Souffrance et compassion

Compassion
Compassion

N’importe quel malaise devient une base de pratique.
On inspire, en sachant que sa souffrance est partagée,
qu’il y a partout sur terre des gens qui ressentent
exactement la même chose au même moment.
Ce simple geste est comme une graine
de compassion pour soi et autrui.
C’est ainsi que nos rages de dents,
nos insomnies, nos divorces
et notre terreur deviennent
notre lien avec
toute
l’humanité.

Pema Chödrön

Légumes, fruits et médecine ! La théorie des Signatures

Légumes et corps
Légumes et corps

J’ai pris cet article sur Facebook.

Etonnant ? Pas tant que ça, surtout lorsqu’on sait que tout ce que nous vivons n’est que le fruit de nos propres projections 🙂

 

LA PHARMACIE NATURELLE DE DIEU

Par Richard Cassaro La théorie des signatures a été rendue populaire dans l’époque moderne grâce au thérapeute, alchimiste et philosophe suisse, Paracelse (1493-1541).

La Théorie des Signatures est une ancienne et profonde sagesse qui a été supprimée à dessein. Elle déclare qu’un fruit ou un légume a une certaine conformation ressemblante à un organe du corps et que cette conformation agit comme un signal ou un signe que ce fruit ou ce légume nous est bénéfique.
La science moderne confirme que cette ancienne doctrine est étonnement juste.
Pourquoi cette connaissance vitale reste-t-elle donc cachée ?

Les haricots rouges (en France il existe une variété appelée »haricot rognon ») soignent et aide à maintenir une bonne fonction rénale – et ils ressemblent exactement aux reins humains :

-Une noix ressemble à un cerveau miniature, avec des hémisphères gauche et droit, supérieur et inférieur. Les rides et sillons de la noix vont jusqu’à ressembler au néo-cortex. Nous savons maintenant que les noix aident à développer les fonctions cérébrales.

-En coupe, une carotte ressemble à un œil humain. La pupille, l’iris et les lignes concentriques ressemblent à un œil humain. Et la science d’aujourd’hui montre que les carottes améliorent fortement l’afflux de sang aux yeux et aident aux fonctions globales de l’œil (entre autres provitamine A qui aide pour la vision nocturne) :

-Le céleri ressemble à des os. Le céleri cible spécifiquement la solidité des os. Les os contiennent 23% de sodium et ces aliments en contiennent aussi 23%. Si vous n’avez pas assez de sodium dans votre alimentation, le corps l’extrait des os, les fragilisant. Des aliments comme le céleri reconstituent les besoins du squelette :

-Les avocats ciblent la santé et la fonction de la matrice et du col de l’utérus – ils ressemblent à ces organes. Les avocats aident à l’équilibre hormonal féminin, aide à perdre le surplus de poids après l’accouchement et prévient le cancer du col. Il faut exactement neuf mois pour faire un avocat en partant de la fleur jusqu’au fruit à maturité.

-Les figues sont pleines de graines et pendent deux par deux pendant leur croissance. (On imagine à quoi elles ressemblent ainsi…) Les figues accroissent la mobilité des spermatozoïdes et accroît leur nombre et combat la stérilité masculine.

-Tranchez en deux un champignon, il ressemble à une oreille humaine. Les champignons sont reconnus améliorer l’audition, car ils sont l’un des rares aliments à contenir de la vitamine D. Cette vitamine particulière est importante pour la santé osseuse, même celle des tout petits os de l’oreille qui transmettent les sons au cerveau :

-Nos poumons sont faits de branches de conduits aériens de plus en plus petits qui se terminent par de minuscules grappes de tissus appelés alvéoles. Ces structures qui ressemblent à des grappes de raisin, permettent à l’oxygène de passer des poumons vers le courant sanguin.
Un régime riche en fruits frais, comme le raisin, a montré pouvoir réduire le risque du cancer du poumon et l’emphysème. Les pépins du raisin contiennent aussi un produit appelé proanthocyanide, qui semble réduire la sévérité de l’asthme allergique :

-Le gingembre, vendu couramment dans les supermarchés, ressemble souvent à un estomac. Il est intéressant de savoir que l’un de ses plus grands bénéfices est d’aider à la digestion. Les chinois l’utilisent depuis plus de 2000 ans pour calmer l’estomac et traiter la nausée, tout en étant un remède populaire pour le mal des transports :

-La patate douce ressemble à un pancréas et équilibre réellement l’index glycémique des diabétiques :

-Les olives aident à la santé et au fonctionnement des ovaires :

La doctrine des signatures peut nous sembler étrange, mais sa sagesse est ancienne, redécouverte aux temps modernes. On nous a bien sûr enseigné dans l’Amérique moderne, grâce aux grandes sociétés, à acheter des »aliments transformés », plutôt que des légumes locaux frais à cuisiner.

A gauche, nourritures transformées bon marché qu’on trouve partout – au supermarché, dans les écoles, les administrations du gouvernement, etc. A droite : aliments naturels plus chers qu’on ne trouve qu’au marché

Les américains n’ont pas le temps de cuisiner ; la plupart travaillent et consomment en masse, se calquant sur les messages assénés par la télévision, la radio, les journaux, les infos, la culture, la société.

L’omniprésence d’aliments transformés bon marché et à fortes calories qui en résulte, (ou substances ressemblant à des aliments) à la maison, dans les écoles les administrations et les programmes alimentaires, et à chaque coin de rue crée par défaut des choix d’aliments qui génèrent de l’obésité.

Ces aliments subventionnés, bon marché et de mauvaise qualité sont largement commercialisés et consommés par une population en accroissement avec un taux d’obésité touchant trois américains sur quatre. Plus les américains mangent, plus ils engraissent.
Et plus ils engraissent, plus ils développent des problèmes cardiaques, des diabètes, des cancers et une myriade d’autres maladies chroniques.

C’est une belle victoire pour Big Pharma. Plus la population est malade, plus sont vendus des médications pour le taux de cholestérol, le diabète, l’hypertension, la dépression et plein d’autres maladies de civilisation.
La grande bouffe et Big Pharma en profitent essentiellement en créant une nation de maladies et de citoyens trop gras.

Cette structure se construit dans la fabrication même de notre économie et de notre culture. On pourrait l’appeler le complexe médical, agricole de la nourriture industrielle. Ce n’est rien de moins qu’une pure violence contre nous – des conditions sociales, politiques, économiques et environnementales qui encouragent et facilitent le développement des maladies.
En usant pourtant de cette sagesse de la théorie des signatures nous pouvons prendre une part non négligeable concernant notre santé. Nous sommes nos propres médecins et diététiciens, il faut juste y croire.

La théorie des signatures a été rendue populaire dans l’époque moderne grâce au thérapeute, alchimiste et philosophe suisse, Paracelse (1493-1541) que les spécialistes considèrent comme le père de la chimie moderne. Paracelse a noté la manière qu’ont les plantes d’être souvent un reflet de leur apparence.
Il a donc fait une théorie selon laquelle la nature intime des plantes peut être découverte par leurs formes extérieures ou »signatures ».

Il a appliqué ce principe à la nourriture aussi bien qu’à la médecine, remarquant que »ce n’est pas dans la quantité de nourriture mais par sa qualité que l’on trouve le Principe de Vie » – une croyance familière pour ceux qui choisissent de manger des aliments bio en étant de manière justifiée préoccupé par les substituts génétiquement modifiés qui manquent de cette »force ou esprit de vie ».

La théorie des signatures a vu un renouveau dans les années 1600 après que Jacob Böhme (1575-1624), le maître cordonnier de la petite ville de Görlitz en Allemagne, ait commencé à écrire sur le sujet. A 25 ans il vécut une sublime vision mystique où il découvrit le vrai lien entre l’homme et son Créateur – l’homme est à la fois le Créateur et le Créé. Traduit par Hélios du Bistro Bar blog

Projection et négativité

Projections
Projections

 

Lorsque vous êtes en colère, l’objet apparait 100 % négatif.

Mais 90 % de la négativité est une projection mentale !

Sa Sainteté le Dalaï Lama

Etonnant : ils découvrent une rivière dans l’eau

Cliquez sur ce lien, c’est étonnant !

Plus d’infos ici : http://www.humanosphere.info/2013/07/incroyable-ils-ont-decouvert-une-riviere-dans-leau/

Pourquoi crions-nous quand nous sommes en colère ?

Colère
Colère

Pourquoi Crions-nous Lorsque Nous Sommes En Colère ?

Voilà une histoire traditionnelle qui répond à cette question…

Un sage indien qui visitait les bords du Gange passa à côté de plusieurs membres d’une même famille qui se hurlait dessus apparemment en colère les uns contre les autres.

Le sage se retourna vers ses disciples, et leur demanda :

« Pourquoi les personnes en colères se crient-elles dessus lorsqu’elles parlent ? »
Les disciples réfléchirent un instant, puis l’un d’un répondit « nous crions lorsque nous perdons notre calme.

– Mais pourquoi crier alors que la personne se trouve juste face à vous. Ne peut-on pas exprimer son désaccord de manière apaisée ? » demanda le sage.

Les disciples proposèrent d’autres réponses, mais aucune ne les satisfasse vraiment.

Enfin, le sage prit la parole et expliqua

« Lorsque deux personnes sont en colères, leurs cœurs s’éloignent. Pour couvrir la distance, ils doivent crier pour pouvoir s’entendre. Plus la colère est importante, plus fort ils doivent s’exprimer pour espérer se comprendre.

Que se passent-ils lorsque deux personnes s’aiment ? Ils ne se crient pas dessus, mais parlent en douceur, car leurs cœurs sont proches. Lorsque leur amour grandit, un simple regard suffit à se comprendre. »

Le sage ajouta

« Lorsque vous êtes en désaccord avec une personne, ne laissez pas votre cœur s’éloigner. Ne prononcez pas des mots qui vont vous éloigner l’un de l’autre. Car sinon, viendra un jour où la distance sera si grande que vous ne pourrez plus retrouver le chemin du retour vers leur cœur. »

 

Pris sur Facebook

Les 37 pratiques d’un Bodhisattva

Chenrezi
Chenrezi

Bodhisattva est un terme sanskrit qui désigne celui qui a formé le vœu de suivre le chemin indiqué par le Bouddha Shākyamuni, a pris le refuge auprès des trois joyaux (Bouddha, dharma et sangha) et respecte strictement les disciplines destinées aux Bodhisattvas, pour aider d’abord les autres êtres sensibles à s’éveiller tout en progressant lui-même vers son propre éveil définitif, qui est celui d’un bouddha.

Voici les 37 compétences que doit développer un bodhisattva

1. Une fois obtenu ce précieux corps humain, vaisseau si difficile à obtenir, écouter, réfléchir et méditer jour et nuit sans distraction pour libérer soi-même et autrui de l’océan du samsara est le comportement du Bodhisattva.

2. Désir et attachement vis-à-vis des proches nous agitent comme de l’eau. La colère envers les ennemis nous brûle comme du feu. Pour celui dont la confusion lui fait oublier ce qui doit être rejeté et adopté, abandonner son pays est le comportement du Bodhisattva.

3. Loin des environnements malsains, les obscurcissements mentaux diminuent peu à peu. En l’absence de distractions, la pratique de la vertu croît naturellement. Grâce à une connaissance claire et limpide, naît la connaissance réelle du Dharma. Demeurer seul est le comportement du Bodhisattva.

4. Nous serons séparés de tous nos proches de longue date. Les richesses si difficilement accumulées devront être laissées dernière nous. L’auberge de notre corps sera quittée par la conscience, son hôte. Renoncer mentalement à cette vie est le comportement du Bodhisattva.

5. Si, en fréquentant quelqu’un, les trois poisons s’accroissent et que les activités d’écoute, de réflexion et de méditation diminuent, abandonner les mauvais compagnons qui réduisent à néant amour et compassion est le comportement du Bodhisattva.

6. Si, en s’en remettant à quelqu’un, les défauts s’épuisent et que les qualités augmentent comme une lune montante, prendre soin de cet ami spirituel plus que de son propre corps est le comportement du Bodhisattva.

7. Les dieux mondains, enchaînés eux aussi dans la prison du samsara, qui peuvent-ils protéger ? Prendre refuge dans les infaillibles Trois Joyaux est le comportement du Bodhisattva.

8. Le Bouddha ayant enseigné que les souffrances des royaumes inférieurs étaient le résultat d’actions négatives, ne jamais effectuer d’actes nuisibles, fût-ce au péril de sa vie, est le comportement du Bodhisattva.

9. Les bonheurs des trois royaumes d’existence sont comme la rosée sur un brin d’herbe : ils peuvent être détruits en un instant. S’approprier le sens ultime de la suprême libération est le comportement du Bodhisattva.

10. Si, depuis la nuit des temps, nos mères aimantes souffrent, à quoi sert notre bonheur ? Développer l’esprit d’éveil pour libérer l’infinité des êtres est le comportement du Bodhisattva.

11. La source de toute souffrance est le désir d’un bonheur égoïste. La parfaite Bouddhéité naît de la pensée d’être bénéfique aux autres. C’est pourquoi échanger son propre bonheur contre les souffrances d’autrui est le comportement du Bodhisattva.

12. Même si, sous l’emprise d’un grand désir, quelqu’un s’empare de mes biens ou incite à les dérober, lui dédier mon corps, mes possessions et toutes les vertus des trois temps est le comportement du Bodhisattva.

13. Même si, sans que j’aie commis la moindre faute, quelqu’un me coupe la tête, prendre sur moi avec compassion tous ses actes négatifs est le comportement du Bodhisattva.

14. Même si, dans tous les univers, quelqu’un me calomnie, énoncer avec bonté ses qualités est le comportement du Bodhisattva.

15. Même si, devant une grande assemblée, quelqu’un révèle mes fautes et me critique, m’incliner avec respect devant lui et le considérer comme mon maître est le comportement du Bodhisattva.

16. Même si quelqu’un dont j’ai pris soin affectueusement, comme de mon propre enfant, me considère comme un ennemi, l’aimer encore davantage, comme le fait une mère envers son enfant malade, est le comportement du Bodhisattva.

17. Même si, sous le pouvoir de l’orgueil, quelqu’un d’égal ou d’inférieur à moi me déprécie, le placer respectueusement au sommet de ma tête, tel mon Maître, est le comportement du Bodhisattva.

18. Même démuni de tout, constamment méprisé par les autres, frappé de maladie ou attaqué par un démon, ne pas me décourager et prendre sur moi les actions négatives et les souffrances de tous les êtres est le comportement du Bodhisattva.

19. Même célèbre, respecté par autrui, détenteur de richesses semblables à celles de Vaishravana, ne pas être arrogant et voir les gloires du monde en essence vides est le comportement du Bodhisattva.

20. Si, ne soumettant pas l’ennemi intérieur qu’est sa propre colère, on vainc les ennemis extérieurs, ceux-ci s’accroissent. C’est pourquoi, à l’aide de l’armée de l’amour et de la compassion, maîtriser son propre courant de conscience est le comportement du Bodhisattva.

21. Les plaisirs des sens sont semblables à de l’eau salée : plus on s’y adonne et plus on en a soif. Abandonner immédiatement tout objet de désir est le comportement du Bodhisattva.

22. Les apparences sont notre propre esprit depuis toujours libre de l’extrême des fabrications. Reconnaître cela et, dans son esprit, ne saisir ni le sujet ni l’objet est le comportement du Bodhisattva.

23. Si un objet agréable m’apparaît comme plaisant, ne pas le considérer plus vrai qu’un arc en ciel d’été et abandonner tout attachement est le comportement du Bodhisattva.

24. Les diverses souffrances sont semblables à la mort d’un enfant en rêve. On s’épuise à voir comme vraie la manifestation illusoire. Quand on rencontre des circonstances défavorables, les voir comme illusoires est le comportement du Bodhisattva.

25. Si, lorsqu’on aspire à l’éveil, on doit donner jusqu’à son propre corps, que dire des objets extérieurs ? Pratiquer la générosité qui n’attend aucun résultat immédiat ni ultérieur est le comportement du Bodhisattva.

26. Si, sans éthique, on ne peut accomplir son propre bien, vouloir accomplir le bien des autres est une plaisanterie. C’est pourquoi préserver une éthique qui n’attend rien du monde est le comportement du Bodhisattva.

27. Le fils des vainqueurs qui souhaite jouir de la vertu considère que toute nuisance est un précieux trésor. C’est pourquoi cultiver la patience sans aversion vis-à-vis de tout et de tous est le comportement du Bodhisattva.

28. Au vu des efforts déployés par les auditeurs et les bouddhas par soi, comme s’ils voulaient éteindre un feu sur leur propre tête, alors qu’ils n’accomplissent que leur propre bien, pratiquer pour le bien de tous les êtres la diligence, source des qualités, est le comportement du Bodhisattva.

29. Les émotions étant complètement vaincues par une vision supérieure entièrement basée sur le calme mental, cultiver la méditation qui transcende correctement les quatre états sans forme est le comportement du Bodhisattva.

30. Sans la sagesse, le parfait éveil ne peut être obtenu par les cinq autres paramitas. Cultiver donc une sagesse dotée des moyens habiles et sans conceptualisation (sujet-objet-action) est le comportement du Bodhisattva.

31. S’il n’analyse pas lui-même ses propres illusions, il est possible qu’un pratiquant ne soit pas dans le Dharma. Analyser continuellement ses propres illusions pour les abandonner est le comportement du Bodhisattva.

32. Si, sous l’emprise des émotions, on révèle les fautes d’un autre Bodhisattva, on se nuit à soi-même. Ne pas dévoiler les fautes de celui qui est entré dans le grand véhicule est le comportement du Bodhisattva.

33. Si, sous l’influence du gain et des honneurs, on se querelle et que les activités d’écoute, de réflexion et de méditation se détériorent, abandonner l’attachement envers les maisons des proches et des bienfaiteurs est le comportement du Bodhisattva.

34. Si des mots blessants vont agiter l’esprit des autres et que le comportement des fils des vainqueurs va se détériorer, abandonner les paroles dures et ce qui est désagréable à autrui est le comportement du Bodhisattva.

35. Si on s’accoutume aux émotions, il est difficile de revenir en arrière, même avec des antidotes. Le pratiquant, armé de l’épée du rappel, décapite dès son apparition émotion, attachement … Tel est le comportement du Bodhisattva.

36. En résumé, quoi que l’on fasse, dans quelque domaine que ce soit, se demander quel est l’état de son propre esprit. Que celui qui possède un rappel et une vigilance continuels accomplisse le bien d’autrui. Tel est le comportement du Bodhisattva.

37. Pour dissiper les souffrances des êtres innombrables, dédier à l’éveil les vertus accomplies ainsi par l’effort, au moyen d’une sagesse dans laquelle sujet-objet-action sont totalement purs. Tel est le comportement du Bodhisattva.

Chercher le Bouddha

Chercher le Bouddha
Chercher le Bouddha

Chercher le Bouddha en rejetant les autres,
c’est comme chercher l’écho en faisant taire
la voix

– Bodhidarma –

Instruction sur le Mahamudra selon Niguma

Niguma
Niguma

 

La Mahāmudrā, « Grand Symbole » ou « Grand Sceau », est un terme sanskrit qui désigne la nature ultime de l’esprit ainsi que l’ensemble des pratiques et enseignements menant à la réalisation de cette nature ultime, la vacuité, pénétrant tous les phénomènes du Saṃsāra et du Nirvāna.

Dans le bouddhisme tibétain ces méthodes sont principalement pratiquées par la lignée Kagyüpa.

 

Instructions sur le Mahamudra par Niguma

Ne fais jamais rien avec ton esprit –
Demeure dans un état naturel et authentique.
Ton propre esprit, qui ne vacille pas, est le Dharmakaya.
La clé est de méditer ainsi, sans vaciller ;
L’expérience est la grande réalité au-delà des extrêmes.
Sur l’océan translucide
Des bulles apparaissent et disparaissent.
Il en va de même des pensées
Qui ne diffèrent en rien de la réalité ultime.
Ne te sens donc pas coupable, détends-toi.
Ce qui monte, ce qui se produit,
Ne cherche pas à t’en saisir,
Laisse-le immédiatement repartir.
Les apparences, les sons et les objets
Sont ton propre esprit ;
Il n’existe rien hormis l’esprit.
L’esprit est au-delà des extrêmes
De la naissance et de la mort.
La nature de l’esprit, la conscience transcendante,
Utilise les objets des cinq sens
Mais ne s’égare pas hors de la réalité.
Dans l’état d’équilibre cosmique
Il n’existe rien à abandonner ou pratiquer,
Ni méditation, ni après-méditation.

Tout peut être une bénédiction…

Obstacle ou bénédiction
Obstacle ou bénédiction

Tout peut être un obstacle.

Tout peut être une bénédiction

– Gelek Rinpoché –

Ne jugeons pas ce qui nous arrive ; ce que nous jugeons comme désagréable ou très déplaisant peut s’avérer être une bénédiction au final, de même que tout ce que nous jugeons agréable dans l’instant peut être source de souffrance par la suite. Et cela, personne ne peut le savoir à l’avance !

Bonne journée à Tous et Toutes

Françoise

Comment fonctionne l’égo !

Là où l'amour est
Là où l’amour est

Comment fonctionne l’ego ?

par Lama Denys Teundroup

L’ego est notre fonctionnement habituel dans lequel nous construisons notre propre souffrance. Le comprendre, c’est la clé d’une approche spirituelle !
Lama Denys Teundroup est un instructeur bouddhiste français et il dirige le centre d’études bouddhiques Karma Ling ( près de Grenoble). Se fondant sur le Dharma du Bouddha il nous explique les fondements de l’ego et les méthodes qui peuvent nous en libérer sans violence.

L’ego est le  » moi je « , ce sentiment d’exister comme un individu indépendant avec les relations qui dérivent de cette impression.
L’expérience d’ego est de vivre toute perception par rapport à cet objet observateur-sujet.
L’ego a une appétence fondamentale : un désir d’existence et de plaisir, qui se traduit en pulsions de possession, de rejet et d’indifférence. Ce fonctionnement se manifeste ainsi par des attitudes passionnelles d’attraction, de répulsion ou d’indifférence, développées face aux personnes, aux choses, ou aux situations auxquelles l’ego est confronté :  » je  » veux ce qui est bon,  » je  » ne veux pas ce qui est mauvais,  » je  » ne veut pas être exposé à ce qui m’est indifférent. Ces appétits de l’ego le font s’engager dans toutes sortes de lutte pour obtenir ce qui lui est agréable et éviter ce qui lui est désagréable.
Malheureusement et paradoxalement, au lieu d’aboutir à ses fins, sa lutte lui crée des désagréments, conditionnements et souffrances ! Ce fonctionnement de l’ego est notre conditionnement habituel dans lequel nous construisons notre propre souffrance.

Qu’est-ce que l’ego ?
Fondamentalement , l’ego n’est rien qu’une impression : ce sentiment que l’on a  » d’être  » et  » d’avoir  » un ego ne repose sur rien, c’est simplement une illusion. En effet, l’ego n’est pas  » quelque chose  » qui aurait une existence indépendante et autonome, c’est un processus dynamique qui, dans son fonctionnement, produit le sentiment d’individualité. C’est pourquoi l’ego est dit  » vide d’existence propre  » : cette impression n’existe que dans la combinaison des facteurs interdépendants qui la constituent.

La conception de l’ego
Les facteurs interdépendants qui constituent l’ego sont nombreux. Au départ, l’ego est une polarité sujet-objet dans laquelle, comme dans toute polarité, les deux pôles subsistent dans la relation qui les pose l’un par rapport à l’autre. Plus précisément, cette polarité qu’est l’ego se structure dans un processus de saisie, d’appréhension des expériences. En fait, l’esprit est fondamentalement une fonction cognitive dans laquelle vient se greffer la saisie de l’ego. Cette saisie constitutive de la polarité sujet-objet est une conception, une saisie conceptuelle. Ainsi, la conception conçoit le sujet et l’objet. Il est significatif de remarquer que  » conception  » exprime simultanément l’action de concevoir et celle de donner naissance. On pourrait dire :  » le sujet se conçoit concevant l’objet qu’il conçoit  » ! Il y a là matière à quelques paradoxes et méditations…
En tout cas, la conception est un processus qui pose le sujet et l’objet l’un par rapport à l’autre, dans la dualité sujet-objet. Cette saisie génère, au rythme de ses conceptions successives, des instants de conscience dualiste sujet-objet.
Ces instants se succèdent rapidement et font simultanément l’expérience de séries  » d ‘événements sujet  » et  » d’événements objet « . La fréquence élevée de ces événements donne l’impression d’une continuité du sujet et de continuité d’expérience, comme apparaît l’impression de mouvement continue du cinéma lorsque les images de la pellicule défilent suffisamment vite. C’est ainsi qu’apparaît l’impression de continuité du  » moi-sujet  » et de  » ses expériences « . La  » continuité-sujet « , n’ayant pas notion de la relation qui l’unit à la  » continuité de ses expériences « , se vit comme indépendante.

L’impression d’ego individuel se développe, acquérant le sentiment d’être autonome et indépendant. Puis, elle s’identifie à une forme avec un nom, se dotant d’un sentiment d’identité. Le nom, ce label qui la désigne, parachève son impression d’exister et finit de réifier l’ego.
Tout ce processus constitue quelques aspects de la nature de la perception de l’ego. Décrit ainsi, cela paraît abstrait et théorique, mais c’est quelque chose qu’on découvre concrètement dans l’expérience de la méditation assise qui a ainsi un pouvoir libérateur des illusions de l’ego.

Non-violence du travail avec l’ego

Une mauvaise compréhension de la nature de l’ego peut nous faire considérer celui-ci comme un  » ennemi  » à détruire. Ce n’est pas la bonne attitude, d’abord parce qu’il n’y a pas à détruire quelque chose qui n’existe qu’illusoirement, mais simplement à reconnaître son illusion.
De plus, dans un tel combat, qui lutterait contre l’ego si ce n’est  » moi, je  » donc l’ego lui-même ? Cela reviendrait à essayer de terrasser son ombre. Plus son tente de nier l’ego ou de le combattre agressivement, plus on renforce son agitation et sa puissance. Il s’agit d’être réaliste :nier l’ego ou refuser d’avoir des passions serait illusoire.
Il ne s’agit donc pas de s’engager dans une lutte. Au lieu de résoudre les difficultés, cela les renforcerait ? mais de se réconcilier avec soi-même et d’accepter l’ego avec ses passions. Cette acceptation permet ensuite de travailler avec lui, et finalement, de le dépasser par la réalisation de sa nature.

Bien sûr, accepter l’ego et ses émotions ne signifie pas s’y complaire et abonder dans leur sens. La réconciliation avec soi-même, l’acceptation de l’ego, permet de travailler sur celui-ci. Il devient la matière première du travail non violent, non agressif, qu’est la méditation, celle-ci nous permettant de transformer nos attitudes passionnelles et finalement de les dissoudre.

Les cinq constituants de l’ego

Le Bouddha a enseigné la formation de l’ego à partir de ses cinq constituants,  » skandha « , en sanscrit. On peut les expliquer comme cinq étapes. Avant la naissance de l’ego, au départ, l’esprit dans l’instant premier est le terrain fondamental de l’énergie pure non dualiste, sans connaisseur ni connu, ouvert et dégagé, sans centre, ni périphérie, comme l’espace.
La naissance de l’illusion est d’abord celle d’une différenciation : l’espace commence à être perçu, à exister comme quelque chose pour une observation qui le perçoit, une distinction naît. C’est le début de la scission sujet-objet, la naissance de la dualité. En fait, cette différenciation initiale peut se constituer par rapport à n’importe quel point de référence dans les domaines des différentes facultés sensorielles : visuelle, auditive, olfactive, gustative, tactile ou mentale. Cette référence première est appelée  » forme « . C’est le premier stade de l’ego : le skandha de la forme.

Une forme visuelle est n’importe quelle représentation du domaine visuel, par exemple, l’espace indéfini mais distinct, ou un morceau d’espace délimité, un contour, une référence visible quelle qu’elle soit. Mais à ce niveau initial, c’est une expérience nue, dépouillée de concept et de tout jugement. C’est une vision toute simple et silencieuse. Une forme sonore serait une vibration avant que cette résonance ne soit reconnue, avant même que l’on ait pris par rapport à elle une position qualifiée, et avant qu’elle ait été nommée, identifiée, et qu’elle n’ait pris un sens particulier.

La seconde étape est ce qu’on appelle skandha de la sensation. Il s’agit d’une prise de position par rapport à l’expérience initiale de forme. Celle-ci est maintenant sentie comme positive, négative ou neutre. Il y a ainsi des sensations agréables, désagréables ou indifférentes. LA sensation est simplement ce positionnement, cette première impression.
La troisième étape fait intervenir l’identification. C’est-à-dire que la forme qui a été sentie est maintenant reconnue et un nom lui est donné : il y a  » nomination  » ou conceptualisation. La sensation prend alors un sens. C’est le skandha de la perception.

A la quatrième étape, il y a une réaction devant cet objet identifié, devenu porteur d’un sens qui est suggère une action ou une réaction. Il s’instaure une relation avec cette forme sentie et identifiée. Cette relation est conditionnée par différentes tendances ou  » facteurs mentaux  » latents qui sont les éléments animant volonté et impulsions. C’est le skandha des formations mentales ou de la motivation.
Il y a ainsi une situation en laquelle une forme a été sentie, nommée, a acquis un sens, par rapport auquel prend place une réaction ou une action.
L’observateur, le témoin de la situation qui s’est ainsi mise en place, s’est développé et structuré dans les quatre premiers skandhas.
Sa fixation sur cette situation comme étant  » son  » expérience, finit de le solidifier. Il s’approprie complètement l’expérience, il en résulte un état de conscience pleinement constitué. L’ego est, et vit, dans le monde particulier qui s’est ainsi constitué et qui est devenu un état de conscience complètement organisé. C’est la cinquième étape, le skandha de la conscience.
Cette structuration de l’ego par la formation des cinq skandhas : forme, sensation, perception, motivation, et conscience, se répètent d’instant de conscience en instant de conscience.
Chacun de ses instants subsiste très brièvement puis disparaît, suivi par l’apparition d’un autre instant de conscience. A la fin de chacun de ses instants, il y a une sorte de dissolution ou de mort de l’ego et de ses constituants, et au début de chacun d’eux il y a agrégation, naissance de ceux-ci. Il y a ainsi en permanence agrégation et désagrégation de l’ego ; structuration, déstructuration et restructuration. Le phénomène se reproduit sans cesse. C’est ainsi que fonctionne l’ego. Et c’est ce processus de naissance et de mort qui constitue chaque instant de notre vie.

Lama Denys – extrait de l’ouvrage paru chez Albin Michel « Le Dharma et la vie« .