
Un truc sympa pour économiser de l’eau d’arrosage 😉
Une des vidéos de Betty, une québecoise très pointue dans sa compréhension des phénomènes..

REGARD BOUDDHISTE SUR LE BONHEUR
Du point de vu Bouddhiste, il existe deux sortes de bonheur. Le bonheur spirituel et le bonheur matériel. Tous deux sont des créations de notre esprit. Voyons ceci plus en détail.
Le bonheur spirituel.
Il se trouve par la pratique de la méditation, il ne change pas, nous apporte la paix, la tranquillité intérieure. Pour l’obtenir, nous devons être vigilants dans nos actions, nos paroles et nos pensées, ceci à tout moment du jour ou de la nuit. Ce bonheur permanent, inconditionnel, nous aide à changer nos attitudes, nos pensées ainsi que la perception objective des situations qu’il est possible de rencontrer dans une existence.
Le bonheur matériel.
Le bonheur matériel est une situation précaire, conditionnée et dépendante de facteurs divers et nombreux. Il est sans cesse changeant et nous devons en quelque sorte l’alimenter continuellement. Lorsque vous avez faim ou soif, si vous pouvez satisfaire à ces deux besoins, vous êtes heureux. Mais une fois ces deux exigences remplies, non seulement la situation redevient normale pour vous, laissant une sensation neutre et insipide, mais lorsque que la faim ou la soif reviennent, il faudra vous remettre en quête de boissons et de nourriture afin de satisfaire, à nouveau et sans cesse, ce besoin. Ainsi, l’effet est dépendant d’une cause; c’est le principe de la conditionnalité enseignée par Bouddha
Par extension à cet exemple, grossier, simple et compréhensible (car chacun de nous connaît cette situation de façon quasiment journalière), nous recherchons tous le bonheur dans la propriété au sens large du terme. Que ce soit l’appropriation d’êtres ou de biens matériels ou encore l’assouvissement de plaisirs plus subtils comme ceux des sens, tout cela répond au besoin iréfréné de satisfaire encore et encore ce tyran intérieur qu’est la poursuite du bonheur matériel. Ainsi, nous ne sommes jamais rassasiés et nous devenons malheureux une fois la sensation de bonheur passée. Notre vue erronée nous conduit alors a poursuivre à tout prix la sensation, même si cela devait se faire au prix du malheur d’autrui. C’est pour ce motif que le bonheur doit être recherché en nous-mêmes, que le meilleur refuge est en nous.
Trouver le bonheur selon le Dhamma
Selon le point de vue du Dhamma (l’enseignement de Bouddha), il est possible de trouver le bonheur inconditionnel. Il faut pour ceci cultiver certaines dispositions de l’esprit de façon durable et active. Sans notre engagement a développer ces attitudes intérieures, nous ne serons jamais heureux que par des objets conditionnés et impermanents, échappant par nature à toute volonté, apparaissant et disparaissant sans cesse.
Un jour un jeune homme demanda à Bouddha : »Qui est le plus heureux dans ce monde ? »
Bouddha lui répondit très brièvement ceci : »Quelqu’un qui se concentre dans l’action accomplie en pleine conscience trouve du bonheur. »
Cette réponse signifie que chacun d’entre nous devrait entraîner son esprit à se concentrer sur le moment présent. En effet, les esprits que l’on pourrait qualifier d’ordinaires, se perdent dans des pensées relatives au future ou au passé. Malheureusement, cela ne provoque bien souvent que regrets pour les actions passées et espoirs pour la condition future. Le passé étant hors de notre portée et le future n’étant que spéculations, notre esprit ne peut être que troublé ou inquieté par ces projections mentales.
En revanche, s’il est un moment ou notre influence peut agir, c’est le présent. Il est le seul à notre portée et nous pouvons en tirer de grands bénéfices. Cela signifie que lorsque vous mangez, votre esprit concentré sait que vous mangez. Lorsque vous buvez, votre esprit concentré sait que vous buvez. Certaines personnes font deux, trois, quatre choses à la fois, mais aucune de ces actions n’est faites correctement. Comment pourriez-vous étudier correctement un sujet, tout en mangeant, écoutant de la musique, regardant par la fenêtre ? Tout étudiant qui souhaite réussir ces examens sait parfaitement que seule une bonne concentration peut l’aider dans sa tâche.
La concentration étant établie, elle seule ne suffit pas. Il nous faut encore développer d’autres aptitudes comme celle de savoir se satisfaire de ce que l’on possède, de ne pas se tourner vers des extrêmes et de cultiver la « voie du milieu ». Une satisfaction simple et raisonnable, des désirs domptés, un esprit entraîné, de l’éthique, embrasser la voie du Dhamma, nous permettront d’être plus libre dans ce monde et les autres. Apprenons à nous contenter de ce que nous avons.
Souvent nous recherchons des causes extérieures à notre malheur, qui sont toujours autant de moyens pour avoir raison et souvent pour fuir notre responsabilité. Plus difficile est d’admettre nos fautes. Pour être heureux, il nous faut cultiver la confiance en nous même, il faut également apprendre à assumer la responsabilité de nos actes, nos paroles et nos pensées.
Notre bonheur passe aussi par les autres en ce sens qu’il faut faire preuve d’altruisme, nous devons tout mettre en oeuvre pour le bien-être d’autrui. Nous devons nous réjouir de leurs bonnes conditions de vie et chercher dans la mesure du possible à créer les occasions pour les aider par nos actes, nos paroles et nos pensées.
Lorsque nous sommes encore jeunes, il est souhaitable de mettre en pratique ces recommandations et ceci sans plus attendre. De telle sorte que lorsque la vieillesse, inéluctable, viendra épuiser nos dernières forces, nous aurons déjà utilisé notre vigueur d’antan pour faire le bien et avoir de bonnes conditions de renaissances futures, afin de recommencer encore et encore, de progresser sur la voie du Dhamma, ceci jusqu’à la libération du cycle des renaissances (Le Samsara).
Bouddha a dit :
« Ne faites pas des choses dont vous pourriez vous repentir plus tard. Si vous faites des choses bonnes, utiles et favorables, vous aurez du bonheur maintenant, demain et pour toujours. »
Selon une parole de Bouddha le bonheur est la meilleure richesse dans le monde.
Centre Bouddhiste international de Genève

Et si tout était vraiment aussi simple ? Les maîtres bouddhistes nous enseignent que le simple fait de laisser l’esprit en son état naturel est suffisant pour éliminer nos voiles et empreintes karmiques ou samskaras. En quoi cela consiste-t-il ? Justement, à ne rien faire et ce n’est pas si simple, sauf avec un peu d’entraînement 😉
Voici un petit texte de Lama Guendune, le Maître du Mahamudra
Pour parvenir à une méditation juste, il est essentiel d’obtenir une base solide de sa perspective. C’est pourquoi il est nécessaire d’écouter, de réfléchir encore et encore ; la répétition des notions fondamentales accoutume le méditant, avec leur exposition, jusqu’à ce qu’elles deviennent acquises par l’entraînement de l’esprit.
Au moment de méditer, les sources de déviations et d’égarements sont multiples et le méditant est souvent désorienté. Le rappel et l’intégration de paroles familières sont alors une aide précieuse.
Le texte est émaillé d’instructions orales de Lama Guendune Rinpoché qui en précisent la portée et le rendent accessible. Chacun peut y reconnaître ses propres expériences et incertitudes et trouver réponse à ses interrogations.
Dans sa simplicité même, l’attitude mentale correcte est difficile à cerner. Puisse ceci aider à l’acquérir. Dans la stabilisation de l’esprit, si le méditant pratique de manière trop rigide, en désirant une « stabilité stable » (1), ceci crée une situation d’activité mentale.
A l’orée de la session de méditation, la seule idée à émettre est : « Je me mets en méditation », sans plus produire aucune autre considération pendant la pratique, telle que « être libre de conceptions quant au désir de méditer est la phase préliminaire de la méditation ».
On demeure dans l’état de décontraction, ébahi, ouvert, sans saisie.
Lorsque cet entraînement s’affermit par la répétition de la pratique, on devient progressivement capable de demeurer sans distraction, dans l’état de clarté-vacuité, sans saisie, même au cours des quatre types d’activité (2), sans faire de cet état quelque chose d’« existant ».
On doit être capable de garder cette attention sans dispersion aussi longtemps que possible, tout d’abord le temps d’avaler une bouchée de nourriture ou de boire une gorgée de thé ou de réciter un « mani » ou encore de se lever et de faire trois pas. Puis, étant accoutumé, on s’applique à rester dans la dimension de clarté-vacuité, sans fixation. On demeure ainsi en toutes circonstances, bonnes ou désagréables, seul ou en société, sans jamais être distrait.
Ceci est illustré par une parole de Gampopa : « ne pas retracer le passé, ne pas aller au devant du futur, mais demeurer dans le dépouillement fondamental de la conscience du présent, telle qu’en elle-même ».
Que signifie : « ne pas retracer le passé ? » C’est ne pas se laisser aller à suivre les pensées qui évoquent des situations antérieures, ne pas attacher d’importance à ces pensées.
Que veut dire : « ne pas aller au devant du futur ? » C’est ne pas autoriser son esprit à anticiper sur de futures activités, ne pas se dire : « Dans l’avenir, je ferai ceci ou cela, accomplirai telle chose plutôt que telle autre. »
Le sens de « demeurer dans le dépouillement fondamental de la conscience du présent, telle qu’en elle-même », c’est demeurer naturel et détendu dans le moment présent sans le fixer, ni faire référence à quelque chose. C’est rester dans la vivacité propre de l’état non-artificiel : « si l’esprit n’est pas façonné, il est clair, si l’eau n’est pas trouble, elle est limpide ».
En demeurant ainsi, sans artifice, apparait une clarté sans concept, pure, inaltérée, qui dure l’espace d’un claquement de doigts, puis s’étend progressivement le temps de « traire une vache » (3).
On s’y exerce, sans voir la prolongation de cet état comme une qualité ou sa brièveté comme un défaut, mais en méditant libre d’attente et d’appréhension.
Puis lorsque dans l’expérience de non-conceptualité une pensée apparaît, on se pose dessus d’une façon très détendue. « L’esprit est lié par l’occupation (mentale), si on le détend, il se libère ; cela ne fait pas de doute » ; c’est ce qu’on appelle relâchement ou lâcher prise.
Lama Guendune
NOTES
1 – Stabilité mentale : le méditant a tendance à fixer une idée de la stabilité dans son esprit, et tente de conduire sa méditation pour parvenir à cet état supposé. Ce concept de stabilité, souvent lié à la recherche d’un esprit sans pensées, est un obstacle à la véritable compréhension de la stabilité mentale.
2 – Quatre types d’activités : en fait, terme qui induit toutes les activitésà travers les quatre attitudes du corps : assis, debout, en mouvement, couché.
3 – Image traditionnelle : dix, quinze minutes.
Source : jutier.net

Puisque l’éveil est la conséquence immédiate
de la cessation de la souffrance, plutôt que
rechercher l’éveil, attardons-nous à mettre en
pratique les moyens de nous libérer de la souffrance.
Inspiré de Sogyal Rinpoché
Petite note personnelle : j’ai passé 47 ans de ma vie à tourner en boucle dans ma souffrance, et Dieu sait que j’en avais ! J’utilisais toutes les thérapies à ma disposition pour essayer de m’en sortir, mes meilleurs amis étaient d’ailleurs des psys, je participais à de nombreuses formations « diplômantes » (reiki, PNL, analyse transactionnelle etc…) dans le but de me sortir enfin de cette maudite souffrance, mais ça ne fonctionnait pas ! Ca tenait quelques temps, quelques jours au mieux, tant que je n’étais pas vraiment confrontée à mes « névroses », mais quand il s’agissait d’adopter une attitude sereine face à mes difficultés, je replongeais de plus belle dans cette souffrance.
Et puis un jour pas comme les autres, un jour que je méditais intensivement dans un centre tibétain, un jour où j’étais dans une souffrance encore plus dense que d’habitude, un jour où j’étais complètement désespérée, me disant que je ne m’en sortirai jamais, qu’il n’y avait aucune issue, bref ce jour là, soudainement, je Me suis entendue penser ! Moi qui pensais que j’allais trouver ma solution à l’extérieur, dans des textes ou de nouvelles thérapies qui allaient enfin me libérer, je me suis rendue compte que le problème de fond était là, en moi, et ce, depuis toujours : cette petite voix qui tourne en boucle dans la tête, ce truc qu’on appelle l’égo, ou la saisie de la pensée.
A ce moment là, alors que j’étais en pleurs, j’ai failli exploser de rire, la supercherie m’a brusquement parue comme une évidence. Alors, depuis ce jour, j’ai commencé à observer les choses, mes pensées, ce que je prenais pour réel, j’ai lu, pratiqué et expérimenté.
Je suis loin d’être sortie de la souffrance, mais en tout cas, je vais beaucoup mieux du fait même de prendre du recul par rapport à mes propres pensées, et de lâcher prise sur la saisie que j’exerçais continuellement sur elles.
Je profite de ce message pour remercier toutes les personnes que j’ai perçues comme mes « ennemies », hommes ou femmes (si elles venaient à passer sur mon blog), c’est en me jetant à terre qu’elles m’ont permises de prendre conscience du jeu que Je me jouais depuis tellement longtemps !
Ce petit message a pour unique but de partager mon expérience personnelle, ce n’est pas une croyance ni un dogme, simplement mon expérience et une profonde conviction que nous sommes la clé de nos réussites et de nos échecs, et que rien n’est extérieur à soi.
Je vous souhaite une belle journée
Françoise
Bouddhiste et fière de l’être 😉
Une offre sympathique de vie sereine, pour vous les bloggeurs…
---Redacteur Français - Ecrivain Public---
Oui, mais c’est aujourd’hui seulement !
Pour vous permettre de voir ce qu’un rédacteur web peut faire pour vous, je vous propose de vous faire une offre. Une offre que je ne renouvellerai sans doute pas ! Je vous propose de me contacter pour voir ensemble ce dont vous auriez besoin pour votre blog ou votre site. Si vous trouvez que votre blog ne remonte pas assez dans les moteurs de recherche, si vous trouvez qu’il n’attire pas assez de monde, alors je vous propose, pendant une semaine, de vous écrire des articles tous les deux jours, soit les mardis, jeudi et samedi. Et tous ces articles seront GRATUITS !
Ces trois articles seront écrits selon vos demandes et la thématique de votre blog. Il vous suffira de me donner les mots clés qui devront apparaître dans votre article et je me charge de…
Voir l’article original 206 mots de plus

« Chers amis, aujourd’hui je voudrais vous faire partager les cinq méthodes pour mettre fin à la colère et à la haine. Je vous prie de m’écouter attentivement et de méditer sur ce que je vais vous dire. »
Les moines consentirent à l’écouter attentivement.
« Quelles sont ces cinq méthodes pour mettre fin à la colère et à la haine ? demanda le Vénérable Sariputta.
« Voici la première méthode, chers amis :
« Si les actions d’une personne ne sont pas aimables mais que ses paroles le sont et qu’elle nous met en colère, parce que nous sommes sages, nous devrions savoir comment méditer pour mettre fin à notre irritation ou à notre colère.
« Chers amis, imaginons un moine qui pratique l’ascétisme et aime se vêtir d’une robe faite de morceaux de tissu. Un jour, il passe devant un dépotoir dégoûtant avec des excréments, de l’urine, du pus et d’autres saletés et il voit un morceau de tissu encore intact. De sa main gauche, il ramasse le tissu et de sa main droite, il l’étend. En voyant que le morceau de tissu n’est pas encore troué ni sali par les excréments, l‘urine, le pus et d’autres saletés, il le plie aussitôt, le garde et le rapporte chez lui pour le laver puis le coudre avec d’autres morceaux afin de faire une robe.
« Chers amis, de la même manière, quand une personne n’agit pas avec bonté mais prononce encore des paroles aimables, ne prêtons pas attention à ses actes. Par contre, pensons uniquement à ses paroles afin de pouvoir mettre fin à notre irritation ou à notre colère. Un sage devrait pratiquer ainsi.
« Ceci est la deuxième méthode, mes chers amis :
Si une personne ne dit pas de paroles aimables mais agit avec bonté, et qu’elle nous met en colère, comme nous sommes sages, nous devrions savoir comment méditer pour mettre fin à notre irritation ou à notre colère.
« Mes chers frères, disons que non loin du village se trouve un lac profond. Mais sa surface est couverte d’algues et d’herbes. A ce moment, une personne torturée par la faim, la soif et la chaleur s’approche du lac. Elle se déshabille, pose ses vêtements au bord du lac, plonge dans l’eau, écarte les algues et les herbes de ses deux bras, se désaltère et savoure la baignade.
« Chers amis, il en est ainsi quand quelqu’un ne dit pas de paroles aimables mais agit avec bonté. Ne prêtons pas attention à ses paroles mais soyons attentifs uniquement à ses actes aimables afin de mettre fin à notre colère. Un sage devrait pratiquer ainsi.
« Ceci est la troisième méthode, chers amis :
Si une personne n’agit ni ne parle gentiment mais a encore quelques pensées aimables et nous met en colère, comme nous avons une vision profonde, nous devrions chercher à méditer de façon à pouvoir mettre fin à notre colère.
« Chers amis, supposons qu’une personne qui se trouve à bout de force et qui souffre de la soif, de la pauvreté, de la chaleur et des afflictions, arrive à un carrefour où se trouve l’empreinte de pas d’un buffle dans lequel un peu d’eau de pluie stagne encore. La personne pense : « Comme il y a très peu d’eau dans cette empreinte de pas de buffle, si je prends l’eau avec ma main ou une feuille, je risque de la remuer et de la rendre trouble, boueuse et imbuvable. Dans ce cas, je ne pourrais pas me désaltérer, mettre fin à ma misère, à la chaleur et à mes afflictions ». En se disant ‘Agenouille-toi, pose tes bras et tes genoux par terre et bois l’eau directement de ta bouche’, cette personne se met immédiatement à genoux avec ses bras complètement sur le sol et boit en posant sa bouche juste sur le trou creusé par l’empreinte.
« Mes chers frères, de la même manière, quand une personne n’agit ni ne parle gentiment, mais a encore un peu d’amabilité dans ses pensées, ne prêtons pas attention à ses actions ou à ses paroles peu aimables, mais soyons attentifs par contre seulement à ses rares pensées aimables afin de pouvoir mettre fin à notre colère ou à notre haine. Un sage devrait pratiquer ainsi.
« Ceci est la quatrième méthode, chers amis :
Si une personne n’agit ni ne parle gentiment et que dans son coeur, il ne reste plus rien que l’on puisse appeler aimable, si nous sommes en colère et que nous sommes sages, nous devrions chercher à méditer de façon à pouvoir mettre fin à cette colère.
« Chers amis, supposons qu’une personne voyage loin et tombe malade le long du chemin. Le dernier village qu’elle a quitté depuis longtemps, et celui vers lequel elle se dirige, sont encore bien loin. Souffrant, épuisée, seule, elle tombe dans le désespoir en sachant qu’elle mourra sur le chemin. A ce moment-là, quelqu’un apparaît, la trouve dans cet état et lui porte secours immédiatement. Il la soutient de ses bras pour l’emmener au prochain village, prend soin d’elle, la soigne et lui fournit tous les aliments et les médicaments nécessaires. Grâce à son aide, la personne est sauvée. Si cette personne est sauvée, c’est grâce à l’amour et à la compassion de l’autre.
« De la même manière, chers amis, quand nous voyons quelqu’un qui n’agit ni ne parle avec bonté et qui n’a rien dans son coeur qui s’apparente à l’amabilité, nous devrions penser ceci :
« Une personne dont les actes, les paroles et les pensées ne sont pas aimables est une personne qui souffre beaucoup. Elle s’engage certainement dans un chemin extrêmement dangereux. Si elle ne rencontre pas d’ami, elle n’aura aucune chance de se transformer et d’aller dans la voie qui mène au bonheur. » En pensant ainsi, nous pouvons ouvrir notre coeur à la compassion et à l’amour, mettre fin à notre colère et aider l’autre personne. Un sage devrait pratiquer ainsi.
« Ceci est la cinquième méthode, chers amis :
Si quelqu’un agit et parle gentiment, s’il est également aimable dans ses pensées et que malgré cela, mous sommes en colère ou jaloux contre lui, comme nous sommes sages, nous devrions chercher à méditer de façon à pouvoir mettre fin à notre colère.
« Chers amis, supposons que, non loin d’un village, se trouve un beau lac. L’eau du lac est aussi limpide que douce. Le fond est profond et plat. Le bord est régulier et couvert d’herbes fraîches et les quatre côtés sont ombragés par des arbres luxuriants et verts. Une personne qui a soif, qui souffre des afflictions, de la chaleur et qui est couverte de sueur, arrive au lac. Elle se déshabille, pose ses vêtements au bord du lac, se plonge dans l’eau, se désaltère et savoure pleinement la baignade. Sa chaleur, sa soif et ses afflictions se dissipent. Il en est ainsi, chers amis, quand nous voyons quelqu’un qui agit, parle et pense gentiment. Nous devrions reconnaître cette amabilité reflétée dans les trois domaines, actions, paroles et pensées, sans laisser la colère ou la jalousie nous envahir. Si nous ne savons pas comment vivre heureux avec une personne aussi fraîche, nous ne vivons vraiment pas dans la sagesse.
« Mes chers frères, j’ai partagé avec vous les « Cinq méthodes pour mettre fin à la colère ».
Après avoir entendu le Vénérable Sariputta, les moines furent heureux de recevoir ces enseignements et de les mettre en pratique.
Merci à Jeff Bottero qui a publié cet article sur Facebook