Les quatre évènements importants de la vie du Bouddha Sakyamuni
Pendant ces quatre jours très spéciaux qui commémorent les principales activités du Bouddha Sakyamuni, il est particulièrement bénéfique de pratiquer la vertu sous toutes ses formes.
Faire des souhaits, des prières, pratiquer la générosité, offrir des lumières,… avoir de bonnes pensées. Les bienfaits accomplis en ces jours seront extraordinairement multipliés.
Chotrul dutchen – Jour des miracles
lundi 25 février 2013
Alors que le Bouddha touchait à sa 57e année, en l’année mâle Dragon de feu, il démontra avec virtuosité de grands miracles à Sravasti et, ce faisant, il établit des foules de disciples en la terre de l’éveil.
Saga daoua dutchen – Naissance, Éveil et Paranirvana du Bouddha Sakyamuni
samedi 25 mai 2013
La naissance : Maya, sa mère le porta en son sein pendant 10 mois lunaires. Au terme de ce temps elle se rendit dans un endroit appelé Lumbini, dans un parc nivelé et spacieux. À un moment donné, elle était en train de se promener et comme elle était fatiguée, elle s’appuya contre un arbre. Elle demeura debout ainsi et de son côté droit le Bouddha pris naissance. Il vint au monde sans qu’elle ne ressente aucune douleur.Immédiatement après sa naissance, il fut reçu par différents dieux, comme Indra. Il fut tout de suite capable de marcher et exécuta sept pas dans chacune des quatre directions en disant différentes paroles du Dharma.
L’éveil : Après avoir enduré une ascèse de six années, il se rendit à Bodhgaya, s’assit dans la posture du lotus au pied de l’arbre de la Boddhi sur un coussin d’herbe kusa, et fit cette déclaration :« jusqu’à l’extinction de toute souffrance et tant que je n’aurais pas obtenu l’authentique épuisement de toute effusion, fût-ce au prix même de ma vie, je ne bougerai pas d’ici ! »
Alors, Mara (le grand démon de l’illusion) fit déferler sur lui des pluies d’armes de toutes sortes que le Bouddha lui rendit sous forme de fleurs. Une fois vaincue les hordes de démons déchaînés il manifesta le plein et parfait Éveil.
Le Paranirvana : Alors, sachant le moment venu de montrer son dernier acte, le bienheureux se rendit à Kusinagar. Afin de montrer par liaison d’interdépendance qu’à l’avenir la doctrine du victorieux allait s’étendre vers le nord il tourna sa tête dans cette direction.En sa 88e année, en ce grand jour saint qu’est le 15e jour du mois de saga, afin d’exhorter les disciples à la pratique du Dharma, et qui croyaient qu’il vivrait éternellement, il leur dit sa dernière parole : « Ô moines tous les éléments de l’existence, produits des causes et conditions, sont impermanents ».
Puis il s’allongea dans la posture du lion et montra l’apparence de passer au-delà des peines.
Par le pouvoir des prières de l’esprit d’éveil qu’il avait formulé jadis, il bénit ce monde pour que son enseignement y perdure pendant 5000 ans.
Tcheukor Dutchen – Premier enseignement du Bouddha : les quatre nobles vérités
vendredi 12 juillet 2013
Après avoir atteint l’éveil complet, le Bouddha demeura en samadhi pendant quarante-neuf jours.
Ensuite les dieux Indra et Brahma apparurent, et lui offrir respectivement une conque dextrogyre et une roue d’or en lui demandant d’enseigner la voie grâce à laquelle il avait atteint l’éveil.
Le Bouddha accepta cette requête et se rendit à Varanassi (Bénarès) dans un lieu nommé « le parc des gazelles », où il donna son premier enseignement à ses premiers disciples et à une foule de disciples innombrables.
Ce fut l’enseignement des « quatre nobles vérités » :
La vérité de la souffrance, décrit la condition qui embrasse tout aspect et tout moment de l’existence au sein du monde conditionné (samsara).
La vérité de l’origine de la souffrance, comprend les perturbations mentales et les actions karmique qui sont les causes du monde conditionné.
La vérité de la cessation de la souffrance, est le Nirvana, l’état qui est la transcendance des tourments du monde conditionné.
La vérité du chemin, comprend les enseignements et les pratiques qui sont les moyens de l’obtention de la vérité de la cessation, et de ce fait, de l’obtention de la libération du monde conditionné.
Lhabab dutchen – Descente du ciel de Tushita
dimanche 24 novembre 2013
Alors que le bienheureux avait atteint sa 41e année il visita le sommet du royaume céleste des trente-trois dieux (Tushita) ou demeurerait sa mère, afin de lui enseigner le Dharma, ainsi qu’aux dieux . Il demeurera ainsi en retraite d’été dans le paradis des trente-trois.
Pendant ce temps Maugalyayana s’occupait de veiller sur la doctrine et passait la retraite d’été à Sravasti.
Sur la fervente requête de quatre personnes de son entourage le grand Maugalyayana s’en alla par ses pouvoirs miraculeux au sommet du royaume des trente-trois afin de prier le bienheureux de revenir.
En ce jour auspicieux, le 22e du neuvième mois, il redescendit de Tushita sur une triple échelle que lui avaient disposée les dieux.
Ce moment fut appelé le grand jour saint de la descente du monde des dieux.
Pourriez-vous vous soucier des autres, tout en pensant à vous-même ? Étonnant, peut-être, car la façon d’aborder le souci d’autrui est envisagé ici d’un point de vue égoïste.
Laissez-moi vous expliquer pourquoi cette approche est possible. Vous voulez le bonheur et rejetez la souffrance, et pour que les autres soient bons envers vous, il suffit de vous montrer gentil, bienveillant et respectueux à leur égard.
Finalement, en retour, ils feront croître votre bonheur. Et vice versa, si vous tenez à les haïr ou à manifester de la colère à leur encontre, ils adopteront une attitude similaire, et vous y perdrez votre joie.
Être orgueilleux et avoir confiance en soi sont deux choses très différentes.
La confiance en soi s’appuie sur la connaissance réelle et l’acceptation de ce que l’ont est vraiment.
L’orgueil repose sur une surestimation de soi qui annihile toute faculté de jugement.
Pour s’en guérir ou s’en prémunir, et garder les pieds sur terre, il convient de ne pas prendre en compte les succès rencontrés mais les aspects moins plaisants de notre existence.
‘’…Même si nous n’avons pas fait les pratiques spécifiques dont nous venons de parler ni reçu leurs instructions, étant donné que les imprégnations de l’esprit sont déterminantes à la mort et dans le bardo, les prières et les souhaits que nous avons faits de notre vivant et dont notre conscience est imprégnée peuvent diriger spontanément notre esprit vers un champ pur d’éveil libre des conditionnements du Samsara.
Parmi les divers aspects du Bouddha vers lesquels il est possible de diriger son esprit, Amitabha, Tchenrezi et leur champ d’éveil Sukhavati sont particulièrement importants.
Si de notre vivant, nous faisons des souhaits pour renaître en Sukhavati, à notre mort, sans que nous nous y rendions comme un lieu physique ordinaire, nous y renaîtrons vraiment, par la seule pensée des souhaits de Sukhavati. En effet, notre corps de cette vie,’’corps de karma à pleine maturité ‘’, est composé d’éléments substantiels auxquels nous nous identifions, ce qui empêche l’esprit de se rendre où il le souhaiterait. Par contre, dans le bardo du devenir, ce corps matériel n’étant plus, le corps mental a le pouvoir de se déplacer comme la pensée. C’est alors que par le pouvoir des souhaits formulés par le Bouddha Amitabha, par Tchenrezi et par nous-mêmes, peut s’établir une connexion qui dirige l’esprit vers Sukhavati et l’y fait vraiment naître. Cela est particulièrement possible durant la première semaine de l’existence dans le bardo du devenir ; lorsque nous prenons de nombreuses fois conscience que nous sommes mort, alors, par la force des habitudes installées de notre vivant, nous adressons à Amitabha et Tchenrezi nos prières pour renaître en Sukhavati et, par le pouvoir de celles-ci, en un seul instant nous pouvons y reprendre naissance effectivement. Ainsi, si pendant notre vie nous récitons régulièrement et sincèrement les souhaits de Sukhavati, nous porterons en nous, à notre mort, l’aspiration à y aller. Cette aspiration agira sur notre esprit et deviendra le moyen d’y renaître et d’y obtenir la libération plus rapidement que si nous voyagions en avion ou en fusée !
Cependant peuvent se présenter des obstacles à cette naissance en Sukhavati. Si, par exemple, notre famille ou notre conjoint nous pleurent ou nous demande de revenir à la vie, si l’attitude de nos proches provoque en nous tristesse, attachement ou colère, notre esprit ne pourra pas alors se diriger vers Sukhavati, partagé qu’il sera alors entre deux pensées : l’aspiration à se rendre en Sukhavati et le souvenir de ceux qui lui sont chers. Les liens de l’attachement peuvent être alors suffisamment contraignants pour rendre vain l’élan de la pensée vers Sukhavati. Il en sera de même si nous demeurons attachés au monde que nous venons de laisser, à nos possessions ou à notre position sociale. Ces liens dirigeront de nouveau notre esprit vers ce qu’il vient de quitter et le détournerons de Sukhavati. Fort heureusement, il existe un moyen pour parer ce danger : s’habituer dès maintenant à considérer tous ceux qui nous sont chers, ainsi que ce que nous possédons, comme une offrande définitive à Amitabha et Tchenrezi. La pensée que les êtres et les choses ne nous appartiennent plus neutralise le mouvement affectif, qui autrement, nous y lierait. D’une façon générale, nous offrons à Amitabha et Tchenrezi tout ce à quoi nous pourrions être attachés et, leur ayant ainsi fait cette dédicace pleine et complète, nous ne conservons aucun attachement.
Les personnes âgées dont l’engagement dans le Dharma est récent peuvent penser, à bon endroit, qu’elles n’auront pas le temps d’aborder beaucoup de pratiques profondes, comme celles de Mahamoudra et d’autres, qui permettent d’atteindre l’éveil en cette vie ; elles peuvent se dire qu’elles n’ont plus le temps ni les capacités de se consacrer à des pratiques longues et difficiles. Ce ne doit pourtant pas être une cause de découragement ; avoir grande confiance en Amitabha et Tchenrezi, faire des souhaits sincères pour renaître dans le champ pur de Sukhavati et réciter le mantra de Tchenrezi ont pour résultat infaillible d’y renaître dès après la mort.
La naissance en Sukhavati est apparitionnelle, c’est à dire que l’être qui y renaît apparaît immédiatement en présence d’Amitabha et de Tchenrezi. La vision directe que nous en avons alors est telle qu’elle fait atteindre immédiatement la première terre de Bodhisattva, nommée ‘’Joie extrême ‘’. Cet état correspond à l’éveil initial, à partir duquel il n’est plus de retour dans les chaînes du Samsara ; c’est la libération initiale.
Le nom de ce champ pur d’Amitabha, ‘’ Sukhavati, signifie ‘’Grande Félicité, car l’esprit, libéré de toutes les souffrances et douleurs du Samsara, n’y connaît que bonheur et joie. Renaître en cet état spirituel met un terme au cycle des renaissances ; l’esprit y est libéré du voile du karma, ses qualités éveillées commencent à se révéler et à oeuvrer pour le bien des êtres. Mais si l’esprit est bien alors purifié du voile du karma et de la plus grande part du voile des passions, il lui reste encore des impuretés subtiles. C’est néanmoins un état qui jouit de qualités importantes à partir desquelles il est possible d’aider les êtres, tous ceux qui sont restés dans le Samsara. Il est possible de mettre en oeuvre divers moyen pour leur venir en aide et les conduire vers la libération.
D’une façon générale, il existe de nombreux domaines d’éveils : au niveau du corps informel du Bouddha, le Dharmakaya ; au niveau du corps d’expérience parfaite, le Sambhogakaya, et au niveau du corps d’émanation, le Nirmanakaya. Sukhavati est un domaine d’éveil avec des formes, au niveau du Nirmanakaya, le corps d’émanation. De ce fait, il est encore soumis à certaines limitations. Pour donner un exemple, en Sukhavati demeure une sorte de changement, une forme d’impermanence. Ce ne sont certes pas l’impermanence et le changement grossiers que nous connaissons dans le plan d’existence qui est le nôtre, mais c’est cependant une forme subtile de changement.
Il y a quatre facteurs déterminants pour renaître en Sukhavati
– le premier est de se représenter clairement la présence de Sukhavati, d’ Amitabha et de Tchenrezi, de développer intensément le sentiment de la présence réelle, leur magnificence et leur domaine où toutes les apparences sont brillantes et lumineuses comme si elles étaient faites de joyaux.
– le deuxième est notre pratique du dévoilement-développement, la purification des voiles de l’esprit et le double développement de bienfait et d’intelligence immédiate.
– le troisième est cette motivation altruiste de bodhicitta, l’esprit d’éveil.
– fondé sur bodhicitta, le quatrième facteur est l’aspiration qui provient de souhaits puissants et sincères pour renaître en Sukhavati.
De ces quatre facteurs c’est l’aspiration qui est le plus important et le plus déterminant.
Ces instruction sur Sukhavati ne sont pas seulement une promesse pour l’avenir ; être convaincu de leur validité et les appliquer dissipent de nombreuses souffrances en cette vie même. La vieillesse est habituellement accompagnée d’un cortège d’afflictions : manger beaucoup crée des troubles, manger peu en crée d’autres ; nous ne sommes pas à l’aise dans des vêtements chauds et épais, mais des vêtements légers ne garantissent pas du froid…Plus encore que ces incommodités physiques, pèse la souffrance mentale de l’approche de la mort. Par contre, si nous faisons des souhaits dès maintenant pour renaître en Sukhavati et si nous avons la conviction que ces souhaits se réaliseront, la vieillesse, loin d’être cause de tourments, devient source de joie, par l’ espérance de quitter ce monde pour un autre, meilleur.
Si vous ne pouvez faire diverses pratiques ni même des souhaits pour renaître en Sukhavati, vous pouvez au moins vous informer de ce que sont les dix actes positifs et les dix actes négatifs, vous exercez à adopter les premiers et à abandonner les seconds ; cela vous conduira, ultérieurement, à obtenir une existence humaine heureuse dans laquelle vous pourrez rencontrer le Dharma et avancer progressivement sur la voie de l’éveil. ‘’
Extrait de « La Voie du Bouddha » de Kalou Rinpotché – éditions sagesses.
Par le don, on obtient la richesse,
Par l’éthique, le bonheur,
Par la patience, le rayonnement,
Par l’effort, la splendeur,
Par la méditation, la paix,
Par la connaissance, la libération,
Et par un coeur aimant,
On obtient tout.
Lorsqu’on comprend bien la notion de vacuité de l’esprit et qu’on réalise ce qu’elle signifie, l’esprit se dilate dans une joie, un bonheur et une liberté qui lui sont propres. De plus, on voit alors que les êtres ordinaires, ne percevant pas cette vacuité, pensent en termes de « moi » et de « j’existe ».
Cette erreur leur fait prendre tous les phénomènes pour réels et ils expérimentent toutes sortes de souffrances.
La compassion que l’on conçoit pour eux est d’autant plus grande qu’on perçoit le fondement du mécanisme de la souffrance.
Compréhension de la vacuité et compassion se soutiennent en fait mutuellement.
Bouddha méditait dans la forêt en compagnie de ses disciples. Soudain, l’un de ses détracteurs spirituels qui le détestait, s’approcha. Profitant du moment d’intense concentration de Bouddha, il se mit à l’insulter, lui cracha dessus et lui lança des poignées de terre.
Immédiatement, Bouddha émergea de sa méditation et, avec un sourire placide, il enveloppa l’agresseur de compassion. Par contre, ses disciples réagirent violemment. Ils agrippèrent l’homme, brandirent pierres et bâtons en attendant l’ordre du Maître de le châtier.
Bouddha, percevant la situation dans son ensemble, ordonna à ses disciples de lâcher l’homme, puis lui parla avec douceur et conviction:
– Voyez ce que vous avez provoqué en nous. Comme un miroir, vous nous avez montré notre vrai visage. Dorénavant, je vous prie de venir tous les jours pour éprouver notre vérité ou notre hypocrisie. Vous avez vu qu’en un instant, je vous ai rempli d’amour. Par contre, ces hommes qui depuis des années me suivent partout en méditant et priant, ont démontré ne pas avoir compris ni la vie, ni le processus de l’Unité. Ils ont réagi avec une agression similaire à la vôtre et même supérieure.
Revenez chaque fois que vous le désirez, vous êtes mon invité d’honneur. Toute insulte de votre part sera bien reçue à titre de stimulation pour vérifier si notre vibration est élevée ou s’il s’agit simplement d’une tromperie du mental. C’est ainsi que l’on peut voir l’Unité en tout.
Pleins de honte, les disciples ainsi que l’homme, se retirèrent rapidement de la présence du Maître car ils se sentaient coupables. Chacun percevait la leçon de grandeur du Bouddha et tentait d’échapper à son regard.
Le lendemain matin, l’agresseur se présenta devant Bouddha, se prosterna à ses pieds et lui dit avec une voix pleine d’émotion :
– Je n’ai pas pu dormir de toute la nuit ! Ma faute est si grande ! Je vous supplie de me pardonner et de m’accepter auprès de vous !
Souriant, Bouddha lui dit:
– Dès maintenant, vous êtes libre de rester avec nous, mais je ne peux pas vous pardonner.
Contrit, l’homme le supplia de l’excuser en tant que Maître de la compassion.
Bouddha répondit :
– Pour que quelqu’un pardonne, il doit avoir un ego très blessé. L’ego est la croyance erronée d’être de la personnalité. Seul l’ego blessé peut pardonner. Ainsi, après avoir haï ou senti de la rancune, on passe à un niveau plus avancé, mais incluant un piège. C’est le besoin de se sentir spirituellement supérieur à celui dont la bassesse nous a blessés. Seul celui qui continue de voir la dualité et se considère très sage, pardonne à l’ignorant qui lui a causé une blessure. Ceci n’est pas mon cas. Je vous vois comme une âme avec des affinités, mais je ne me sens pas supérieur. Je ne perçois pas que vous m’ayez blessé. Je n’ai que de l’amour au cœur envers vous. Je ne peux pas vous pardonner, je ne fais que vous aimer.