
Catégorie : Bouddhisme et autres Maîtres
Les pensées vont et viennent…
Inter-dépendance
La Bodhicitta, coeur de l’esprit d’Eveil

La bodhicitta, le » cœur de l’esprit d’Éveil » est l’esprit, la source et la racine de tout le chemin spirituel.
Par Sogyal Rinpoché
La bodhicitta, le » cœur de l’esprit d’Éveil » est l’esprit, la source et la racine de tout le chemin spirituel.
Comme l’a dit Sa Sainteté le Dalaï-Lama, elle est de loin la forme la plus élevée de l’altruisme et du courage, la source de toutes les qualités spirituelles et l’essence de tous les enseignements du Bouddha.
Dans » La Marche vers l’Éveil « , Shantidéva écrit :
C’est l’élixir suprême
Qui abolit la souveraineté de la mort.
Le trésor inépuisable
Qui élimine la misère du monde.
Le remède suprême
Qui guérit les maladies du monde.
L’arbre qui abrite tous les êtres
Las d’errer sur les chemins de l’existence conditionnée.
Le pont universel
Qui mène à la libération des existences douloureuses.
La lune de l’esprit qui se lève
Et apaise les tourments des conceptions perturbatrices.
Le grand soleil qui finalement dissipe
Les brumes de l’ignorance du monde.
Selon le Bouddha Maitreya, développer la bodhicitta c’est : » pour le bien des êtres, souhaiter ardemment parvenir à l’éveil complet ». Ici, la compassion et la sagesse vont toujours de pair — une empathie profonde et sincère pour tous les êtres associée à une vision pénétrante dans shunyata — la nature de la réalité.
Le grand maître Dzogchen Patrul Rinpoché explique la totalité du chemin de l’entraînement à la bodhicitta par ce quatrain célèbre :
Précieuse et sublime bodhicitta,
Puisse-t-elle naître là où elle n’est pas encore née,
Puisse-t-elle ne jamais décroître là où elle est née
Mais croître toujours davantage !
La » précieuse et sublime bodhicitta » est le souhait que tous les êtres atteignent l’état parfait de l’Éveil. La méthode par laquelle elle peut » naître là où elle n’est pas encore née » est l’entraînement de l’esprit dans les » quatre états incommensurables » de l’amour, la compassion, la joie et l’équanimité.
Les moyens par lesquels cette bodhicitta ne » décroîtra jamais « , mais » croîtra toujours davantage » est l’éveil de la bodhicitta suprême et l’entraînement dans ses deux aspects d’aspiration et d’action. Les préceptes de l’aspiration comprennent les pratiques de considérer autrui comme soi-même, s’échanger avec autrui et considérer autrui comme plus important que soi. La bodhicitta en action implique les six perfections de la générosité, la discipline, la patience, l’enthousiasme, la concentration et la sagesse.
» La bodhicitta est le facteur essentiel, pour nous et les autres, qui permet d’atteindre l’éveil complet. Grâce à elle, nous pouvons rassembler tous les éléments nécessaires à l’accomplissement de l’omniscience ultime.
Il me semble que cet esprit altruiste qui souhaite parvenir à l’éveil est véritablement l’enseignement et le conseil les plus essentiels qu’ait donnés le Bouddha. En vérité, si nous considérons ses autres enseignements, les enseignements du Véhicule Fondamental soutiennent ou préparent à la bodhicitta ; et lorsque nous nous engageons dans la pratique de la bodhicitta et des six perfections, la cinquième et la sixième, concentration et sagesse sont mises en action, approfondies et soulignées par la pratique du Vajrayana. Nous pouvons donc voir le Véhicule Fondamental comme une préparation à la bodhicitta, qui se trouve ainsi au cœur de toutes les pratiques et résume leur entière signification. La bodhicitta est donc l’essence des quatre-vingt-quatre mille sections de l’enseignement du Bouddha. »
Sa Sainteté le Dalaï-Lama
Liens complémentaires : le Lodjong ou entraînement de l’Esprit
Lama Chenno – L’appel du Maître parfait
La réincarnation en image
Boddhisattva…

Sachez qu’un bodhisattva ayant accompli l’Eveil ne s’attache pas à la Doctrine, ne cherche pas à s’en délivrer, ne déteste pas le devenir, n’a pas d’attirance envers le nirvana. Il ne vénère pas ceux qui respectent les préceptes, ne hait pas ceux qui les enfreignent, ne respecte pas les adeptes expérimentés, ne méprise pas les débutants. Pourquoi cela ? Parce que tout est Eveil. Ainsi, la lumière des yeux qui illumine le paysage extérieur étant parfaite, elle est dénuée d’amour et de haine. Pourquoi? Parce que cette lumière est non-dualité et il n’y a par conséquent ni haine ni amour.
Citation n° 795 : Sutra de l’Eveil parfait, ( VIe -VIIe siècle), apocryphe chinois
Le chant du 17è Karmapa

Orgyen Trinley Dorjé (ou Urgyen), né le 26 juin 1985 dans le village de Bakor dans la région de Lhatok, est reconnu par le 14e dalaï-lama, le gouvernement chinois et trois des quatre régents de l’école Karma Kagyu comme le 17e karmapa, dirigeant cette école du bouddhisme tibétain.
A la veille de l’an 2000, alors âgé de 14 ans, il s’enfuit du Tibet car il ne peut y poursuivre ses études religieuses convenablement et rejoint le dalaï-lama à Dharamsala en Inde.
Les karmapas, chefs de l’école Karma Kagyu, l’un des grands courants du bouddhisme tibétain, forment la première lignée déclarée de tulkus*, réincarnations de Düsum Khyenpa (XIIe siècle). Les critères de reconnaissance d’un successeur (indications orales ou rédigées laissées par le précédent karmapa, rêves et intuitions de lamas consacrés et comportement de l’enfant réincarné) peuvent mener à la sélection de plusieurs candidats induisant alors une controverse. Les tulkus détenant habituellement un certain pouvoir, des rivalités peuvent exister lorsqu’il y a plusieurs candidats. Ainsi, dans la lignée kagyupa, la reconnaissance des 8e, 10e et 12e karmapas donna lieu à des conflits, cependant tous vite résolus.
* tulkus : dans le bouddhisme tibétain, on nomme tulku ou tulkou une personnalité religieuse (lama généralement) reconnue comme réincarnation d’un maître ou d’un lama disparu.
Mantra du Karmapa
KARMAPA TCHENNO//
Mantra qui multiplie les actes vertueux (à réciter sept fois ou plus)
OM DOUROU DOUROU DZAYÉ MOUKÉ SOHA//
Le manque de confiance en soi

Le manque de confiance en soi, une solution à un mal être encore plus grand
Posté le 7 avril, 2010 – 22:13 par lungtazen
Dans le précédent article, je parlais du paradoxe apparent de parler de renforcer la confiance en soi et du fait que le bouddhisme décortique ce que peut être le « soi » sans en trouver trace nulle part.
Et en fait, dans le manque de confiance en soi, peut être que la difficulté primordiale c’est que nous avons une croyance en un « moi » qui est fausse.
« Les êtres humains ont un sens inné du soi, qui nous paraît être une sorte de noyau fixe, permanent, quelque chose d’indépendant, de séparé des autres comme du monde. Mais quel est le fondement ultime du soi ? Dans la pensée bouddhiste nous affirmons que cette croyance en un « moi » unitaire, solide, permanent, est à la racine de nos souffrances mentales et émotionnelles, les états mentaux destructeurs qui font obstacle à notre bonheur. La nature de la réalité renvoie à ce que dans la terminologie bouddhiste nous appelons le vide, ou le non-soi. »
Dalaï-Lama & Howard Cutler
Quand nous prenons conscience concrètement, ou par intuition, et même seulement par instant, de ce fait, cela peut entraîner une très grande angoisse, l’angoisse face à la non-existence, le néant, la mort. Manquer de confiance en soi ne serait pas alors un résultat de cela, mais plutôt une stratégie pour éviter la « grande angoisse ». Cette stratégie pourra être choisie inconsciemment par la personne ou transmise comme valeur dans l’éducation.
« Le sentiment du soi comporte toujours comme une ombre inévitable, un sentiment de manque, auquel (hélas !) il tente constamment d’échapper ».
Ce profond sentiment de manque, nous l’éprouvons sous la forme du sentiment, d’un « il y a quelque chose qui cloche en moi ». Il peut se manifester de multiples façons et nous pouvons y réagir de toutes sortes de manières.
Un meilleur exemple pour la plupart des intellectuels sera le désir insatiable de célébrité qui illustre peut-être la principale manière de tenter de se rendre réel : dans le regard d’autrui (si nous pouvons persuader assez de gens que nous existons…).
Sous ses formes les plus « pures », le manque apparaît comme une angoisse presque insupportable, car elle ronge le cœur même de notre être. C’est pour cette raison que nous nous empressons d’objectiver l’angoisse en une peur de quelque chose, car alors, nous savons quoi faire : nous avons des moyens de nous défendre contre ce que nous craignons. » David R. Loy
Le fait de se rabaisser, de manquer de confiance en soi, de trouver des « pourquoi » à cela, peut nous permettre de fuir l’angoisse vitale, de la mort, de l’impermanence.
On ne peut « guérir » de cette grande angoisse que dans une vie éveillée comme le propose le bouddhisme, qui n’est pas une guérison par suppression du symptôme mais par acceptation et en trouvant sens dans l’instant.
« Une analyse bouddhiste implique qu’on ne puisse trouver de véritable « santé mentale », sauf dans un éveil qui, en mettant fin à ce sentiment du soi, met fin à la sensation de manque qui le couvre de son ombre. » David R. Loy
Mais cette démarche implique de se lancer en avant, de ne pas avoir peur, ou plutôt d’affronter cet inconnu sujet de la peur.
« Un ego assez fort pour mourir : en termes bouddhistes, il s’agit ici d’un sentiment du soi qui soupçonne qu’il s’agit d’une fiction, une construction illusoire, et qui est assez audacieux pour « s’abandonner » lui-même. »
Lung Ta Zen http://lungtazen.wordpress.com/
Le mantra de Parnashavari

Parnashavari (Sanskrit), Lomagyuma en tibétain, est l’ermite de la montagne qui dissipe l’ignorance et la protège contre les maladies, en particulier les maladies naturelles contagieuses.
Elle est également identifiée comme la vingtième des Taras , qui est spécialisée dans la prévention et la guérison de la maladie grâce à sa connaissance concernant les pouvoirs de guérison naturels par les herbes.
Elle est vêtue d’une jupe de feuilles de la forêt et tient dans une main la tige d’une plante médicinale ; elle est à la fois paisible et courroucée.
Parnashavari appartient à la famille du Bouddha Amoghasiddhi, mettant l’accent sur l’exécution rapide des activités éclairées des Bouddhas.
Son Mantra
OM, PISHACHI PARNASHAWARI SARVAJORA PRASHAMANAYEH, SWAHA



