
Auteur : eveiloriental
Celui qui croit en lui-même…
Développer l’équanimité : faire cesser l’aversion envers une personne que nous n’aimons pas – 1ere partie

Visualisation de trois personnes
D’abord, nous visualisons trois personnes : une personne complètement méchante et désagréable, que nous n’aimons pas, ou que nous considérons comme notre ennemi(e), une personne chérie très chère et très aimée ou amie, et un(e) inconnu(e) ou quelqu’un entre les deux, pour qui nous n’éprouvons aucun de ces sentiments. Nous nous représentons ces trois personnes ensemble.
Quel est le genre d’attitude qui se manifeste habituellement, lorsque nous nous concentrons sur chacune de ces personnes à tour de rôle ? Un sentiment désagréable, de malaise et d’aversion s’élève vis-à-vis de la personne que nous n’aimons pas. Un sentiment d’attirance et d’attachement s’élève envers l’ami(e) chéri(e) très cher(e). Un sentiment d’indifférence, de ne vouloir ni aider ni faire du mal, se manifeste envers la personne qui n’est ni l’une ni l’autre, parce que nous ne trouvons l’inconnu(e) ni attirant(e), ni repoussant(e).
Faire cesser l’aversion envers quelqu’un que nous n’aimons pas
D’abord, nous travaillons avec la personne que nous n’aimons pas, celle que nous considérons même peut-être comme une ennemie.
- Nous laissons s’élever le sentiment qui consiste à la trouver désagréable et repoussante. Une fois que ce sentiment est clairement présent,
- Nous remarquons qu’un autre sentiment s’élève en même temps, c’est-à-dire que ce serait bien si quelque chose de désagréable lui arrivait, ou si elle vivait quelque chose qu’elle ne veut pas vivre.
- Ensuite, nous examinons les raisons pour lesquelles s’élèvent ces sentiments ou ces souhaits négatifs. En général, nous découvrons que c’est parce que cette personne nous a blessé, nous a fait du mal, a fait ou dit quelque chose de méchant, à nous personnellement ou à nos amis. C’est pour cela que nous souhaitons que quelque chose de mal lui arrive, ou qu’elle n’obtienne pas ce qu’elle veut.
- Maintenant, nous pensons à la raison pour laquelle nous voulons du mal à cette personne que nous n’aimons pas, et nous examinons si vraiment c’est une bonne raison. Nous considérons ce qui suit :
- Dans mes vies passées, cette personne soi-disant ennemie a été ma mère et mon père de nombreuses fois, ainsi qu’un membre de ma famille et un(e) ami(e). Elle m’a vraiment beaucoup aidé, d’innombrables fois.
- Dans cette vie-ci, on ne sait pas avec certitude ce qu’il adviendra. Elle pourra m’être de grand secours et devenir une bonne amie plus tard, au cours de cette vie. De telles choses sont très possibles.
- En tout cas, elle et moi avons devant nous une infinité de vies, et il est absolument certain qu’à un moment ou à un autre, elle sera ma mère ou mon père. En tant que tel(le), elle m’aidera beaucoup, et il faudra que je mette tous mes espoirs en elle. Ainsi, dans le passé, le présent et le futur, puisqu’elle m’a été, m’est et me sera d’un grand secours de multiples manières, au bout du compte, c’est une bonne amie. C’est sûr et certain. Et maintenant, sous prétexte qu’elle m’a causé un peu de tort dans cette vie, pour une raison aussi insignifiante, je la considère comme une ennemie et lui veux du mal ? Voilà qui ne tient pas debout !
- Nous pensons à quelques exemples. Par exemple, supposons qu’un employé de banque ou quelqu’un de riche qui a le pouvoir de me donner beaucoup d’argent, avait eu le désir ou l’intention de le faire, et a déjà commencé un peu à le faire. Si cette personne devait, un jour, perdre contenance et se mettre en colère, et me donner une gifle, et si je me mettais en colère aussi et que je m’accroche à ma colère, cela pourrait la faire changer d’avis de me donner de nouveau de l’argent. Elle risquerait même de changer d’intention et de décider de donner l’argent à quelqu’un d’autre. D’un autre côté, si je supportais la gifle, gardais les yeux baissés et ne disais rien, elle serait, par la suite, encore plus contente de moi du fait que je ne sois pas fâché(e). Il se pourrait même qu’elle veuille me donner plus d’argent qu’elle n’en avait eu initialement l’intention. Alors que si je me mettais en colère et faisais toute une scène, ce serait comme dit le dicton tibétain : « Tu as de la nourriture dans la bouche et ta langue la rejette. »
- Donc, je dois considérer le long terme par rapport à cette personne que je n’aime pas, et il en va de même vis-à-vis de tous les êtres limités. L’aide qu’ils m’apporteront à long terme est certaine à cent pour cent. Il est donc complètement inapproprié que je m’accroche à ma colère pour un petit tort insignifiant que n’importe qui pourrait causer.
- Ensuite, nous considérons les scorpions, les animaux sauvages ou les fantômes. Nous voyons comment, au moindre contact ou à la moindre provocation, immédiatement, ils frappent en retour. Puis nous nous considérons nous-mêmes et voyons à quel point il est inapproprié d’agir comme ces créatures. De cette façon, nous désamorçons notre colère. Nous devons penser que « quel que soit le mal que cette personne me cause, je ne perdrai pas contenance et ne me fâcherai point ; sinon, je ne suis pas mieux qu’un animal sauvage ou qu’un scorpion. »
- En conclusion, nous mettons tout cela sous la forme d’un syllogisme de logique. Je cesserai de me fâcher contre les autres sous prétexte qu’ils m’ont fait du tort parce que :
- dans des vies passées, ils ont été mes parents,
- plus tard dans cette vie, il n’est pas certain qu’ils ne deviennent pas mes meilleurs amis,
- dans le futur, ils renaîtront à un moment ou à un autre en tant que mes parents et m’aideront énormément : ils m’auront donc été d’un grand soutien dans les trois temps,
- si je me fâche en retour, je ne suis pas mieux qu’un animal sauvage. Donc, je cesserai de me fâcher pour les petits torts qu’ils peuvent me causer dans cette vie.
Tsenshab Serkong Rinpotché
This is the life – Dream Theater
Paroles, musiques, images, tout est excellent dans ce clip ! Je ne m’en lasse pas ❤
Hans Zimmer & Lisa Gerrard – Injection
Entre beauté et tristesse…
Nos faiblesses font notre beauté

Un vendeur d’eau se rend chaque matin à la rivière, remplit ses deux cruches et part vers la ville distribuer l’eau à ses clients. Fissurée, une des cruches perd son eau. Toute neuve, l’autre rapporte plus d’argent. La pauvre fissurée se sent inférieure.
Un matin, elle décide de se confier à son patron :
– Tu sais, je suis consciente de mes limites. Tu perds de l’argent à cause de moi, car je suis à moitié vide quand nous arrivons en ville. Pardonne mes faiblesses.
Le lendemain, en route vers la rivière, le patron interpelle sa cruche fissurée :
– Regarde sur le bord de la route !
– C’est joli, et plein de fleurs !
– C’est grâce à toi, réplique le patron. C’est toi qui, chaque matin, arroses le bas-côté de la route. J’ai acheté un paquet de graines de fleurs et je les ai semées le long du chemin. Et toi, sans le savoir et sans le vouloir, tu les arroses chaque jour. Ne l’oublie jamais : nous sommes tous un peu fissurés mais, si nous le lui demandons, l’univers sait faire des merveilles avec nos faiblesses. Acceptons les cela nous rend humains en restant imparfait nous pourrons communiquer avec le monde…
Anonyme – pris sur Facebook
Lama Tchenno
Le soutra de la Lumière d’Or

Vous n’avez pas besoin d’une permission spéciale pour faire cette pratique, mettez simplement les mots de transformation de ce roi des soutras dans votre voix et dans votre cœur.
Avant de commencer, lavez-vous (au moins le visage, les mains et les pieds) puis prenez refuge en disant : « Je prends refuge dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha pour le bien de tous les êtres» et générez une bonne motivation : « je vais créer des causes pour la paix, accumuler des karmas positifs et permettre la réalisation des vœux immensément compassionnés de nos maîtres ».
Afin de multiplier les mérites, récitez 7 fois : « OM DHARE DHARE BENDHARE SOHA » puis commencez la lecture à voix haute.
A la fin de votre récitation, dédiez les mérites à la longue vie de nos précieux enseignants et à l’élimination des conflits, de la violence, des catastrophes dues aux perturbations des éléments et à la disparition de toutes les maladies.
Pendant la récitation, visualisez-vous comme participant à ce grand rassemblement en présence de Bouddha récitant ce soutra pour le bien de tous les êtres.
Lama Zopa dit que plus on est nombreux, plus le karma est puissant et les résultats sont plus rapides pour un projet ou une réalisation.
Ce soutra libère chaque être d’un nombre incalculable d’océans de souffrances…, élimine la peur de celui qui est terrifié et pauvre et cause la vertu suprême.
Le soutra étant très long, vous pouvez avoir un aperçu de ses bienfaits en regardant cette vidéo au préalable.
Téléchargez le Soutra de la lumière d’or
Source : fpmt.org
Lama Tchenno
Colère et jalousie – Petite histoire du Bouddha

Le Bouddha enseignait partout où il passait.
Or, un jour qu’il parlait sur la place du village, un homme vint l’écouter parmi la foule. L’auditeur se mit bientôt à bouillir d’envie et de rage. La sainteté du Bouddha l’exaspérait. N’y pouvant plus tenir, il hurla des insultes. Le Bouddha demeura impassible. L’homme fulminant quitta sa place.
Comme il avançait le long des rizières à larges enjambées, sa colère s’apaisait. Déjà le temple de son village grandissait au-dessus des rizières. En lui monta la conscience que sa colère était née de la jalousie et qu’il avait insulté un sage. IL se sentit si mal à l’aise qu’il rebroussa chemin, décidé à présenter des excuses au Bouddha.
Lorsqu’il arriva sur la place où l’enseignement continuait, la foule se poussa pour laisser passer l’homme qui avait insulté le maître. Les gens incrédules, le regardaient revenir. Les regards se croisaient, les coudes étaient poussés pour attirer l’attention des voisins, un murmure suivit ses pas.
Lorsqu’il fut suffisamment près, il se prosterna, suppliant le Bouddha de lui pardonner la violence de ses propos et l’indécence de sa pensée. Le Bouddha, plein de compassion, vint le relever.
– Je n’ai rien à vous pardonner, je n’ai reçu ni violence ni indécence.
– J’ai pourtant proféré des injures et des grossièretés graves.
– Que faites-vous si quelqu’un vous tend un objet dont vous n’avez pas l’usage ou que vous ne souhaitez pas saisir ?
– Je ne tends pas la main, je ne le prends pas bien sûr.
– Que fait le donateur ?
– Ma foi, que peut-il faire ? Il garde son objet.
– C’est sans doute pourquoi vous semblez souffrir des injures et des grossièretés que vous avez proférées. Quand à moi, rassurez-vous, je n’ai pas été accablé. Cette violence que vous donniez, il n’y avait personne pour la prendre.
Contes des sages de l’Inde, Martine Quentric-Séguy
Les sept formes de l’orgueil – Nagarjuna

LES SEPT FORMES DE L’ORGUEIL
Sept stances extraites du « Conseils au roi » concernant l’orgueil
406. La suffisance est présomption,
L’inattention éloigne de la vertu,
L’orgueil prend sept aspects
Que je vais expliquer séparément.
407. Prétendre être inférieur à l’inférieur,
Égal à l’égal,
Supérieur ou égal à l’inférieur,
Cela est dit orgueil [d’égoïsme].
408. L’orgueil extrême, c’est se flatter d’être égal
À ceux qui, par quelque [qualité], nous sont supérieurs ;
Penser que l’on est plus éminent
Que les plus éminents
409. Qui se prétendent supérieurs,
Est l’orgueil surpassant l’orgueil.
Il est très pervers,
Telle une tumeur infectée.
410. Par ignorance, penser « je »
Au regard des cinq [agrégats] vides
Dits « appropriation »,
Cela est [l’orgueil de] la pensée « je ».
411. Imaginer avoir atteint des fruits qui n’ont
pas été atteints,
Cela constitue l’orgueil de supériorité ;
Se louer de la perpétration de méfaits
Est connu par les sages comme l’orgueil erroné.
412. Se mépriser en disant :
« Je suis inutile »,
Cela est l’orgueil d’infériorité.
Tels sont, brièvement exposés, les sept [orgueils].
Ce texte est extrait du « Conseil au roi » de Nagarjuna
Tiré d’un ouvrage paru en 2000 aux Editions Point Sagesses au Seuil

