
Tant que durera l’espace,
Et tant qu’il y aura des êtres,
Que moi aussi je demeure
Pour dissiper les douleurs du monde
– Shantideva –

CHÉRIR LES AUTRES, UNE VOIE VERS LE BONHEUR…
Erreur : être égoïste.
Pourriez-vous vous soucier des autres, tout en pensant à vous-même ? Étonnant, peut-être, car la façon d’aborder le souci d’autrui est envisagé ici d’un point de vue égoïste.
Laissez-moi vous expliquer pourquoi cette approche est possible. Vous voulez le bonheur et rejetez la souffrance, et pour que les autres soient bons envers vous, il suffit de vous montrer gentil, bienveillant et respectueux à leur égard.
Finalement, en retour, ils feront croître votre bonheur. Et vice versa, si vous tenez à les haïr ou à manifester de la colère à leur encontre, ils adopteront une attitude similaire, et vous y perdrez votre joie.
Dalai Lama

Être orgueilleux et avoir confiance en soi sont deux choses très différentes.
La confiance en soi s’appuie sur la connaissance réelle et l’acceptation de ce que l’ont est vraiment.
L’orgueil repose sur une surestimation de soi qui annihile toute faculté de jugement.
Pour s’en guérir ou s’en prémunir, et garder les pieds sur terre, il convient de ne pas prendre en compte les succès rencontrés mais les aspects moins plaisants de notre existence.
– Dalaï Lama –

▪ Souhaits pour renaître en un champ d’éveil
‘’…Même si nous n’avons pas fait les pratiques spécifiques dont nous venons de parler ni reçu leurs instructions, étant donné que les imprégnations de l’esprit sont déterminantes à la mort et dans le bardo, les prières et les souhaits que nous avons faits de notre vivant et dont notre conscience est imprégnée peuvent diriger spontanément notre esprit vers un champ pur d’éveil libre des conditionnements du Samsara.
Parmi les divers aspects du Bouddha vers lesquels il est possible de diriger son esprit, Amitabha, Tchenrezi et leur champ d’éveil Sukhavati sont particulièrement importants.
Si de notre vivant, nous faisons des souhaits pour renaître en Sukhavati, à notre mort, sans que nous nous y rendions comme un lieu physique ordinaire, nous y renaîtrons vraiment, par la seule pensée des souhaits de Sukhavati. En effet, notre corps de cette vie,’’corps de karma à pleine maturité ‘’, est composé d’éléments substantiels auxquels nous nous identifions, ce qui empêche l’esprit de se rendre où il le souhaiterait. Par contre, dans le bardo du devenir, ce corps matériel n’étant plus, le corps mental a le pouvoir de se déplacer comme la pensée. C’est alors que par le pouvoir des souhaits formulés par le Bouddha Amitabha, par Tchenrezi et par nous-mêmes, peut s’établir une connexion qui dirige l’esprit vers Sukhavati et l’y fait vraiment naître. Cela est particulièrement possible durant la première semaine de l’existence dans le bardo du devenir ; lorsque nous prenons de nombreuses fois conscience que nous sommes mort, alors, par la force des habitudes installées de notre vivant, nous adressons à Amitabha et Tchenrezi nos prières pour renaître en Sukhavati et, par le pouvoir de celles-ci, en un seul instant nous pouvons y reprendre naissance effectivement. Ainsi, si pendant notre vie nous récitons régulièrement et sincèrement les souhaits de Sukhavati, nous porterons en nous, à notre mort, l’aspiration à y aller. Cette aspiration agira sur notre esprit et deviendra le moyen d’y renaître et d’y obtenir la libération plus rapidement que si nous voyagions en avion ou en fusée !
Cependant peuvent se présenter des obstacles à cette naissance en Sukhavati. Si, par exemple, notre famille ou notre conjoint nous pleurent ou nous demande de revenir à la vie, si l’attitude de nos proches provoque en nous tristesse, attachement ou colère, notre esprit ne pourra pas alors se diriger vers Sukhavati, partagé qu’il sera alors entre deux pensées : l’aspiration à se rendre en Sukhavati et le souvenir de ceux qui lui sont chers. Les liens de l’attachement peuvent être alors suffisamment contraignants pour rendre vain l’élan de la pensée vers Sukhavati. Il en sera de même si nous demeurons attachés au monde que nous venons de laisser, à nos possessions ou à notre position sociale. Ces liens dirigeront de nouveau notre esprit vers ce qu’il vient de quitter et le détournerons de Sukhavati. Fort heureusement, il existe un moyen pour parer ce danger : s’habituer dès maintenant à considérer tous ceux qui nous sont chers, ainsi que ce que nous possédons, comme une offrande définitive à Amitabha et Tchenrezi. La pensée que les êtres et les choses ne nous appartiennent plus neutralise le mouvement affectif, qui autrement, nous y lierait. D’une façon générale, nous offrons à Amitabha et Tchenrezi tout ce à quoi nous pourrions être attachés et, leur ayant ainsi fait cette dédicace pleine et complète, nous ne conservons aucun attachement.
Les personnes âgées dont l’engagement dans le Dharma est récent peuvent penser, à bon endroit, qu’elles n’auront pas le temps d’aborder beaucoup de pratiques profondes, comme celles de Mahamoudra et d’autres, qui permettent d’atteindre l’éveil en cette vie ; elles peuvent se dire qu’elles n’ont plus le temps ni les capacités de se consacrer à des pratiques longues et difficiles. Ce ne doit pourtant pas être une cause de découragement ; avoir grande confiance en Amitabha et Tchenrezi, faire des souhaits sincères pour renaître dans le champ pur de Sukhavati et réciter le mantra de Tchenrezi ont pour résultat infaillible d’y renaître dès après la mort.
La naissance en Sukhavati est apparitionnelle, c’est à dire que l’être qui y renaît apparaît immédiatement en présence d’Amitabha et de Tchenrezi. La vision directe que nous en avons alors est telle qu’elle fait atteindre immédiatement la première terre de Bodhisattva, nommée ‘’Joie extrême ‘’. Cet état correspond à l’éveil initial, à partir duquel il n’est plus de retour dans les chaînes du Samsara ; c’est la libération initiale.
Le nom de ce champ pur d’Amitabha, ‘’ Sukhavati, signifie ‘’Grande Félicité, car l’esprit, libéré de toutes les souffrances et douleurs du Samsara, n’y connaît que bonheur et joie. Renaître en cet état spirituel met un terme au cycle des renaissances ; l’esprit y est libéré du voile du karma, ses qualités éveillées commencent à se révéler et à oeuvrer pour le bien des êtres. Mais si l’esprit est bien alors purifié du voile du karma et de la plus grande part du voile des passions, il lui reste encore des impuretés subtiles. C’est néanmoins un état qui jouit de qualités importantes à partir desquelles il est possible d’aider les êtres, tous ceux qui sont restés dans le Samsara. Il est possible de mettre en oeuvre divers moyen pour leur venir en aide et les conduire vers la libération.
D’une façon générale, il existe de nombreux domaines d’éveils : au niveau du corps informel du Bouddha, le Dharmakaya ; au niveau du corps d’expérience parfaite, le Sambhogakaya, et au niveau du corps d’émanation, le Nirmanakaya. Sukhavati est un domaine d’éveil avec des formes, au niveau du Nirmanakaya, le corps d’émanation. De ce fait, il est encore soumis à certaines limitations. Pour donner un exemple, en Sukhavati demeure une sorte de changement, une forme d’impermanence. Ce ne sont certes pas l’impermanence et le changement grossiers que nous connaissons dans le plan d’existence qui est le nôtre, mais c’est cependant une forme subtile de changement.
Il y a quatre facteurs déterminants pour renaître en Sukhavati
– le premier est de se représenter clairement la présence de Sukhavati, d’ Amitabha et de Tchenrezi, de développer intensément le sentiment de la présence réelle, leur magnificence et leur domaine où toutes les apparences sont brillantes et lumineuses comme si elles étaient faites de joyaux.
– le deuxième est notre pratique du dévoilement-développement, la purification des voiles de l’esprit et le double développement de bienfait et d’intelligence immédiate.
– le troisième est cette motivation altruiste de bodhicitta, l’esprit d’éveil.
– fondé sur bodhicitta, le quatrième facteur est l’aspiration qui provient de souhaits puissants et sincères pour renaître en Sukhavati.
De ces quatre facteurs c’est l’aspiration qui est le plus important et le plus déterminant.
Ces instruction sur Sukhavati ne sont pas seulement une promesse pour l’avenir ; être convaincu de leur validité et les appliquer dissipent de nombreuses souffrances en cette vie même. La vieillesse est habituellement accompagnée d’un cortège d’afflictions : manger beaucoup crée des troubles, manger peu en crée d’autres ; nous ne sommes pas à l’aise dans des vêtements chauds et épais, mais des vêtements légers ne garantissent pas du froid…Plus encore que ces incommodités physiques, pèse la souffrance mentale de l’approche de la mort. Par contre, si nous faisons des souhaits dès maintenant pour renaître en Sukhavati et si nous avons la conviction que ces souhaits se réaliseront, la vieillesse, loin d’être cause de tourments, devient source de joie, par l’ espérance de quitter ce monde pour un autre, meilleur.
Si vous ne pouvez faire diverses pratiques ni même des souhaits pour renaître en Sukhavati, vous pouvez au moins vous informer de ce que sont les dix actes positifs et les dix actes négatifs, vous exercez à adopter les premiers et à abandonner les seconds ; cela vous conduira, ultérieurement, à obtenir une existence humaine heureuse dans laquelle vous pourrez rencontrer le Dharma et avancer progressivement sur la voie de l’éveil. ‘’
Extrait de « La Voie du Bouddha » de Kalou Rinpotché – éditions sagesses.

Vacuité et compassion se soutiennent
Lorsqu’on comprend bien la notion de vacuité de l’esprit et qu’on réalise ce qu’elle signifie, l’esprit se dilate dans une joie, un bonheur et une liberté qui lui sont propres. De plus, on voit alors que les êtres ordinaires, ne percevant pas cette vacuité, pensent en termes de « moi » et de « j’existe ».
Cette erreur leur fait prendre tous les phénomènes pour réels et ils expérimentent toutes sortes de souffrances.
La compassion que l’on conçoit pour eux est d’autant plus grande qu’on perçoit le fondement du mécanisme de la souffrance.
Compréhension de la vacuité et compassion se soutiennent en fait mutuellement.
– Kalou Rinpoché –
Je vous invite à regarder les 6 vidéos de la playlist, c’est de l’authentique !
Somasekha est née au Cambodge.
Lorsque la guerre éclata, elle dut quitter son pays à l’âge de cinq ans. Accueillie en France, elle y grandit, fit ses études de droit et devint juriste. Très jeune, elle fut animée par la quête du sens de la vie et du bonheur véritable. Cet élan ainsi que ses racines familiales l’amenèrent à découvrir la philosophie bouddhiste qu’elle approfondit pendant de nombreuses années. Elle l’étudia ainsi pendant quatre ans, en Inde, au Kibi (Institut international des hautes études philosophiques bouddhiques).
Parallèlement, elle accomplit des retraites méditatives qui lui ont permis de développer une expérience directe du corps, des énergies et de l’esprit ainsi qu’un don naturel pour le soin. Elle put ainsi accompagner et soigner nombre de personnes pendant huit ans.
Par un bel après-midi hivernal, alors que je me promenais dans les rues et les jardins d’Amsterdam, le voile se déchira ; le sentiment d’être un individu séparé s’évanouit.
Il n’y avait alors plus de temps, ni d’intérieur ni d’extérieur. Plus de sujet ni d’objet.
Ce que je croyais être le monde apparaissait sous un jour nouveau et dans une fraîcheur insoupçonnée. Au-delà de la frontière duelle, il se révèle comme étant la radiance naturelle de la conscience infinie ; l’expression libre de sa joie, de son extase, de son amour inconditionnel.
L’amour est le chant de liberté de la conscience ; son parfum de vie ; son sourire divin.
Il embrasse toute chose ; il est toute chose.
Dans l’espace ouvert et clair de cette évidence,
Il y avait plénitude et éveil à la beauté de la vie.
Plénitude d’avoir retrouvé sa terre originelle ;
Plénitude de paix et d’amour ;
Plénitude du Cœur.
Playlist (6 vidéos) :

28 janvier 2012 / Updated on 25 août 2013
Précepte 1. Ne discriminez jamais quiconque en fonction du nom, de l’apparence, de la couleur de la peau, de la classe sociale, des croyances, de la communauté d’appartenance, du pouvoir, de la position sociale ou des qualifications. Abandonnez également toute distinction entre les concepts de « matériel » ou « spirituel ».
Précepte 2. En vous familiarisant avec le Dharma éternel, la Voie et le Bouddha, demeurez respectueux de toutes les religions et croyances.
Précepte 3. Renoncez aux mensonges, aux accusations, aux contre-accusations, aux dénigrements ainsi qu’à toutes formes de commérages sans fondement.
Précepte 4. Délaissez toutes philosophies ou voies qui engendrent des divisions et des différences d’opinion; prenez la Voie Véritable.
Précepte 5. Demeurez constamment en union avec l’Essence du Bouddha; lui qui a suivi la Voie vraie et parfaite tout au long de sa vie et qui a renoncé à toute action malveillante.
Précepte 6. N’ayant pas encore atteint l’Illumination vous-mêmes, ne cherchez pas à prouver ce qu’elle est avec des mots savants; tant que vous serez dans la confusion, évitez de propager la confusion chez les autres.
Précepte 7. Renoncez à toutes formes de violence et de meurtres envers les êtres sensibles; par le fait même, ne consommez que de la nourriture saine qui ne nécessite aucune souffrance.
Précepte 8. N’ayez pas des opinions bornées vis-à-vis des peuples ou des pays sur la base de leur nationalité.
Précepte 9. En vous engageant sur la Voie vraie et parfaite du Bouddha, accomplissez des actions qui profitent à la Terre.
Précepte 10. Lorsqu’une personne réalise la Vérité, la Voie du Bouddha prend forme; ainsi atteignez l’Illumination pour tous les êtres sensibles.
Précepte 11. Grâce à une compréhension intériorisée des nombreux préceptes, restez dans l’état de Pure Conscience le plus élevé et profond; vous pourrez ainsi vous libérer de toutes vos servitudes.
En pratiquant ces préceptes, comme les membres de la Sangha tentent de les intérioriser, vous apporterez de nombreux bénéfices pour vous-mêmes ainsi que pour tous les êtres.
Puissiez-vous tous comprendre que ces préceptes ne visent pas à vous contraindre mais bien au contraire, à vous libérer de tous vos esclavages.
Traduit par: Jyampa Lhamo