Le Calme Intérieur

Calme

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LE CALME INTÉRIEUR

La méditation a pour but de libérer l’esprit de l’ignorance et de la souffrance.

Comment s’y prendre ?

Là encore le simple souhait d’y parvenir ne suffit pas. Il faut appliquer une méthode systématique qui permette de débarrasser l’esprit des voiles qui l’obscurcissent. Comme c’est l’esprit lui-même qui doit se charger de cette tâche, assurons-nous d’abord qu’il en est capable. S’il ne tient pas en place un seul instant, comment pourrait-il se libérer de son ignorance ?

L’esprit ressemble à un singe entravé par de nombreux liens, qui ne cesserait de sauter dans tous les sens pour se détacher. Il gesticule tant et si bien qu’il empêche quiconque, y compris lui-même, de défaire un seul nœud. Il faut commencer par le pacifier et le rendre attentif. Calmer le singe ne signifie pas l’immobiliser en le gardant enchaîné. Le but est de profiter de ce répit pour lui rendre la liberté.

On utilisera pareillement la maîtrise qui accompagne l’esprit lorsqu’il est calme, attentif, clair et maniable pour le libérer des liens créés par les pensées vagabondes, les émotions conflictuelles et la confusion.

Les automatismes de pensée, entretenus par nos tendances et nos habitudes, de même que la distraction et les fabrications conceptuelles qui déforment la réalité, sont autant d’obstacles à l’atteinte de ce but. Il faut donc remédier à ces conditions défavorables. Maîtriser l’esprit ne signifie pas lui imposer de nouvelles contraintes qui le rendrait encore plus étriqué et tendu ; c’est au contraire l’affranchir de l’emprise des conditionnements mentaux et des conflits intérieurs entretenus par les pensées et les émotions.

Pour reconnaître la nature véritable de l’esprit, il faut par conséquent ôter les voiles engendrés par les automatismes de pensée.

Comment s’y prend-on ?

Supposons que nous ayons fait tomber une clef au fond d’un étang. Si nous prenons un bâton et remuons la vase, nous rendrons l’eau complètement opaque et nous n’aurons aucune chance de retrouver la clef. Nous devons d’abord laisser l’eau se décanter jusqu’à ce qu’elle devienne limpide, après quoi il sera plus facile de discerner la clef et de la repêcher.

De même, il faut commencer par laisser l’esprit devenir clair, calme et attentif. Ensuite, il sera possible d’utiliser ces nouvelles qualités pour en cultiver d’autres, comme l’amour altruiste, la compassion, et pour acquérir une vision profonde de la nature de l’esprit.

Pour atteindre ce but, toutes les écoles du bouddhisme enseignent deux types de méditations fondamentales et complémentaires : le « calme mental », appelé Samatha en sanskrit, et Vipassana la « vision pénétrante » . Samatha est l’état d’esprit apaisé, clair et parfaitement concentré sur son objet. Vipassana est la vision pénétrante de la nature de l’esprit et des phénomènes, à laquelle on parvient en analysant minutieusement la conscience, puis en ayant recours à la pratique contemplative, à l’expérience intérieure. Vipassana permet de démasquer les illusions et, par conséquent, de ne plus être victime des émotions perturbatrices.

En résumé, Samatha prépare le terrain en faisant de l’esprit un outil maniable, efficace et précis, tandis que Vipassana libère l’esprit du joug des afflictions mentales et des voiles de l’ignorance.

Source : groupe de méditation à Lyon

http://www.meditationlyon.com/