Accepter et lâcher-prise…

Lâcher-prise...

Lâcher-prise…

Il arrive un moment où tout ce que l’on pensait n’a plus d’importance. Que les autres nous trompent, nous mentent, nous trahissent, nous critiquent, nous insultent, nous envient etc…tout cela ne présente aucune importance, parce qu’en réalité, ce ne sont que des pensées, des pensées par rapport à un Moi que l’on pense figé et permanent. Des pensées qui nous renvoient à une image de nous-mêmes, image dont nous sommes les créateurs, image qui n’a pas plus de réalité que la pensée elle-même !  Des pensées auxquelles on s’accroche mais qui n’ont une réalité uniquement pour celui qui les émet !

Il y a quelques jours, alors que je me sentais confuse, mon ami Seunam m’a transmis un texte tiré des enseignements du Dharma. Je connaissais déjà ce texte sous une autre forme, ayant pris mes vœux de Boddhisattva ; ils font partie de l’enseignement de Lodjong, ou l’entraînement de l’Esprit.

Lorsque j’ai lu le texte, je me suis dit que jamais je n’arriverai à les appliquer, et encore moins tous en même temps, et puis j’ai accepté et laissé faire !  Après tout, j’en suis là où j’en suis, et si ce n’est pas pour aujourd’hui, ce sera pour demain, mais ce sera, c’est sur !

Et puis, je ne sais pas vraiment comment, ça a basculé ! Un peu comme si  j’avais décidé de ne plus m’accrocher à ce qui se présentait à moi et de traverser ainsi, parce que les choses sont ainsi et pas autrement ! Je n’ai pas encore la capacité d’aimer les autres  aussi  fort que je le souhaiterais, mais ça viendra, chaque chose en son temps 🙂

J’ai pensé utile de mettre ces stances à la disposition de qui veut, les voici :

 

Les huit stances de l’entraînement de l’esprit

Du Maître Tibétain LANGRI THANGPA (1054-1123 )

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Déterminé à accomplir le bonheur suprême de tous les êtres

qui surpassent le joyau exauçant les souhaits,

j’apprendrai à toujours les chérir.

 

En toute compagnie, me considérant inférieur à tous,

j’aimerai autrui du fond du coeur, le portant au plus haut.

 

M’exerçant à passer tous mes actes au crible de ma conscience

dès que s’élèvent les perturbations néfastes à moi-même et à autrui,

j’apprendrai à les affronter énergiquement et à m’en détourner.

 

Si je rencontre des êtres de nature ombrageuse en proie aux erreurs

et à de violentes souffrances, j’apprendrai à chérir comme un précieux trésor

ces êtres rares et difficiles à trouver.

 

Si d’autres par jalousie me maltraitent m’injurient ou m’abusent,

j’apprendrai à accepter la défaite et à leur offrir la victoire.

 

Si celui que j’ai aidé avec beaucoup d’espoir me blesse cruellement,

j’apprendrai à voir en lui le saint ami spirituel.

 

En bref, je m’exercerai à offrir directement et indirectement

bonheur et profit à tous les êtres mes propres mères,

et me chargerai secrètement de leurs maux et leur souffrance.

 

Apprenant à garder sans tache ces pratiques, libre des corruptions des huit

principes mondains et percevant toutes choses comme illusoires,

sans attachement, je briserai les liens.

 

Merci à toi Seunam, tu es un être précieux…