur.

«  Un ego assez fort pour mourir : en termes bouddhistes, il s’agit ici d’un sentiment du soi qui soupçonne qu’il s’agit d’une fiction, une construction illusoire, et qui est assez audacieux pour « s’abandonner » lui-même. »

Lung Ta Zen http://lungtazen.wordpress.com/

Au coeur de l’égo – Eckart Tolle

« La Vie vous donne n’importe quelle expérience qui est la plus aidante pour l’évolution de votre conscience. Comment savez-vous que c’est l’expérience dont vous avez besoin? Parce que c’est l’expérience que vous avez en ce moment. »

Eckhart Tollé

Celui qui observe la solitude existe-t-il vraiment ?

Jiddu Krishnamurti
Jiddu Krishnamurti

L’observateur et l’observé – Celui qui observe la solitude existe-t-il vraiment ?

« Mon esprit observe la solitude ; il l’évite, il la fuit.
Mais si je cesse de la fuir, y a-t-il une division, y a-t-il une séparation, existe-t-il encore un observateur qui examine la solitude ?
Ou n’y a-t-il plus qu’un état de solitude, mon esprit lui-même étant vide et seul là où il y avait un observateur conscient de la présence de la solitude ?
Je crois qu’il est capital de saisir cela au vol, sans trop s’attarder sur les mots.
Quand nous disons par exemple : « Je suis envieux, je veux me débarrasser de mon envie », il y a alors un observateur et un phénomène observé ; l’observateur souhaite se débarrasser de ce qu’il observe.
Or, l’observateur et l’observé ne sont-ils pas une seule et même chose ?
C’est l’esprit lui-même qui a suscité cette envie, il lui est donc impossible d’agir sur elle.
Mon esprit observe donc la solitude ; le penseur a conscience de sa solitude.
Mais s’il demeure avec elle, en un contact total, sans la fuir, sans la traduire, et ainsi de suite, existe-t-il encore à ce moment-là une différence entre l’observateur et l’observé ?
Ou n’y a-t-il plus comme unique fait que la réalité du vide et de la solitude de l’esprit ?
L’esprit a cessé d’observer le vide dans lequel il se trouve : il est lui-même ce vide.
L’esprit peut-il donc, ayant pris conscience de sa vacuité comme d’un fait, et voyant que, quels que soient ses efforts, tout mouvement de recul face à cette vacuité n’est qu’une évasion, une dépendance – l’esprit peut-il donc se défaire de toute dépendance, et être ce qu’il est, complètement vide, complètement seul ?
Et s’il est dans cet état-là, n’est-on pas délivré de toute dépendance, de tout attachement ? »

Jiddu Krishnamurti

Le bonheur – Lama Guendune Rinpoché

Eveil Oriental - Le Blog

LE BONHEUR

Le bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d’effort et de volonté mais réside là, tout près, dans la détente et l’abandon.

Ne t’inquiète pas, il n’y a rien à faire.

Tout ce qui s’élève dans l’esprit n’a aucune importance parce que n’a aucune réalité. Ne t’y attache pas. Ne te juge pas.

Laisse le jeu se faire tout seul, s’élever et retomber, sans rien changer, et tout s’évanouit et commence à nouveau sans cesse.

Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir.

C’est comme un arc-en-ciel qu’on poursuit sans jamais le rattraper. Parce qu’il n’existe pas, qu’il a toujours été là et t’accompagne à chaque instant.

Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises ; elles sont comme des arcs-en-ciel.

A vouloir saisir l’insaisissable, on s’épuise en vain. Dès lors qu’on relâche cette saisie l’espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.

Alors…

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