Au coeur de l’égo – Eckart Tolle

« La Vie vous donne n’importe quelle expérience qui est la plus aidante pour l’évolution de votre conscience. Comment savez-vous que c’est l’expérience dont vous avez besoin? Parce que c’est l’expérience que vous avez en ce moment. »

Eckhart Tollé

Celui qui observe la solitude existe-t-il vraiment ?

Jiddu Krishnamurti
Jiddu Krishnamurti

L’observateur et l’observé – Celui qui observe la solitude existe-t-il vraiment ?

« Mon esprit observe la solitude ; il l’évite, il la fuit.
Mais si je cesse de la fuir, y a-t-il une division, y a-t-il une séparation, existe-t-il encore un observateur qui examine la solitude ?
Ou n’y a-t-il plus qu’un état de solitude, mon esprit lui-même étant vide et seul là où il y avait un observateur conscient de la présence de la solitude ?
Je crois qu’il est capital de saisir cela au vol, sans trop s’attarder sur les mots.
Quand nous disons par exemple : « Je suis envieux, je veux me débarrasser de mon envie », il y a alors un observateur et un phénomène observé ; l’observateur souhaite se débarrasser de ce qu’il observe.
Or, l’observateur et l’observé ne sont-ils pas une seule et même chose ?
C’est l’esprit lui-même qui a suscité cette envie, il lui est donc impossible d’agir sur elle.
Mon esprit observe donc la solitude ; le penseur a conscience de sa solitude.
Mais s’il demeure avec elle, en un contact total, sans la fuir, sans la traduire, et ainsi de suite, existe-t-il encore à ce moment-là une différence entre l’observateur et l’observé ?
Ou n’y a-t-il plus comme unique fait que la réalité du vide et de la solitude de l’esprit ?
L’esprit a cessé d’observer le vide dans lequel il se trouve : il est lui-même ce vide.
L’esprit peut-il donc, ayant pris conscience de sa vacuité comme d’un fait, et voyant que, quels que soient ses efforts, tout mouvement de recul face à cette vacuité n’est qu’une évasion, une dépendance – l’esprit peut-il donc se défaire de toute dépendance, et être ce qu’il est, complètement vide, complètement seul ?
Et s’il est dans cet état-là, n’est-on pas délivré de toute dépendance, de tout attachement ? »

Jiddu Krishnamurti

Le bonheur – Lama Guendune Rinpoché

Eveil Oriental - Le Blog

LE BONHEUR

Le bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d’effort et de volonté mais réside là, tout près, dans la détente et l’abandon.

Ne t’inquiète pas, il n’y a rien à faire.

Tout ce qui s’élève dans l’esprit n’a aucune importance parce que n’a aucune réalité. Ne t’y attache pas. Ne te juge pas.

Laisse le jeu se faire tout seul, s’élever et retomber, sans rien changer, et tout s’évanouit et commence à nouveau sans cesse.

Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir.

C’est comme un arc-en-ciel qu’on poursuit sans jamais le rattraper. Parce qu’il n’existe pas, qu’il a toujours été là et t’accompagne à chaque instant.

Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises ; elles sont comme des arcs-en-ciel.

A vouloir saisir l’insaisissable, on s’épuise en vain. Dès lors qu’on relâche cette saisie l’espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.

Alors…

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Tout n’est que Projection

Projections
Projections

Dans une salle de cinéma, vous regardez l’écran, vous ne regardez jamais derrière vous, le projecteur est derrière vous. Le film n’est pas vraiment là sur l’écran ; il est uniquement une projection d’ombre et de lumière. Le film existe derrière vous, mais vous ne regardez jamais cela et c’est là qu’est le projecteur.
Votre mental est à l’origine de tout cela et le mental est le projecteur. Mais vous regardez toujours l’autre, parce que l’autre est l’écran.
Lorsque vous êtes amoureux, la personne semble belle, sans comparaison. Lorsque vous détestez, la même personne semble être la plus laide et vous ne vous rendez jamais compte de ce fait que la même personne peut être la plus laide, que la même personne peut être la plus belle…
Ainsi la seule façon d’atteindre la vérité est d’apprendre comment être immédiat dans votre vision, comment lâcher l’aide du mental. Cet agencement du mental est le problème, car le mental ne peut créer que des rêves… Par votre exaltation le rêve commence à ressembler à la réalité. Si vous êtes trop exalté alors vous êtes intoxiqué, alors vous n’êtes plus dans vos sens. Tout ce que vous voyez est alors uniquement votre projection et il y a autant de mondes qu’il y a de mental, car chaque mental vit dans son propre monde.

Osho Hsin Hsin Ming: The Book of Nothing Chapter 7

Commentaire :

L’homme et la femme de cette carte se font face, pourtant ils ne peuvent pas se voir clairement l’un l’autre. Chacun projette sur l’autre une image qu’il a construite dans son mental, couvrant ainsi le vrai visage de la personne qu’il regarde.
Chacun de nous est pris dans des projections de notre propre fabrication sur des situations et des personnes de notre entourage. Cela se produit lorsque nous ne nous rendons pas entièrement compte de nos propres demandes, désirs et jugements. Au lieu d’en prendre la responsabilité et de les intégrer, nous essayons de les attribuer à autrui. Une projection peut être diabolique ou divine, dérangeante ou réconfortante, mais c’est néanmoins une projection ; un nuage qui nous empêche de voir la réalité telle qu’elle est.
La seule porte de sortie est d’identifier le jeu. Lorsqu’en vous surgit un jugement à propos d’une autre personne, retournez-le. Ce que vous voyez en l’autre ne vous appartient-il pas ? Votre vision est-elle claire ou opacifiée par ce que vous voulez voir ?

 

De la dépendance amoureuse à l’amour

De la dépendance à l'amour
De la dépendance à l’amour

 

Des relations de dépendance aux relations éclairées

 

Pouvons-nous transformer une relation de dépendance en une véritable relation?

Oui c’est possible. En étant présent et en intensifiant votre présence, et en amenant votre attention davantage dans le « maintenant ». Que vous viviez seul ou avec un partenaire, ceci reste la clé.­­

Pour que l’amour puisse fleurir, la lumière de votre présence doit être suffisamment forte pour que vous ne laissiez plus contrôler par le penseur ou le corps de souffrance et que vous n’assimiliez plus ceux-ci à ce que vous êtes. Vous connaître comme étant l’Etre derrière le penseur, le calme derrière le parasitage du mental, l’amour et la joie derrière la souffrance et ainsi la transformer.

Se dissocier de la compulsion à réfléchir, c’est être le témoin silencieux des pensées et des comportements, en particulier des scénarios mentaux qui se répètent et des rôles joués par l’égo.

Si vous cessez d’insuffler une existence au mental, celui-ci perd de son aspect compulsif, qui est fondamentalement dans l’obligation de juger et, par conséquent, à résister à ce qui est. Ceci crée conflits, mélodrames et nouveaux chagrins. En fait, dès l’instant où le jugement cesse par l’acceptation de ce qui est, vous êtes libéré du mental. Vous avez fait de la place pour accueillir l’amour, la paix et la joie.

En premier lieu, vous cessez de vous juger vous-même, et vous arrêtez ensuite de juger votre partenaire. Le plus grand déclencheur de changement dans une relation, c’est l’acceptation totale de votre partenaire tel qu’il est, sans aucun besoin de le juger ou de le changer de façon quelconque. Cette acceptation vous transporte immédiatement au-delà de l’égo. Tous les jeux du mental et les dépendances profondes sont alors révolus. Il n’y a plus ni tyran, ni victime, ni accusateur ni accusé.

Ceci met aussi un terme à toutes les dépendances et au fait que vous êtes attiré par les scénarios inconscients d’une autre personne et que vous leur permettez ainsi de se perpétuer.

Soit vous vous séparez dans l’amour, soit vous plongez en plus en plus profondément dans le présent ensemble, dans l’Etre.

Cela peut-il être aussi simple que ça ? Oui ça l’est !

L’amour est un état. L’amour n’est pas à l’extérieur mais au plus profond de vous. Il est en vous et indissociable de vous à tout jamais. Il ne dépend pas de quelqu’un d’autre, d’une forme extérieure. L’immobilité de la présence intérieure vous permet de sentir votre propre réalité intemporelle et sans forme, c’est à-dire la vie non manifeste qui anime votre forme matérielle. Elle vous permet aussi de sentir cette même vie au plus profond de chaque autre être humain et de toute autre créature. Vous voyez dorénavant au-delà du voile de la forme et de la division. Ceci est la réalisation, ceci est l’amour.

L’amour n’est pas sélectif, tout comme la lumière du soleil. Il ne fait pas en sorte qu’une personne soit spéciale. L’amour n’est pas exclusif. L’exclusivité n’est pas le propre de l’amour divin, mais celui de l’égo.

Par contre, l’intensité selon laquelle le véritable amour est ressenti peut varier. Il se peut qu’une personne vous reflète l’amour qui est en vous plus nettement et plus intensément que les autres. Et si cette personne ressent la même chose face à vous, on peut dire que vous êtes en relation d’amour avec elle.

Le lien entre vous et cette personne est le même que celui qui existe entre vous  et la personne assise à côté de vous dans l’autobus, ou que celui qui existe entre vous et un oiseau, un arbre ou une fleur. Seul diffère le degré d’intensité avec lequel vous sentez ce lien.

La véritable relation d’amour intervient quand quelque chose rend le mental impuissant. Quelque chose alors de plus réel se révèle et c’est ce qui rend une vraie communication possible.

La véritable communication, c’est la communion, la réalisation de l’unicité, qui est Amour.

Eckart Tolle – Le pouvoir du moment présent

Nous sommes UN !

Nous sommes UN
Nous sommes UN

C’est uniquement dans la mesure où nous sommes arrivés à connaître notre propre souffrance, où nous sommes entré en rapport avec elle, si tant est que nous l’ayons fait, que nous pourrons être assez intrépides, assez courageux et assez guerriers pour ressentir la souffrance des autres. dans cette mesure, nous pourrons accepter la souffrance des autres parce que nous aurons découvert que leur souffrance et la nôtre ne sont pas différentes.

Pema Chodrön

Pourquoi ça ne marche pas ? Eckart Tolle

« Vous ne réussirez jamais à arranger les formes ou
à accumuler toutes celles dont vous pensez avoir besoin
pour être vous-même. »
En tant qu' »ego » identifié à la forme, nous attendons « toujours plus » d’un hypothétique futur, qu’il s’agisse d’accumulations sur le plan matériel ou spirituel.:
« Si je gagnais au loto, je serai comblé … »
« Si je rencontrais le grand amour, je serais comblé … »
« Si je devenais un être très évolué spirituellement, je serai comblé … »

 » Puis-je être dans l’acceptation de ce qui EST comme cela EST, en cet instant même ? »