L’espoir ne nous fait pas vivre, il nous fait survivre !

L’espoir ne nous fait pas vivre, il nous fait survivre !

Lorsque j’entends le mot espoir, j’entends aussi le mot désespoir !

Car en dehors des cas où la vie d’autrui est en danger et où l’espoir reste notre seul point d’accroche, dans la plupart des autres cas, l’espoir ressemble à une forme de survie, comme si notre présent était si peu satisfaisant que nous soyons obligés d’espérer que quelque chose d’extérieur se produise, ou que quelqu’un prenne une décision à notre place.

L’espoir est à mon sens la pire chose à laquelle s’accrocher, car s’il est une certitude, c’est que nous ne savons rien de ce qu’il peut se passer dans notre futur !  Et notre propre expérience pourrait en témoigner : beaucoup de choses sont arrivées qu’on n’attendait pas, pendant que dans le même temps, beaucoup de choses qu’on attendait ne se sont jamais réalisées !

Nous espérons que notre ami(e) va changer malgré l’évidence que rien n’évolue, nous espérons avoir plus d’argent sans véritablement faire le nécessaire pour que les évènements changent, nous espérons avoir une vie meilleure tout en restant les bras croisés devant la télévision etc..

Peut-être est-il alors préférable d’utiliser le mot Souhait ? Il y a dans le souhait une forme de détachement, je prends acte que les choses sont ainsi, je les accepte et je souhaite que dans le futur, elles puissent être différentes, et meilleures. Mais en attendant, je Vis !

Dans le mot Espoir, il y a une forme de dépendance, de désespoir justement, d’appel au secours, j’espère et je m’accroche à un futur illusoire dont je ne sais rien, futur dont je dépends en partie dans le présent. Alors, je survis, mais je ne Vis pas !

Dans le mot Souhait, il y a une acceptation de l’instant présent, dans le mot Espoir, il y a justement l’inverse.

Le futur est trop hypothétique pour que nous puissions en faire un point de repère, se nourrir d’espoir est une façon d’échapper à notre présent, et de se déresponsabiliser de nos actes et de leurs conséquences ! Si l’on veut que les choses changent, il faut les changer, et non espérer qu’elles changent toutes seules ! Et si nos croyances, nos voiles, nos conditionnements, nos peurs,  sont un obstacle à nos réalisations, alors il est nécessaire d’aller chercher la racine et la source de ce que nous sommes !

Une fois que nous avons fait le nécessaire en ce sens, alors nous pouvons exprimer le souhait que tout se déroule pour le mieux  !

L’espoir est une création du mental, une projection qui peut tout simplement nous empêcher d’avancer dans la réalisation de notre vie, par le simple fait qu’il nie l’instant présent, ce qui Est !

D’ailleurs, au niveau du Bouddhisme, nous exprimons des souhaits pour les autres, jamais de l’Espoir…à méditer !

Ne blâmez pas les autres

Ne blâmez pas les autres pour vous avoir déçu(e), peut-être est-ce vous qui aviez trop d’attentes…

N’offrir aucune résistance à la vie

N’offrir aucune résistance à la vie c’est être dans un état de grâce, tranquillité et légèreté. Cet état ne dépend plus alors que les choses soient d’une certaine manière, bonnes ou mauvaises. – Eckart Tolle –

On ne devient pas bon en essayant d’être bon…

« On ne devient pas bon en essayant d’être bon, mais en trouvant la bonté qui est déjà à l’intérieur de nous »

Eckart Tolle

« On ne devient pas bon en essayant d’être bon, mais en trouvant la bonté qui est déjà à l’intérieur de nous » Eckart Tolle

Les quatres pensées illimitées

Il y a quatre pensées illimitées : l’amour, la compassion, la joie et l’équanimité – Bouddha –

Petite introduction à la pratique de Tonglen

Tonglen est la méditation du donner-recevoir. C’est la pratique de la Compassion que l’on fait lorsqu’on a pris ses vœux de Boddhisattvas, c’est-à-dire que l’on s’est engagé à éveiller son cœur et son esprit dans la voie du Dharma (enseignements du Bouddha).

Alors qu’en temps ordinaire, nous aspirons ce qui est positif pour expirer ce que l’on ressent négatif en nous, Tonglen est exactement l’inverse.

En pratiquant Tonglen, on prend sur soi la souffrance des autres afin de la dissoudre et la transformer en énergie d’amour et de compassion.

Les bouddhistes commencent la pratique en dédiant cette vertu à tous les êtres vivants, par la prise de Refuge ; les non bouddhistes peuvent la dédier tout simplement aux êtres vivants, avec l’intention qu’ils soient totalement heureux.

On commence la pratique par soi-même, en acceptant tous nos petits travers négatifs, en reconnaissant toutes nos parties sombres, en les acceptant totalement ,  puis  on les laisse se dissoudre en nous et on les transforme en compassion .

On étend ensuite la pratique à ceux qui nous sont proches (famille, amis), puis aux personnes plus éloignées, puis aux personnes qui nous ont blessé(es), même si nous les considérons comme cruelles, même si leur attitude nous semble inacceptable. Et enfin, nous étendons la pratique au monde entier.

Cette pratique permet de développer un Cœur altruiste et équanime, en étant conscient qu’au moment où l’on souffre, il y a des milliers de personnes à travers le monde qui souffrent comme nous. La souffrance ne nous est pas uniquement réservée.

La pratique de Tonglen nous permet de mettre de la lumière partout où jusque là, il y avait l’obscurité, à commencer dans nos cœurs ; elle nous permet de prendre conscience de nos propres résistances (il n’est pas toujours facile d’accepter nos propres souffrances, et encore plus difficile d’envoyer de l’amour à ceux qui nous ont vraiment blessé(e)).

En pratiquant Tonglen tous les jours, nous développerons une attitude de plus en plus aimante et compatissante, ainsi qu’un cœur davantage tourné vers les autres que vers soi-même…

Si tu sais aimer…

Si tu sais aimer, alors tu sauras comment te séparer – Osho –

Si tu aimes, alors tu sauras que chaque chose a un début et a une fin ; il y a un temps pour commencer et un temps pour finir, et il n’y a pas à en être blessé(e).

Personne n’est blessé, on sait simplement que la saison se termine.

Personne n’est désespéré, on comprends tout simplement, et on remercie l’autre :

« tu m’as donné tellement de beaux présents, tu m’as donné une nouvelle vision de la vie, tu as ouvert une porte que jamais je n’aurais pu ouvrir par moi-même ; le temps est maintenant venu de nous séparer et de reprendre nos routes, sans rancune, sans rage, sans complaintes, mais avec une infinie gratitude, un amour immense et beaucoup de reconnaissance dans nos cœurs »

Si tu sais aimer, alors tu sauras comment te séparer.

Osho

 

 

Rendez hommage à votre souffrance…

Rendez hommage à votre souffrance, sans elle, vous n’auriez jamais pu réaliser à quel point vous êtes en paix depuis qu’elle n’existe plus – Eveil Oriental –