On ne devient pas bon en essayant d’être bon…

« On ne devient pas bon en essayant d’être bon, mais en trouvant la bonté qui est déjà à l’intérieur de nous »

Eckart Tolle

« On ne devient pas bon en essayant d’être bon, mais en trouvant la bonté qui est déjà à l’intérieur de nous » Eckart Tolle

Les quatres pensées illimitées

Il y a quatre pensées illimitées : l’amour, la compassion, la joie et l’équanimité – Bouddha –

Petite introduction à la pratique de Tonglen

Tonglen est la méditation du donner-recevoir. C’est la pratique de la Compassion que l’on fait lorsqu’on a pris ses vœux de Boddhisattvas, c’est-à-dire que l’on s’est engagé à éveiller son cœur et son esprit dans la voie du Dharma (enseignements du Bouddha).

Alors qu’en temps ordinaire, nous aspirons ce qui est positif pour expirer ce que l’on ressent négatif en nous, Tonglen est exactement l’inverse.

En pratiquant Tonglen, on prend sur soi la souffrance des autres afin de la dissoudre et la transformer en énergie d’amour et de compassion.

Les bouddhistes commencent la pratique en dédiant cette vertu à tous les êtres vivants, par la prise de Refuge ; les non bouddhistes peuvent la dédier tout simplement aux êtres vivants, avec l’intention qu’ils soient totalement heureux.

On commence la pratique par soi-même, en acceptant tous nos petits travers négatifs, en reconnaissant toutes nos parties sombres, en les acceptant totalement ,  puis  on les laisse se dissoudre en nous et on les transforme en compassion .

On étend ensuite la pratique à ceux qui nous sont proches (famille, amis), puis aux personnes plus éloignées, puis aux personnes qui nous ont blessé(es), même si nous les considérons comme cruelles, même si leur attitude nous semble inacceptable. Et enfin, nous étendons la pratique au monde entier.

Cette pratique permet de développer un Cœur altruiste et équanime, en étant conscient qu’au moment où l’on souffre, il y a des milliers de personnes à travers le monde qui souffrent comme nous. La souffrance ne nous est pas uniquement réservée.

La pratique de Tonglen nous permet de mettre de la lumière partout où jusque là, il y avait l’obscurité, à commencer dans nos cœurs ; elle nous permet de prendre conscience de nos propres résistances (il n’est pas toujours facile d’accepter nos propres souffrances, et encore plus difficile d’envoyer de l’amour à ceux qui nous ont vraiment blessé(e)).

En pratiquant Tonglen tous les jours, nous développerons une attitude de plus en plus aimante et compatissante, ainsi qu’un cœur davantage tourné vers les autres que vers soi-même…

Si tu sais aimer…

Si tu sais aimer, alors tu sauras comment te séparer – Osho –

Si tu aimes, alors tu sauras que chaque chose a un début et a une fin ; il y a un temps pour commencer et un temps pour finir, et il n’y a pas à en être blessé(e).

Personne n’est blessé, on sait simplement que la saison se termine.

Personne n’est désespéré, on comprends tout simplement, et on remercie l’autre :

« tu m’as donné tellement de beaux présents, tu m’as donné une nouvelle vision de la vie, tu as ouvert une porte que jamais je n’aurais pu ouvrir par moi-même ; le temps est maintenant venu de nous séparer et de reprendre nos routes, sans rancune, sans rage, sans complaintes, mais avec une infinie gratitude, un amour immense et beaucoup de reconnaissance dans nos cœurs »

Si tu sais aimer, alors tu sauras comment te séparer.

Osho

 

 

Votre mission sur Terre est de vous éveiller

Votre mission sur Terre est de vous éveiller ; si vous n’essayez pas, alors vous aurez perdu votre temps.

J’aime bien ce petit texte de Dilgo Khyentsé Rinpoché

« Si vous n’avez pas pratiqué le Dharma, il y a au moins une chose dont vous n’aurez pas à vous inquiéter à l’heure de mourir : la perte de ce samsara qui vous est si cher. Aucun risque

de ce côté-là ! Vous y êtes, et vous resterez pendant bien des vies encore. (…) Finalement, si c’est pour perdre votre temps, cela ne fait pas grande différence que vous viviez un an ou cent ans. »

*Dharma : Phénomène qui régit l’Univers selon les concepts bouddhistes et hindouistes
*Samsara : cycle des existences conditionnées, cycle des renaissances

 

Comment éprouver de la compassion envers ses ennemis

Comment éprouver de la compassion envers ses ennemis ?

Lorsque nous avons été profondément blessé(e), que l’évènement marquant soit récent ou beaucoup plus ancien, le plus difficile est de se débarrasser du souvenir négatif que l’autre évoque en nous.

Même si nous avons conscience que l’ennemi n’est plus là, qu’il ne peut plus nous faire de mal, que tout cela n’est plus que de la pensée, la blessure a néanmoins laissé une trace, que l’on pourrait résumer à une image.
C’est davantage l’image de l’autre dont nous n’arrivons pas à nous débarrasser, ou plutôt le sentiment douloureux ou négatif que nous ressentons lorsque nous évoquons son souvenir. Cette image peut prendre l’apparence d’une forme sombre à l’intérieur de nous, une sorte de masse noire, comparable à un trou noir dans l’espace. Bien que petite, cette masse reste un concentré d’énergie suffisamment dense pour nous empêcher d’avancer sereinement sur notre voie.

Voici donc un petit résumé de ce que nous pouvons faire pour nous libérer de nos images.

Tout d’abord, ne pas condamner l’autre et considérer qu’il y a tout un tas de causes et de conséquences pour que l’autre en soit arrivé à agir de telle façon ; c’est la loi du karma. Même si on ignore tout de l’origine de la souffrance de l’autre, il n’en reste pas moins qu’il y en a une ou plusieurs. On ne cherche pas ici des excuses mais une simple compréhension des phénomènes.

Ensuite, prendre en considération que le supposé ennemi n’a rien fait contre nous, mais a fait les choses pour lui-même ! En réalité, tout le monde cherche son propre bonheur, et certains pour y parvenir, le trouvent au détriment des autres. C’est leur façon de se nourrir, leur façon de se sentir exister !

S’interroger et reconnaître en nous-mêmes cette partie de l’autre : nous ne sommes pas tout blancs, nous avons nous aussi fait parfois du mal aux autres, consciemment ou inconsciemment. Bouddha disait qu’il existe 3000 défauts et que nous les avons tous en quantité plus ou moins importante ! On peut donc difficilement condamner quelqu’un sans se condamner en partie soi-même !

Accepter que les choses soient ainsi ; tout existe dans la nature, il y a autant de comportements et caractéristiques différents qu’il y a d’êtres humains. Nous ne sommes pas le centre du monde (même si notre égo le croit). De ce fait, tant que nous ne sommes pas nous-mêmes libérés de nos propres souffrances, nous sommes et serons perpétuellement confrontés à des comportements perturbateurs et donc sujets à d’éventuelles blessures.

Transformer chaque situation en voie d’éveil ou comment utiliser l’énergie de l’autre pour se guérir : en dehors des blessures qu’ils occasionnent à notre égo, nos ennemis portent en eux les germes de notre éveil ! Il nous appartient donc de transformer notre souffrance en énergie positive.
L’ennemi nous permet de mettre en évidence tout ce qu’en nous-mêmes nous n’arrivons ou ne voulons pas voir en temps normal : la colère, la haine, l’orgueil, la jalousie, l’aversion, la vengeance…Ce ne sont pas nos ennemis qui ont déposé ces poisons en nous, ils existaient déjà au préalable. Nos ennemis les mettent simplement en évidence ; par leurs comportements, ils exacerbent nos tendances naturelles égotiques, nous permettant ainsi de les dévoiler au grand jour et donc, de s’en affranchir.

Nos ennemis forcent en nous la patience, le lâcher-prise, l’acceptation, tout simplement parce qu’il n’y a pas d’autre choix ! Si nous savons tirer profit de leurs « enseignements » au lieu de nous lamenter, alors nous aurons gagné considérablement en sagesse, compassion et amour.

Si malgré tout cela, nous n’arrivons pas à nous débarrasser de l’image de l’autre, il reste la manière radicale, la manière directe : couper le mal à sa racine ! Dans le bouddhisme, il existe des méditations spécifiques qui permettent de chasser les « démons », mais s’il n’est pas possible d’accéder à ce type d’enseignement, il reste une autre méthode : aller les chercher soi-même !

En quoi cela consiste-t-il ?

Au lieu de fuir nos petits démons ou de les éviter en les rangeant dans une petite case de notre cerveau avec écrit dessus « Ne pas déranger », au lieu d’essayer de rassurer notre égo en nous disant que nous valons mieux que ça, que nous ne méritons pas ça, que nous sommes des gens bien…bref, au lieu de nous passer de la pommade, nous pouvons tout autant faire face directement à l’image négative dont nous souhaitons nous défaire !
La voir telle qu’elle est, l’accepter pleinement, l’inviter à saisir en nous ce dont elle a besoin, puis la laisser se dissoudre !

Concrètement, lors de la méditation, il convient de repérer cette masse sombre à l’intérieur de nous, et de ne pas la laisser s’échapper (attention à l’égo qui a la fâcheuse manie de vouloir nous maintenir dans notre souffrance) !
Une fois visualisée, nous l’invitons à puiser en nous ce dont elle a besoin, nous lui demandons de prendre tout ce qu’elle veut, à nous prendre totalement si elle le désire. Nous lui laissons tout l’espace dont elle a besoin, absolument tout ! La nécessité pour que cela fonctionne est de n’opposer Aucune résistance et d’accepter TOTALEMENT ce qui est !

Il est possible qu’à ce moment là, nous puissions nous sentir très mal, envahis justement par cette masse sombre que nous gardions cachée jusque là, et que nous sommes en train de libérer. Si cette image est de la colère, nous pouvons devenir temporairement la colère. Si c’est de la peine, nous serons temporairement très triste…L’intensité de la sensation qui nous envahit est proportionnelle à la masse de cette partie sombre, alors qu’avant elle était sous forme concentrée, là elle se trouve libérée et nous donne une idée du pouvoir qu’elle exerçait en nous.

Cette forme de méditation est très efficace pour les troubles mineurs (trahison, mensonge, rejet, abandon, humiliation…) ; elle permet d’éradiquer très rapidement une émotion refoulée par le simple fait de ne plus s’y opposer. L’acceptation pleine de ce qui est amène automatiquement la dissolution de la charge émotionnelle, nous permettant ainsi de nous libérer. La seule condition étant bien sur de ne pas craindre de revivre l’émotion…

Cet exercice ne s’adresse pas aux personnes souffrant de troubles psychiatriques, ou dont les traumatismes sont tellement refoulés et anciens, qu’il serait dangereux de les laisser s’exprimer sans une aide médicale appropriée ou l’accompagnement d’un thérapeute.

Petite précision : le terme « démons » n’a pas ici le sens de « mal » qui s’opposerait au « bien » mais seulement un terme désignant un concentré d’énergies négatives et polluantes.

NB : pour en savoir davantage sur les méditations qui permettent d’éveiller le cœur et l’esprit, vous pouvez vous référer à la méditation de Tonglen (méditation du donner-recevoir)

Françoise