
Auteur : eveiloriental
Le bouddhisme est-il une religion ?
Le bouddhisme ou Dharma est-il une religion ?
Il existe une propension à vouloir assimiler l’enseignement de Bouddha aux catégories et aux représentations proprement occidentales qui se sont constituées dans l’émergence du monothéisme. L’enseignement du Bouddha devient alors ce que l’on nomme en Occident « une religion », sans que l’on se rende compte que le mot religion recouvre en fait des notions presque exclusivement monothéistes.
Pourtant l’enseignement de Bouddha n’est pas fondé dans une perspective juridique avec un législateur omnipotent qui édicte « la Loi » à laquelle le pratiquant est supposé adhérer par un acte de foi qui condition son « Salut ». Le Bouddha ne prétend pas détenir La vérité et ses enseignements n’ont pas de rôle dogmatique et normatif que les religions du « livre » (bible…).
Le terme même « Sa Sainteté » attribué au Dalaï-lama n’est pas vraiment adapté, il serait préférable de le nommer Kundun, qui signifie Présence. Le terme Sainteté a été pourtant choisi pour permettre à de grands maîtres de la tradition du Bouddha d’être placés sur le même pied d’égalité que d’autres grands représentants des traditions monothéistes.
Alors le Bouddhisme est-il une religion ?
Si le mot religion désigne l’adhésion à un credo ou la croyance en un créateur –un Dieu envisagé comme personne créant le monde – alors l’enseignement de Bouddha n’est pas une religion.
En revanche, si l’on considère l’étymologie du mot « religion » (du latin « religere » = relier), la tradition de Bouddha est effectivement un enseignement qui relie à l’ultime, à la réalisation absolue et c’est également une voie qui unit les hommes entre eux et à la nature, dans la paix et la compassion.
Religion au sens « d’union » ou « lien » est d’ailleurs proche du mot yoga qui signifie unir ou union. La voie du Bouddha est de ce point de vue un yoga spirituel permettant de réaliser « l’union absolue » avec notre nature essentielle qui est parfaite et complète libération !
Les bienfaits de la méditation
Lorsque la méditation est pratiquée correctement, on commence à ressentir les premiers bienfaits au bout de 2 à 3 semaines. Une transformation interne plus profonde s’opère au bout de quelques mois de pratique. Les bienfaits retirés d’une pratique régulière de la méditation sont nombreux et ils ont été prouvés par des milliers d’études scientifiques au cours des siècles.
On remarque enfin des différences physiques : Mathieu Ricard, l’un des plus éminents moines bouddhistes français, émissaire officiel du Dalaï Lama en France, et de formation scientifique a prouvé de façon certaine qu’après trois mois de méditation, on observe un renforcement du système immunitaire, une hausse de 20 à 30% des anticorps, une augmentation des cellules souches dans le sang. La méditation contribue également à réduire le taux de cholestérol dans le sang et la tension artérielle.
Ce ne sont ici que quelques uns des principaux bienfaits qu’apporte la pratique régulière de cette discipline.La finalité ultime de la méditation étant l’atteinte du bonheur parfait et inébranlable face aux aléas de l’existence. Ce bonheur pouvant être atteint par une compréhension et une acceptation totale de nous-mêmes, des autres et de notre environnement au sens large.
On ne devient pas bon en essayant d’être bon…
Les quatres pensées illimitées

Petite introduction à la pratique de Tonglen
Tonglen est la méditation du donner-recevoir. C’est la pratique de la Compassion que l’on fait lorsqu’on a pris ses vœux de Boddhisattvas, c’est-à-dire que l’on s’est engagé à éveiller son cœur et son esprit dans la voie du Dharma (enseignements du Bouddha).
Alors qu’en temps ordinaire, nous aspirons ce qui est positif pour expirer ce que l’on ressent négatif en nous, Tonglen est exactement l’inverse.
En pratiquant Tonglen, on prend sur soi la souffrance des autres afin de la dissoudre et la transformer en énergie d’amour et de compassion.
Les bouddhistes commencent la pratique en dédiant cette vertu à tous les êtres vivants, par la prise de Refuge ; les non bouddhistes peuvent la dédier tout simplement aux êtres vivants, avec l’intention qu’ils soient totalement heureux.
On commence la pratique par soi-même, en acceptant tous nos petits travers négatifs, en reconnaissant toutes nos parties sombres, en les acceptant totalement , puis on les laisse se dissoudre en nous et on les transforme en compassion .
On étend ensuite la pratique à ceux qui nous sont proches (famille, amis), puis aux personnes plus éloignées, puis aux personnes qui nous ont blessé(es), même si nous les considérons comme cruelles, même si leur attitude nous semble inacceptable. Et enfin, nous étendons la pratique au monde entier.
Cette pratique permet de développer un Cœur altruiste et équanime, en étant conscient qu’au moment où l’on souffre, il y a des milliers de personnes à travers le monde qui souffrent comme nous. La souffrance ne nous est pas uniquement réservée.
La pratique de Tonglen nous permet de mettre de la lumière partout où jusque là, il y avait l’obscurité, à commencer dans nos cœurs ; elle nous permet de prendre conscience de nos propres résistances (il n’est pas toujours facile d’accepter nos propres souffrances, et encore plus difficile d’envoyer de l’amour à ceux qui nous ont vraiment blessé(e)).
En pratiquant Tonglen tous les jours, nous développerons une attitude de plus en plus aimante et compatissante, ainsi qu’un cœur davantage tourné vers les autres que vers soi-même…
Si tu sais aimer…

Si tu aimes, alors tu sauras que chaque chose a un début et a une fin ; il y a un temps pour commencer et un temps pour finir, et il n’y a pas à en être blessé(e).
Personne n’est blessé, on sait simplement que la saison se termine.
Personne n’est désespéré, on comprends tout simplement, et on remercie l’autre :
Si tu sais aimer, alors tu sauras comment te séparer.
Osho
Richesse ne rime pas avec bonheur
Rendez hommage à votre souffrance…
La réalité ultime est au-delà des mots
Votre mission sur Terre est de vous éveiller

J’aime bien ce petit texte de Dilgo Khyentsé Rinpoché
« Si vous n’avez pas pratiqué le Dharma, il y a au moins une chose dont vous n’aurez pas à vous inquiéter à l’heure de mourir : la perte de ce samsara qui vous est si cher. Aucun risque
*Dharma : Phénomène qui régit l’Univers selon les concepts bouddhistes et hindouistes
*Samsara : cycle des existences conditionnées, cycle des renaissances





