Les signes de la vie

Attentes
Attentes

Notre vie est jonchée de signes, des panneaux indicateurs qui nous disent si nous sommes sur la bonne voie ou pas. Ces signes se manifestent sous forme de ressentis, ou d’une multitude de choses plus « réelles ». Nous ouvrons la page d’un livre et brusquement une phrase nous interpelle. Ou nous voyons une discordance entre les actes posés et les paroles prononcées. Ou encore notre corps nous alarme par des maux divers, bref. L’univers peut nous envoyer n’importe quoi pour nous signifier que notre voie est la bonne ou que nous faisons fausse route. On appelle ça la synchronicité.

Et pourtant, la plupart du temps, même si ces signes nous interpellent, nous ne nous y attardons pas. Nous sommes tellement attachés à nos certitudes, nos croyances, nos désirs et nos projections que nous en perdons notre vigilance. Pourtant, on ne peut pas ne pas les voir, ils sont devant nous en permanence mais nous préférons nous aveugler de nos illusions, essayant de rendre un instant réel quelque chose qui ne l’a jamais été, ou que nous espérons qu’il soit.

J’aime à me rappeler cet histoire de ce prêtre qui, pris par la montée des eaux, est sur le point de se noyer. En gros, elle raconte que la première fois, un morceau de bois passe devant lui et il ne le saisit pas, prétendant que Dieu va venir le sauver. La seconde fois, des gens viennent le chercher en barque, mais il refuse de monter dedans, et l’eau continue à monter. Et il continue de crier « Dieu va venir me sauver ». La 3è fois, c’est un hélicoptère qui vient le chercher mais à nouveau, il n’en veut pas. Et il finit par se noyer. Lorsqu’il arrive au Ciel, il demande à Dieu « j’avais tellement confiance en toi, pourquoi m’as-tu laissé tomber ? » et Dieu lui répond : j’ai essayé de te sauver à trois reprises.

L’histoire est mal racontée mais elle illustre bien que parfois nous attendons quelque chose de précis, de particulier qui est censé nous porter secours, et pendant que nous scrutons l’horizon à attendre, nous oublions de regarder ce qu’il y a là, sous nos yeux, et que nous ne voulons pas voir.

La croyance et l’espoir sont nos pires ennemis, ils nous empêchent d’être réellement présents à ce qui est, nous projetant dans un futur hypothétique qui a peu de chances de se réaliser tel que nous l’imaginions.

Les signes sont nos guides, ne les ignorons pas !

En conclusion, afin d’éviter des désillusions, cessons de nous bercer d’illusions 😉

Belle journée à tous

 

Françoise

Enfant blessé

Enfant blessé
Enfant blessé

 

Nous avons tous en nous un enfant blessé,

dont nous avons besoin de prendre soin !

Je me suis longtemps demandée pourquoi la dimension de l’enfant était si peu prise en compte dans le bouddhisme. Si on considère que le karma est quelque chose d’établi, on peut aussi en déduire que cette vie présente contient l’intégralité de notre karma, et donc que l’enfant porte en lui l’essentiel de ses vies passées.

Il m’est venu l’idée que peut-être, le Bouddha n’avait pas eu à se confronter à ce genre de souffrances. Les textes disent en effet que le Bouddha Sakyamouni a vécu des milliers de vie antérieures avant de s’incarner il y a 2500 ans. Il aurait donc accompli un nombre indéfini d’actes qui lui aurait permis une incarnation de « prince ».

Le Bouddha Sakyamouni était un prince, le prince Siddharta. Durant son enfance, il n’a peut-être pas été confronté aux souffrances de l’abandon, du rejet, de la mauvaise estime de lui-même etc…ce qui ne veut pas dire qu’il ne l’ait pas connu dans des vies antérieures. Ceci pourrait  expliquer les raisons pour lesquelles l’enfant est si peu évoqué dans ses enseignements. Ce n’est bien sur qu’une supposition.

En même temps, ses enseignements portant sur l’origine de la souffrance, sur la nature même du fonctionnement de l’esprit et les moyens de remédier à cette souffrance, on peut dire qu’ils englobent tout, mais ils restent parfois difficiles à appréhender car pas suffisamment proches de la façon dont nous sommes capables, en tant qu’occidentaux, de recevoir ces enseignements (enfin c’est mon humble avis).

Depuis quelques temps, on constate que certains centres bouddhistes intègrent à leurs enseignements d’autres aspects de la vie, et notamment ceux liés à l’enfance.

J’ai vu récemment sur le programme de l’institut Karma ling que le Lying y était proposé.

Le lying (du verbe anglais to lie = être allongé) est un dispositif thérapeutique créé par le Sage bengali Swami Prajnanpad, pratiqué et transmis ensuite par certains de ses étudiants, dont Arnaud et Denise Desjardins.

S’étant intéressé très tôt aux écrits de Freud, Prajnanpad vit une convergence étonnante entre les perspectives de sa propre tradition spirituelle et les découvertes de la psychanalyse. En particulier cette notion centrale que les racines de notre souffrance et de nos difficultés à être sont en lien avec des moments douloureux de notre propre histoire.

Toute expérience de vie demande à être métabolisée sur le plan psychique : nous avons à l’assimiler pour la traverser et grandir à travers elle, et éliminer le cas échéant les émotions et les tensions qu’elle a pu provoquer.

Lorsque l’intensité de l’expérience dépasse nos capacités de métabolisation (ou, qu’enfant ou adolescent, l’accompagnement et le soutien nécessaires nous ont manqué), nous restons avec des nœuds émotionnels qui nous conditionnent à vivre de manière répétée certaines situations ou ressentis problématiques.

Même si souvent nous en rejetons le blâme à l’extérieur, il nous arrive parfois de pressentir qu’il y a quelque chose en nous qui participe inconsciemment à ce que nous vivons de difficile. Et que nous sommes en quelque sorte, à certains endroits, agis par le passif de ce qui nous a manqué ou fait souffrir.

Le lying vise à retrouver les mémoires douloureuses en cause et l’énergie refoulée qu’elles contiennent encore pour permettre au travail d’intégration resté en plan de s’accomplir. Et trouver progressivement la liberté, selon l’adage bien connu, de « devenir ce que nous sommes ». Source Lying.ch

Ceci est un exemple parmi d’autres, et il est intéressant de constater que le bouddhisme évolue et commence à intégrer des concepts extérieurs à la tradition, probablement dans le souci de s’adapter à une culture occidentale bien différente de la culture indienne ou tibétaine.

Il me semble pour ma part que si nous parvenons à nous reconnecter à notre enfant intérieur, nous réussirons ainsi à éliminer un bon nombre de blocages émotionnels qui polluent notre vie d’adultes et que l’enseignement du Dharma serait ainsi facilité.

Je vous souhaite une belle journée ensoleillée

 

Françoise

 

 

 

Perceptions

Perception
Perception

C’est la seule réponse qui m’a été apportée ce matin, après des mois de balayage de mes propres projections. Et comme nos projections ne sont que des images et pensées voilées par nos blessures et conditionnements, on pourrait dire que tout est faussé, donc tout est faux !

Mais ce n’est qu’une pensée, la mienne 😉

Belle journée ensoleillée

Confiance et doute

Confiance et doute
Confiance et doute

Et on cogite 😉

Celui qui prétend avoir confiance

a forcément l’ombre d’un doute !

 

Belle journée à tous

Se libérer de la souffrance

Eveil et souffrance
Eveil et souffrance

Puisque l’éveil est la conséquence immédiate
de la cessation de la souffrance, plutôt que
rechercher l’éveil, attardons-nous à mettre en
pratique les moyens de nous libérer de la souffrance.

Inspiré de Sogyal Rinpoché

Petite note personnelle : j’ai passé 47 ans de ma vie à tourner en boucle dans ma souffrance, et Dieu sait que j’en avais ! J’utilisais toutes les thérapies à ma disposition pour essayer de m’en sortir, mes meilleurs amis étaient d’ailleurs des psys, je participais à de nombreuses formations « diplômantes » (reiki, PNL, analyse transactionnelle etc…) dans le but de me sortir enfin de cette maudite souffrance, mais ça ne fonctionnait pas ! Ca tenait quelques temps, quelques jours au mieux, tant que je n’étais pas vraiment confrontée à mes « névroses », mais quand il s’agissait d’adopter une attitude sereine face à mes difficultés, je replongeais de plus belle dans cette souffrance.

Et puis un jour pas comme les autres, un jour que je méditais intensivement dans un centre tibétain, un jour où j’étais dans une souffrance encore plus dense que d’habitude, un jour où j’étais complètement désespérée, me disant que je ne m’en sortirai jamais, qu’il n’y avait aucune issue, bref ce jour là, soudainement, je Me suis entendue penser ! Moi qui pensais que j’allais trouver ma solution à l’extérieur, dans des textes ou de nouvelles thérapies qui allaient enfin me libérer, je me suis rendue compte que le problème de fond était là, en moi, et ce, depuis toujours : cette petite voix qui tourne en boucle dans la tête, ce truc qu’on appelle l’égo, ou la saisie de la pensée.

A ce moment là, alors que j’étais en pleurs, j’ai failli exploser de rire, la supercherie m’a brusquement parue comme une évidence. Alors, depuis ce jour, j’ai commencé à observer les choses, mes pensées, ce que je prenais pour réel, j’ai lu, pratiqué et expérimenté.

Je suis loin d’être sortie de la souffrance, mais en tout cas, je vais beaucoup mieux du fait même de prendre du recul par rapport à mes propres pensées, et de lâcher prise sur la saisie que j’exerçais continuellement sur elles.

Je profite de ce message pour remercier toutes les personnes que j’ai perçues comme mes « ennemies », hommes ou femmes (si elles venaient à passer sur mon blog), c’est en me jetant à terre qu’elles m’ont permises de prendre conscience du jeu que Je me jouais depuis tellement longtemps !

Ce petit message a pour unique but de partager mon expérience personnelle, ce n’est pas une croyance ni un dogme, simplement mon expérience et une profonde conviction que nous sommes la clé de nos réussites et de nos échecs, et que rien n’est extérieur à soi.

Je vous souhaite une belle journée

Françoise

Bouddhiste et fière de l’être 😉

 

Projections, projections…

Projection
Projection

Lorsqu’on réalise que tout ce qu’on pense,
ce qu’on suppose, ce qu’on imagine,
ce qu’on juge au sujet des autres n’est que
la projection de nos états intérieurs ou de
l’image que nous avons de nous-même,
alors on fait en sorte d’éviter de penser !

Eveil Oriental

Nous sommes des enfants

Enfants
Enfants

Nous ne sommes que des enfants

qui nous prenons pour des grands

Eveil Oriental

Nous ne sommes pas différents

Chemin de Vie
Chemin de Vie

Nous ne sommes pas différents les uns des autres,

nous avons juste des chemins de vie ou karmas

qui ne sont pas identiques.