Si tu aimes quelqu’un, laisse le partir…

Si tu aimes quelqu’un, laisse le partir ! S’il revient, c’est qu’il a toujours été là, s’il ne revient pas, c’est qu’il ne l’a jamais été – Khalil Gibran –

Doit-on anéantir l’égo ?

 

Doit-on anéantir l’égo ?

Il ne s’agit pas d’entrer en guerre contre l’égo mais d’apprendre à reconnaître son caractère relatif, impermanent et interdépendant. Il faut beaucoup insister sur ce point car la pratique du Dharma ne consiste pas en une négation de l’égo qui entrainerait la dépréciation de Soi et finalement la dépression du Moi.

Par ailleurs, en dehors des pertes de repère qu’occasionnerait le fait de nier l’égo, nous pourrions tomber dans une autre variante de l’égo, qui consisterait à se faire croire à lui-même qu’il a disparu, et donc qu’il est éveillé ! L’égo est particulièrement habile dans ce domaine et peut nous convaincre de toutes sortes d’illusions. Néanmoins, on ne se débarrasse pas de l’égo comme ça, le Dharma est une pratique de dévoilement , un abandon progressif de nos croyances et nos conditionnements, ce qui amène inévitablement un affaiblissement de l’égo, voire sa disparition à terme.

Il ne s’agit donc pas d’engager un combat contre l’égo mais plutôt d’entrer en amitié avec soi-même. Il s’agit d’abandonner la lutte du moi et du mien, d’apprendre à accueillir la réalité et de découvrir l’expérience de la simplicité.

Extrait de Chogyam Trungpa, le Mythe de la Liberté

« En général, lorsque l’égo est exposé, la réaction immédiate du public est de le considérer comme un vilain, un ennemi. On croit que l’on doit détruire cet égo. Ce qui est une approche masochiste ou suicidaire. Les gens on tendance à penser ainsi car, ordinairement, lorsqu’il est question de spiritualité, on croit qu’il s’agit de combattre le mal ; je suis bon, la spiritualité est le bien ultime, le bien suprême, et l’autre côté est mauvais. Mais loin d’être une bataille, la véritable spiritualité est la pratique ultime de  la non-violence.

Sans considérer aucun élément de nous-mêmes comme vil ou hostile, nous tâchons de tout utiliser comme partie du processus naturel de la vie. Dès que se développe une notion de polarité entre le bien et le mal, nous sommes pris dans le matérialisme spirituel, qui œuvre de façon simpliste en vue du bonheur, sur la voie de la réalisation de l’égo ! «

Renoncer ne signifie pas que tu es faible

Renoncer ne signifie pas toujours que tu es faible, mais parfois que tu es suffisamment fort pour laisser tomber – Inconnu –

L’espoir ne nous fait pas vivre, il nous fait survivre !

L’espoir ne nous fait pas vivre, il nous fait survivre !

Lorsque j’entends le mot espoir, j’entends aussi le mot désespoir !

Car en dehors des cas où la vie d’autrui est en danger et où l’espoir reste notre seul point d’accroche, dans la plupart des autres cas, l’espoir ressemble à une forme de survie, comme si notre présent était si peu satisfaisant que nous soyons obligés d’espérer que quelque chose d’extérieur se produise, ou que quelqu’un prenne une décision à notre place.

L’espoir est à mon sens la pire chose à laquelle s’accrocher, car s’il est une certitude, c’est que nous ne savons rien de ce qu’il peut se passer dans notre futur !  Et notre propre expérience pourrait en témoigner : beaucoup de choses sont arrivées qu’on n’attendait pas, pendant que dans le même temps, beaucoup de choses qu’on attendait ne se sont jamais réalisées !

Nous espérons que notre ami(e) va changer malgré l’évidence que rien n’évolue, nous espérons avoir plus d’argent sans véritablement faire le nécessaire pour que les évènements changent, nous espérons avoir une vie meilleure tout en restant les bras croisés devant la télévision etc..

Peut-être est-il alors préférable d’utiliser le mot Souhait ? Il y a dans le souhait une forme de détachement, je prends acte que les choses sont ainsi, je les accepte et je souhaite que dans le futur, elles puissent être différentes, et meilleures. Mais en attendant, je Vis !

Dans le mot Espoir, il y a une forme de dépendance, de désespoir justement, d’appel au secours, j’espère et je m’accroche à un futur illusoire dont je ne sais rien, futur dont je dépends en partie dans le présent. Alors, je survis, mais je ne Vis pas !

Dans le mot Souhait, il y a une acceptation de l’instant présent, dans le mot Espoir, il y a justement l’inverse.

Le futur est trop hypothétique pour que nous puissions en faire un point de repère, se nourrir d’espoir est une façon d’échapper à notre présent, et de se déresponsabiliser de nos actes et de leurs conséquences ! Si l’on veut que les choses changent, il faut les changer, et non espérer qu’elles changent toutes seules ! Et si nos croyances, nos voiles, nos conditionnements, nos peurs,  sont un obstacle à nos réalisations, alors il est nécessaire d’aller chercher la racine et la source de ce que nous sommes !

Une fois que nous avons fait le nécessaire en ce sens, alors nous pouvons exprimer le souhait que tout se déroule pour le mieux  !

L’espoir est une création du mental, une projection qui peut tout simplement nous empêcher d’avancer dans la réalisation de notre vie, par le simple fait qu’il nie l’instant présent, ce qui Est !

D’ailleurs, au niveau du Bouddhisme, nous exprimons des souhaits pour les autres, jamais de l’Espoir…à méditer !

Ne blâmez pas les autres

Ne blâmez pas les autres pour vous avoir déçu(e), peut-être est-ce vous qui aviez trop d’attentes…

La racine de tous les problèmes…

La racine de tous les problèmes se trouve dans la saisie dualiste d’un moi !

Le dharma est entièrement consacré à la libération du mal-être et à la réalisation du bonheur. La découverte du Bouddha est que la cause du mal-être est l’illusion et les passions qui en procèdent.

De quelle illusion s’agit-il ? Essentiellement de l’illusion d’un moi. La racine de tous les problèmes se trouve dans la saisie dualiste d’un ego, d’un moi ou d’un soi autonome, indépendant et auto-suffisant. Il ne s’agit pas d’une théorie ni d’un dogme, mais du résultat d’une analyse logique et de l’expérience directe.

D’un point de vue logique, on peut expliquer cela par le fait que tous les phénomènes sont composés et donc interdépendants et vides de soi ! Qu’est ce que cela signifie ? Tout simplement qu’il faut une multitude de causes et conséquences pour qu’un phénomène quel qu’il soit puisse prendre forme, ou « exister » tel que nous le percevons. Nous sommes des assemblages, la nature est un assemblage, de molécules, ions, cations, protons…chacun étant vide d’un soi, nous ne pouvons nous-même avoir un soi solide et permanent, cela est techniquement impossible !

D’un point de vue analytique et cognitif, donc expérimental, nous pouvons être témoin d’un non soi tout simplement en le cherchant à l’intérieur ou à l’extérieur de nous-mêmes ! C’est là le rôle de la méditation, au moment où nous pouvons prendre consciences des allées et venues de nos pensées, sans vraiment savoir d’où elles viennent et où elles s’en vont.

Si nous laissons être la pensée telle qu’elle est, sans s’y accrocher, alors il ne se passera rien. En revanche, si nous la saisissons, la cristallisons et nous accrochons à elle, alors nous risquons de nous identifier à elle et la croire réelle.

La question est donc de trouver Qui saisit la pensée ! Quelle est la nature de l’observateur de la pensée ? En répondant à cette simple question, nous pouvons alors trouver la source de toutes nos souffrances : le Moi !

 

Pardonnez à ceux qui vous ont fait du mal

C’est seulement en cultivant des pensées d’amour et de compassion à l’égard de tous les vivants que, petit à petit, nous pouvons modifier notre mode de pensée, développant ainsi l’altruisme et la paix intérieure….Les personnes qui font du mal sont des personnes fondamentalement dans l’ignorance et très malheureuses, ce qui revient au même, ne l’oublions pas 🙂

Pardonnez à ceux qui vous ont fait du mal, si vous saviez à quel point ils se sont faits du mal à eux-mêmes !