Accepter l’inacceptable…

«Accepter ce qui est inacceptable, sans rester meurtris, voilà la vraie grandeur» – T.L.
«Accepter ce qui est inacceptable, sans rester meurtris, voilà la vraie grandeur» – T.L.

Donne-toi la permission

Donne-toi la permission etle droit de créer ta vie telle que tu la désires, tu en as la capacité -
Donne-toi la permission etle droit de créer ta vie telle que tu la désires, tu en as la capacité – Bashar –

Libérez-vous de ce qui vous enchaîne

Libérez-vous de ce qui vous enchaîne, allez toujours vers ce qui vous fait grandir - Eveil Oriental -
Libérez-vous de ce qui vous enchaîne, allez toujours vers ce qui vous fait grandir – Eveil Oriental –

Pratiquer la méditation Vipassana

Les mots ne sont que des pensées qui sortent de la bouche
Les mots ne sont que des pensées qui sortent de la bouche

La méditation Vipassana

Extraits de discours du Vénérable U Silananda

Traduits par Vipassanasangha

Une existence humaine est extrêmement courte comparée aux existences célestes des devas et des Brahmas. Cent ans dans le plan humain équivaut à une heure et demie dans le plan céleste du Paranimmita Vasavatti. Bien que très courte, la vie humaine est celle qui offre les meilleures opportunités pour l’atteinte de Nibbana.

Lorsque l’on a obtenu une vie humaine, ce qui est difficile à obtenir, il est important de faire bon usage de cette précieuse opportunité. La meilleure façon de le faire, c’est de pratiquer la méditation Vipassana. Par le simple fait de pratiquer Vipassana, nous allons nous débarrasser des impuretés comme lobha : le désir, dosa : la colère et moha : l’ignorance, qui nous entraînent dans les plans misérables où la souffrance domine. D’autre part, nous réaliserons la perfection de la concentration et de la sagesse, et pourrons alors expérimenter Nibbâna. Voilà pourquoi, lorsqu’on se trouve dans le plan humain et que l’on veut en tirer le meilleur profit, il faut pratiquer la méditation Vipassana.

Pratiquer la méditation Vipassana, c’est noter les rupa Dhammas : composés matériels, et les nama Dhammas : facteurs mentaux qui se manifestent dans les khandas : les agrégats, afin de réaliser leur véritable nature : le changement. Il y a quatre Dhammas :

  • Kayanupassana satipatthana : la contemplation des phénomènes physiques
  • Vedananupassana satipatthana : la contemplation des trois types de sensations : vedana
  • Cittanupassana satipatthana : la contemplation des processus mentaux
  • Dhammanupassana satipatthana : la contemplation des phénomènes qui n’appartiennent à aucune des trois catégories précédentes  et regroupés sous l’appellation « objets mentaux ».

Noter kaya, c’est noter pour prendre conscience de tous les mouvements du corps et d’en réaliser la véritable nature : la marche, la posture debout, la posture assise, le mouvement qui consiste à passer à la posture debout, le mouvement qui consiste à se pencher ou à étendre les bras ou les jambes.

Au début, il n’est pas possible de noter tous les mouvements du corps car l’esprit est agité. Le méditant commence donc par pratiquer la marche et en posture assise pour calmer son esprit, ensuite il sera en mesure de noter tous les mouvements du corps, à chaque instant.

Méditation assise

Pour la méditation assise, il est conseillé de se trouver une posture confortable dans laquelle on puisse tenir longtemps : soit en tailleur, jambes croisées, soit sur les genoux, jambes repliées. La colonne vertébrale doit être maintenue bien droite de même que la tête. On porte l’attention sur l’abdomen, c’est-à-dire sur le gonflement progressif du ventre au moment où l’air est inspiré et on note « lever ». Il faut abandonner dans la mesure du possible l’apparence extérieure de l’abdomen, et percevoir à l’intérieur de l’abdomen la sensation croissante de rigidité. Lorsque l’air est expulsé, c’est l’abaissement progressif de l’abdomen qu’il faut observer, en s’efforçant de réaliser la sensation de relâchement progressif et noter « baisser ».

Méditation en marche

En ce qui concerne la marche, il y a trois façons de noter :

Faire une note à chaque pas

Faire deux notes à chaque pas

Faire trois notes à chaque pas

Une note à chaque pas

L’esprit se concentre sur le mouvement qu’effectue le pied gauche en notant « gauche » puis sur le mouvement qu’effectue le pied droit en notant « droit ». L’esprit qui note doit essayer de ne pas s’attacher à la forme extérieure, à l’apparence physique de la jambe, c’est le mouvement, la sensation de progression vers l’avant qui doit être perçue en maintenant l’observation pendant toute la durée du processus.

Deux notes à chaque pas

L’esprit se concentre sur les mouvements d’élévation et d’abaissement du pied. Ces deux mouvements doivent être effectués de façon très lente. Lorsqu’il observe son pied qui s’élève, le méditant doit s’efforcer de se concentrer sur le mouvement d’élévation qu’il observe très attentivement et pendant toute la durée du processus. Il doit voir les étapes successives de ce mouvement et ressentir les sensations qui l’accompagnent.

Lorsque son pied s’abaisse, il doit observer le mouvement d’abaissement du pied, du début à la fin et doit ressentir les sensations associées à ce mouvement vers le bas.

Trois notes à chaque pas

L’esprit se focalise sur trois mouvements :  l’élévation, l’avancement et l’abaissement du pied.

Lorsqu’il observe son pied qui s’élève, le méditant doit essayer de maintenir son attention de façon très précise pendant toute la durée du processus et voir le mouvement d’élévation se produire étape par étape.

Lorsque son pied s’avance, le méditant observe le début du mouvement d’avancement et maintient son attention jusqu’à la fin. Il observe le plus attentivement possible la succession des petits mouvements vers l’avant et les sensations.

Lorsque son pied s’abaisse et prend appui sur le sol, le méditant observe attentivement le processus d’abaissement, du début à la fin. Il observe avec un maximum de précision les étapes successives d’abaissement de son pied et les sensations.

Activités quotidiennes

Lorsqu’il désire s’asseoir, le méditant doit noter le désir de s’asseoir qui est présent dans son esprit et passe ensuite à la posture assise très lentement. Il essaye de ne pas se focaliser sur la forme extérieure de son corps mais de se concentrer le plus attentivement possible sur le mouvement graduel du corps qui s’abaisse. Il doit maintenir son attention du début à la fin du processus et essayer de ressentir la sensation de lourdeur qui s’intensifie au fur et à mesure que son corps descend.

Lorsqu’il désire se lever, le méditant doit d’abord noter le désir de se lever, et ensuite seulement, il passe à la station debout, très lentement. Il essaie de se focaliser sur le mouvement graduel de redressement, tel qu’il se produit étape par étape. Il doit maintenir son attention très vigilante pendant toute la durée du processus, du début à la fin et ressentir la sensation d’allègement qui accompagne ce mouvement vers le haut

Lorsqu’il mange, le méditant doit noter sans interruption de la façon suivante :

Lorsqu’il regarde la nourriture. Il note « voir »

Lorsque sa fourchette touche la nourriture, il note « toucher »

Lorsqu’il porte la nourriture à la bouche, il note « porter »

Lorsqu’il incline la tête pour prendre la nourriture, il note « incliner »

Lorsqu’il ouvre la bouche, il note « ouvrir »

Lorsqu’il dépose la nourriture dans la bouche, il note « déposer »

Lorsqu’il redresse la tête, il note « redresser »

Lorsqu’il mâche les aliments, il note « mâcher »

Lorsqu’il identifie le goût, il note « goûter »

Lorsqu’il avale, il note « avaler »

Il n’est pas aisé de noter tous ces détails au début, mais à force d’entraînement, le méditant sera en mesure de tout noter.

Les processus mentaux

En ce qui concerne les processus mentaux, lorsqu’une pensée surgit, le méditant doit en prendre conscience et noter « penser, penser ».  Lorsque sa concentration et sa sagesse seront devenues fortes, il lui suffira de noter une seule fois pour que la pensée disparaisse et cesse d’exister. Voyant ainsi la rapide disparition des pensées, le méditant réalise que ces processus mentaux ne sont pas permanents : ils sont anicca. Ces disparitions se succèdent si rapidement qu’elles sont ressenties comme une grande souffrance : c’est dukkha, la souffrance. Il n’y a pas moyen d’y échapper : c’est anatta, la nature incontrôlable. Le méditant voit très clairement les trois caractéristiques de l’existence.

Le sotapanna

Le sotapanna qui a réalisé Nibbâna n’a aucune crainte au moment de la mort en ce qui concerne une renaissance éventuelle dans les enfers, dans le monde animal, dans le monde des petas ou celui des asuras. La ronde des existences ne sera plus une source d’inquiétude pour lui. Il ne reprendra naissance que dans des plans meilleurs que celui qu’il connaît actuellement. Il se peut même qu’il oublie la méditation Vipassana tant il est heureux. Il ne pourra cependant oublier que pendant sept vies au maximum, au cours de la septième et dernière existence, il se remettra à pratiquer Vipassana, deviendra un arahant et entrera dans Nibbâna.

Voilà pourquoi lorsque l’on a obtenu la chose la plus difficile à obtenir, une existence dans le plan humain, il faut faire le meilleur usage de son précieux temps et pratiquer la méditation Vipassana.

Que reste-t-il lorsque le Moi n’existe plus ?

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Que reste-t-il lorsque le Moi n’existe plus ? Tout le reste ! L’éveil n’est finalement que le détachement total du Moi – Eveil Oriental –

On ne peut aimer l’autre que si….

On ne peut aimer l'autre que si l'on a pas peur de le perdre -
On ne peut aimer l’autre que si l’on a pas peur de le perdre –

Amour ou peur ?

C’est en mettant ce merveilleux texte ce matin du Dalaï Lama,  que j’en suis venue à me demander ce qu’il évoquait pour moi et quelle leçon j’avais à en tirer.

En observant un peu ce qu’il se passe en moi et autours de moi, je me suis rendue compte  que bien de nos relations dites « amoureuses »  se construisent autours de la peur et en arrière plan, l’amour, alors que cela semble évident que l’inverse serait plus juste.

Il y a en premier lieu la peur d’être seul(e) (ce n’est pas vraiment mon cas), mais cette peur peut pousser certaines personnes à accepter n’importe quelle relation pour combler leur propre vide.

Et puis, plus généralement, il y a différentes peurs qui viennent se greffer ou pas là-dessus, parmi les prédominantes, on doit y retrouver la peur de l’abandon et du rejet. Cette peur, qui prend sa source dans notre propre enfance, semble être commune à beaucoup d’entre nous, nous entraînant souvent à agir non plus dans le sens de l’amour, mais de façon à faire taire cette peur hurlante au fond de nous, résultat du traumatisme de l’abandon.

Or, qu’est ce que l’amour, sinon un espace de libre échange, un espace créé pour y accueillir l’autre, un espace d’ouverture totale, un espace où l’on a plaisir à rencontrer l’autre.

On sait parfaitement que la peur aveugle tout, il suffit de regarder une personne qui a le vertige pour se rendre compte que sa peur peut lui ôter tout simplement sa lucidité basique.

Si l’on y regarde de plus près, on se rend compte que beaucoup de nos comportements amoureux sont teintés de peur : peur de perdre l’autre, peur que l’autre ne nous aime plus, et par extension, peur du rejet et de l’abandon en quelque sorte.  Cette peur est tellement présente parfois qu’elle nous fait perdre les pédales, nous contraignant à agir dans le sens opposé de l’amour, en faisant de nous non plus des êtres ouverts, prêts à accueillir l’autre, mais des individus soumis aux désirs de l’autre, par crainte qu’il ne nous abandonne !

Que veut-on vivre réellement dans une relation amoureuse ?  Il me semble, mais c’est personnel, qu’une relation sentimentale amoureuse doit avoir pour fondement la confiance, confiance en soi, confiance en l’autre, confiance en la relation. Si cette confiance fondamentale, fondement de l’amour, n’est pas présente, alors aucune relation amoureuse ne devient possible !

L’objectif d’une relation amoureuse est d’avancer ensemble, quelques soient les difficultés rencontrées, de se soutenir, de s’épauler, et surtout d’offrir du bonheur à l’autre et de l’espace pour que chacun puisse s’y ressourcer.  Un partenaire amoureux n’est pas un parent, il n’est pas à craindre d’abandon si  la confiance est présente. Il n’y a rien à perdre, rien à gagner, juste créer en soi cet espace de paix dans lequel nous pouvons recevoir pleinement l’autre.

Si, dans notre relation, nous ne pouvons librement nous exprimer sans craindre le départ de l’autre, ou si nous avons peur de la réaction de l’autre ou si nous ne nous sentons pas acceptés pour qui nous sommes, avec nos forces et nos faiblesses, si l’amour que nous porte l’autre est soumis à conditions, alors nous ne pouvons plus parler d’amour, mais bien de peur.

Et s’il y a peur, ce qui nous lie à l’autre n’est plus de l’amour mais bien une forme d’attachement névrotique.

Il me semble important dans une relation amoureuse, de se poser ces questions élémentaires : qu’est ce qui fait que j’ai envie d’être avec cette personne ? Ai-je peur de la solitude, ai-je besoin de ceci ou cela ? ou ai-je envie de créer un espace de paix dans lequel je m’abandonne et invite l’autre à  s’abandonner à la confiance ?…et si par pur bonheur, nous avons rencontré un être que nous aimons profondément, il est tout aussi important de se demander si la confiance est suffisante pour supporter les aléas de la vie, si l’autre sera être à nos côtés lorsque nous irons moins bien,  ou lorsque nous aurons des réactions parfois inadaptées, ou si nous sommes un peu comme un kleenex qui n’aura son utilité qu’un court laps de temps et qui sera emporté par le vent à la moindre tempête !

Sans cette confiance fondamentale, nous avons en effet toutes les raisons d’avoir peur, car il est impossible de construire quoi que ce soit quand la peur est présente. Et si notre peur est trop présente, il devient alors inutile de poursuivre notre relation, elle sera, de toute façon, vouée à l’échec tôt ou tard.

L’amour est en nous ce que nous avons de plus précieux à offrir et à partager, assurons-nous, avant de l’offrir, que l’autre sera capable de le recevoir et de nous y accueillir en retour !

La non-violence n’est pas l’absence de violence

La non-violence n'est pas l'absence de violence...
La non-violence n’est pas l’absence de violence…

 » La non-violence n’est pas uniquement l’absence de violence. La non-violence, c’est avant tout s’abstenir de faire du mal quand on en aurait l’occasion. La non-violence est comme le reflet de l’expression de l’amour humain et de la compassion humaine  »


 Dalaï-Lama

S’il y a de la peur, il n’y a pas d’amour

Sil y a de la peur, c'est qu'il n'y a pas d'amour - Dalaï Lama -
Sil y a de la peur, c’est qu’il n’y a pas d’amour – Dalaï Lama –

S’il y a de la peur c’est qu’il n’y a pas d’AMOUR.
Quelque chose vous tracasse ? Cherchez la peur.
Chaque fois qu’une émotion négative se présente à nous,
il se cache derrière une peur.

En vérité, il n’y a que deux mots dans le langage de l’âme : la peur et l’AMOUR.
La peur est l’énergie qui contracte, referme, attire, court, cache, entasse et blesse.
L’AMOUR est l’énergie qui s’étend, s’ouvre, envoie, reste, révèle, partage et guérit.

La peur enveloppe nos corps dans les vêtements.
L’AMOUR nous permet de rester nu.
La peur s’accroche et se cramponne à tout ce que nous avons.
L’AMOUR donne tout ce que nous avons.

La peur retient.
L’AMOUR chérit.
La peur empoigne.
L’AMOUR lâche prise.

La peur laisse de la rancœur.
L’AMOUR soulage.
La peur attaque.
L’AMOUR répare.

Chaque pensée, parole ou action est fondée sur l’une ou l’autre émotion.
Tu n’as aucun choix à cet égard, car il n’y a pas d’autre choix.
Mais tu es libre de choisir entre les deux.

Ainsi, au moment où tu promets ton plus grand AMOUR, tu accueilles ta plus
grande peur car, aussitôt après avoir dit « je t’aime » , tu t’inquiètes de ce que
cet AMOUR ne te soit retourné et, s’il l’est, tu te mets aussitôt à t’inquiéter de
perdre l’AMOUR que tu viens de trouver.

Cependant, si tu sais Qui Tu Es, tu n’auras jamais peur.
Car, qui pourrait rejeter une telle magnificence ?
Mais si tu ne sais pas Qui Tu Es, alors tu te crois bien inférieur.

Fais l’expérience glorieuse de Qui Tu Es vraiment et de qui tu peux Être.

Sa Sainteté Le Dalaï Lama.