Commentaires recueillis du Bouddha

Siddhartha

Siddhartha

Le Bouddha est assis sous un arbre tandis que des voix s’élèvent dans les branches…

Les voix:

-« C’est l’heure de midi, les oiseaux se font silencieux.

La grande forêt éclate comme un tonnerre.

Terrible est pour moi ce murmure »

Le Bouddha:

-« C’est l’heure de midi, les oiseaux se font silencieux.

La grande forêt éclate comme un tonnerre.

Ce bruit pour moi c’est de l’enchantement. »

Les voix:

-« N’as-tu pas de hutte? N’as-tu pas de nid? N’as-tu pas de progéniture?

Connais tu le charme des doux liens? »

Le Bouddha

-« Je n’ai pas de hutte, je n’ai pas de nid, je n’ai pas de progéniture

Je suis délivré du charme des doux liens. »

Les voix:

-« Mais que veux-je dire quand je parle de hutte, de nids, d’enfants et de tendres liens?

Le Bouddha

-« Mère tu penses en parlant de hutte.

Femme tu penses quand tu parles du nid.

Enfants tu penses quand tu dis progéniture.

Et tes liens très doux ne sont que des désirs. »