Un moment hors du temps….
The Poet Acts – Philip Glass
Un moment hors du temps….
Un moment hors du temps….

« Laissez l’espace entrer au sein de votre union.
Et que les vents du ciel dansent entre vous.
Aimez-vous l’un l’autre, mais ne faites pas de l’amour une chaîne.
Laissez-le plutôt être une mer dansant entre les rivages de vos âmes.
Emplissez chacun la coupe de l’autre, mais ne buvez pas à la même coupe.
Donnez à l’autre de votre pain, mais ne mangez pas de la même miche.
Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais laissez chacun de vous être seul.
De même que les cordes du luth sont seules pendant qu’elles vibrent de la même harmonie.
Donnez vos cœurs, mais pas à la garde l’un de l’autre.
Car seule la main de la Vie peut contenir vos cœurs.
Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus :
Car les piliers du temple se tiennent à distance,
Et le chêne et le cyprès ne croissent pas à l’ombre l’un de l’autre. »
Khalil Gibran

La réalité fondamentale n’est pas statique, stable, dure et indépendante. Elle ne se forme pas par des facteurs isolés , mais plutôt par des systèmes de corps dépendants. La plupart des systèmes se composent de plus de deux corps mais il n’y a pas de systèmes qui existent avec moins de deux corps. Dans la physique quantique on appelle ce genre de systèmes à deux corps :
Nagarjuna* appelle ces systèmes marcheur et trajet parcouru, feu et combustible, sujet voyant et objet vu, cause et effet, acte et agent.
Les deux modèles décrivent des systèmes à deux corps qui ne sont ni séparés ni vraiment ensemble, ils ne s’unissent pas et ils ne tombent pas en deux. Les corps ne sont pas indépendants, ils n’existent pas d’eux-mêmes et ils ne peuvent pas être observés d’une façon isolée parce qu’ils sont dans leur constitution et même dans leur existence toute entière interdépendants et ne peuvent pas exister et fonctionner indépendamment.
Ils sont maintenus ensemble par interaction. On ne peut pas réduire un corps à un autre, l’un ne peut pas être expliqué par l’autre. Les corps ne sont pas identiques. Les systèmes ont une stabilité fragile qui est basée sur des interactions et des dépendances mutuelles de leur corps qui sont souvent connues, même si certain ne le sont que partiellement et d’autres ne le sont que dans un stade très peu avancé [comme par exemple chez les photons jumeaux ou dans la relation conscience & cerveau].
Qu’est ce que la réalité ?
Nous sommes habitués à avoir une base solide sous les pieds et de voir des nuages fugitifs au ciel. Le concept de réalité de la philosophie de Nagarjuna et les concepts physiques de la complémentarité et des interactions dans la physique quantique nous enseignent une autre histoire : tout est bâti sur le sable et même les grains de sable n’ont pas de noyau stable. Leur stabilité est basée sur les interactions instables de leurs éléments fondamentaux.
* Nāgārjuna est un moine, philosophe et écrivain bouddhiste indien (IIe – IIIe siècle), originaire de la région correspondant à l’Andhra Pradesh actuel.
Le guitariste de Dream Theather et le piano de John Petrucci… Un régal !

C’était le moment que les scientifiques s’aperçoivent que les animaux aussi peuvent souffrir !! En espérant que cela puisse faire évoluer les comportements dans le domaine de l’expérimentation et la boucherie animale…
18 juin 2013
Des neuroscientifiques ont fait une révélation des plus bouleversantes: les animaux auraient bel et bien une conscience, semblable à celle de l’être humain. En effet, dans un manifeste -la Déclaration de Cambridge- signé par un groupe international de scientifiques, l’existence de la conscience de tous les mammifères, oiseaux et autres créatures est reconnue.
Lors d’un dîner, en présence de l’éminent physicien Stephen Hawking, les neuroscientifiques du monde entier ont signé une pétition signalant que tous les mammifères, oiseaux et autres créatures, comme le calamar, ont une conscience. Une telle découverte, si elle venait à être accréditée par le plus grand nombre, devrait avoir un impact sur la société et sur le rapport entre l’homme et l’animal.
Une vérité qui dérange
Philip Low, neuroscientifique canadien, explique: «Nous savons que tous les animaux, tous les oiseaux et beaucoup d’autres créatures, comme le poulpe, disposent des structures nerveuses qui produisent la conscience. Ce qui signifie que ces animaux souffrent. C’est une vérité qui dérange: il était toujours facile de dire que les animaux n’ont pas de conscience. Maintenant nous avons un groupe de neuroscientifiques réputés qui étudient le phénomène de la conscience, le comportement animal, le réseau neuronal, l’anatomie et la génétique du cerveau. On ne peut plus dire qu’on ne le savait pas.»
Il ajoute : «Nous pouvons dire que la capacité à ressentir de la douleur et du plaisir chez les animaux et les êtres humains est très similaire.»
Si pendant des milliers d’années, l’humain a cru et imposé sa supériorité, la Déclaration de Cambridge sera peut-être le début d’une nouvelle ère et d’un changement d’attitude, que ce soit par rapport aux expérimentations animales ou encore à la consommation de viande, entre autres.
Pris sur http://www.newsring.fr
Photo : superstock

Lorsque nous pensons avoir définitivement raison, alors
nous refusons de nous ouvrir à quelque chose ou quelqu’un d’autre,
et nous avons immédiatement tort. De là surgit une vision fausse.
Quand la souffrance surgit, d’où surgit-elle ?
La cause est une vision erronée, le fruit de cette fausse vision
Est la souffrance.
Si cette vision était juste, elle ne causerait
aucune souffrance
Ajahn Chah

« Vous verrez que la peur n’est pas l’amour, que la jalousie n’est pas l’amour, que la possession et la domination ne sont pas l’amour, que la responsabilité et le devoir ne sont pas l’amour, que se prendre en pitié n’est pas l’amour, que la grande souffrance de ne pas être aimé n’est pas l’amour.
Aller au delà de la pensée et du temps, c’est se rendre compte qu’il existe une autre dimension qui s’appelle l’amour. Ne sachant pas comment atteindre cette source extraordinaire, que faites-vous ? Rien, n’est-ce pas ? Absolument rien. Dans ce cas, vous voilà intérieurement complètement silencieux. Comprenez-vous ce que cela veut dire ? Cela veut dire que vous ne cherchez plus, que vous ne désirez plus, que vous ne poursuivez plus rien, bref, qu’il n’y a plus de centre du tout. Alors l’amour est là.»
Jiddhu Krishnamurti