
La véritable question n’est pas de savoir s’il y a une vie après la mort,
la véritable question est de savoir si vous vous sentirez vivant
avant de mourir
Osho

Vous ne pouvez pas
reconnaître en l’autre
ce qui n’existe pas en vous.
L’obscurité ne peut reconnaître
la lumière, seule la lumière peut
se reconnaître elle-même.
Eckart Tolle
C’est une règle infaillible ! Quelle que soit l’opinion ou le jugement que nous émettions au sujet de telle ou telle personne, que ce jugement soit positif ou négatif, il existe nécessairement en nous ! La relation n’est qu’un simple jeu de miroirs. Ce que nous sommes incapables de reconnaître par nous-même, nous le projetons en l’autre et l’autre nous le renvoie, sous une forme souvent plus exacerbée qu’on ne la soupçonne en nous.
Il est important d’en prendre conscience si l’on veut cesser le jugement ; c’est en se réappropriant ces images que nous pouvons commencer un véritable travail intérieur, et non pas en rejetant ou en accusant l’autre d’être comme ceci ou comme cela.
C’est seulement lorsque les parts sombres de l’autre ne nous atteignent plus, ne nous dérangent plus mais que l’on peut, au contraire, éprouver de la compassion envers sa souffrance, qu’on peut considérer en être affranchi. Simplement reconnaître qu’elles ont existé, mais qu’elles ne sont plus présentes en nous.
L’ombre n’est que l’absence de lumière (citation d’Einstein)…alors considérons l’autre, non plus comme un ennemi, mais comme une opportunité de mise en lumière…
Belle journée à tous
Françoise

Voici une petite anecdote que je souhaite partager avec vous !
Je fréquente depuis de nombreuses années un centre tibétain en Savoie, centre dirigé spirituellement par Lama Denys Rinpoché.
Il y a 13 ans, lorsque je participais à des enseignements, je croisais régulièrement Lama Denys ; à cette époque, je le trouvais froid et distant, en fait, il ne me regardait jamais, je n’arrivais pas à le « capter » et j’avais émis tout un tas de jugements sur les « maîtres », du style, ils manquent de chaleur ou autres balivernes de ce genre. C’était il y a 13 ans, je le rappelle !
L’an dernier, lors d’un séminaire auquel je participais, je croisais à nouveau Lama Denys, souvent le soir lors des cérémonies de Chenrezi et, à nouveau, j’avais l’impression qu’il ne me voyait pas ! Tout le monde me parlait de l’amour qu’il avait dans le regard, mais impossible de croiser le sien !
Alors, je ruminais dans mon coin, le blabla mental « il n’en a rien à faire de moi, je suis juste une petite pratiquante sans intérêt, il a des choses plus intéressantes à faire, etc… ». En en reparlant, ça me fait sourire tellement je réalise que je tournais en boucle dans ma souffrance.
Bref, j’en parle à Gaëlle qui participait au séminaire avec moi, et puis, je laisse tomber ! Après tout, ce n’était pas si grave, qu’il me voit ou non n’allait pas changer ce que j’étais, j’en faisais mon deuil !
Le lendemain, alors que j’étais adossée à une rambarde, attendant un entretien avec le lama qui enseignait le Lodjong (sujet de mon séminaire), j’entends quelqu’un derrière moi qui prononce un « bonjour ». Je me retourne et devant moi se tenait Lama Denys, qui me disait bonjour… à moi ! Et ce n’était pas un bonjour en passant, non il s’était arrêté devant moi, et m’avait saluée en quelque sorte !
Surprise, déconcertée, j’ai dû bafouiller un bonjour maladroit, bref…le soir même, j’en parle à nouveau à Gaëlle, toute contente « tu te rends compte, Lama Denys m’a dit bonjour » !
Et Gaëlle me répond « Est-ce que tu l’as offert au Dharma » ?
Dans le bouddhisme, on s’entraîne justement à ne pas conserver pour soi ce qui est positif, et donc à offrir ce qu’on reçoit à tous les êtres vivants ! Je la regarde un peu étonnée et lui réponds « pour une fois que Lama Denys me parle, je vais le garder pour moi ». Puis, quelques minutes après réflexion, je me décidais à offrir ce sourire et cette joie au Dharma, en quelque sorte, c’est un acte de détachement.
Le lendemain, encore une fois de manière tout à fait inopportune, Lama Denys me fait à nouveau un grand sourire et me dit à nouveau bonjour…
De cela, j’ai tiré deux enseignements :
– plus on lâche la volonté que les choses soient conformes à nos désirs, plus on leur laisse la possibilité de s’exprimer.
– plus on offre aux autres ce qu’on aurait tendance à vouloir conserver pour soi (ce qu’on juge bon en l’occurrence), plus les évènements reviennent à soi sans qu’on ne s’y attende !
Je vous laisse en tirer les conclusions que vous souhaitez …
Bonne journée
Françoise
« Vous ne réussirez jamais à arranger les formes ou
à accumuler toutes celles dont vous pensez avoir besoin
pour être vous-même. »
En tant qu' »ego » identifié à la forme, nous attendons « toujours plus » d’un hypothétique futur, qu’il s’agisse d’accumulations sur le plan matériel ou spirituel.:
« Si je gagnais au loto, je serai comblé … »
« Si je rencontrais le grand amour, je serais comblé … »
« Si je devenais un être très évolué spirituellement, je serai comblé … »
» Puis-je être dans l’acceptation de ce qui EST comme cela EST, en cet instant même ? »